Dog Pound

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Dog Pound

Titre québécois La Fourrière
Réalisation Kim Chapiron
Scénario Kim Chapiron
Jérémie Delon
Acteurs principaux
Sociétés de production Partizan
Coproduction
Grana Productions
Mars Films
Production associée
Canal+
avec la participation de
CNC
Téléfilm Canada
Pays d’origine Canada
Genre Drame
Sortie 2010
Durée 91 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dog Pound, ou La Fourrière au Québec, est un film dramatique canadien écrit et réalisé par Kim Chapiron sur le scénario coécrit par Jérémie Delon largement inspiré par le film britannique de 1979 Scum. Produit par Partizan, ce film est sorti dans les salles françaises le .

Prix du Meilleur nouveau réalisateur du film narratif au Festival du film de TriBeCa à New York.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'établissement pénitentiaire pour mineurs d'Enola Vale aux États-Unis accueille trois nouveaux détenus : Davis, seize ans, condamné pour trafic de drogues, Angel, quinze ans, pour vol de voiture avec violence et Butch, dix-sept ans, transféré d'une autre prison pour avoir éborgné un officier de probation.

Ils seront affiliés au dortoir de l'agent Goodyear et seront confrontés à leurs camarades de cellules, notamment Banks, un jeune délinquant qui purge sa peine et s'amuse à briser les nouveaux venus.

Chacun sera confronté à la réalité de l'univers carcéral et devra survivre tant bien que mal dans celui-ci.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Kim Chapiron accepte la proposition du producteur Georges Bermann de réaliser un film ayant pour cadre un établissement correctionnel pour mineurs, à la condition de pouvoir disposer du temps nécessaire pour se documenter sur le sujet. « Je ne connaissais pas l'envers du décor. », dira le réalisateur[2]. « Sans le connaître, je ne pouvais pas en parler. C'est ce que j'ai dit au producteur. J'étais partant à 1000 % parce que cet univers reste incroyable à filmer, ne serait-ce que pour ce que ça raconte. Je voulais partir avec un scénariste dans les prisons du Mid-Ouest deux fois six mois. C'est là que j'ai recueilli un maximum d'informations. » Le producteur lui conseille de visionner le film Scum, réalisé par Alan Clarke en 1979, qui traite du racisme, de la violence extrême, du viol et du suicide dans une prison américaine, et dans lequel on assiste à de nombreuses scènes de combats[1].

Accompagné de son coscénariste Jérémie Delon[3], Chapiron visite ainsi durant un an différents centres de détention américains, en prenant des notes, magnétophones et caméras y étant strictement interdits[4]. « Un gardien nous accueille, adorable. Au moment où il nous a laissés seuls avec trois détenus de quatorze-quinze ans qui nous fixaient, et qu'il a refermé la grille derrière nous, j'ai eu une montée d'adrénaline. L'un d'eux avait tatoué sur lui une marque de sport mal orthographiée. Un autre venait de se graver Fuck the world avec une punaise. Je me souviendrai d'eux toute ma vie. Au final, ils nous ont accompagnés, super-gentiment. Dog Pound est une fiction, que j'ai nourrie des multiples anecdotes entendues au cours de mes recherches[3]. »

Scénario[modifier | modifier le code]

Le film nécessitera deux ans d'écriture[4], et tous les personnages seront directement inspirés des témoignages de détenus réels recueillis dans différents centres américains par Chapiron et Delon[5].

Tournage[modifier | modifier le code]

Les scénaristes inventent le nom de prison Enola Vela – « vallée de la solitude » dans un dialecte indien – en hommage aux réserves indiennes visitées lors de leurs recherches[5].

Le drame de la journée[modifier | modifier le code]

Le réalisateur et l'équipe du tournage n'oublieront jamais les différentes situations imprévues. « Le premier jour de tournage, Taylor Poulin, qui joue Banks, le caïd qui fait régner la terreur à Enola Vale, est arrivé avec un officier de probation. Il avait une énorme plaie sur le crâne, il s’était pris un coup de table la veille, et il a mis, par sa présence, son charisme, l’équipe dans une autre dynamique. Parfois, les choses pouvaient vraiment mal tourner, quand Adam Butcher, qui joue Butch, s’est à deux reprises retrouvé devant un tribunal en plein tournage. Il a fallu qu’on aille supplier le juge de ne pas l’incarcérer[4]. »

Musique[modifier | modifier le code]

L'artiste de hip-hop canado-somalien K'Naan, le rappeur français Nikkfurie et le groupe de post-rock instrumental texan Balmorhea participent à la bande originale du film, lui conférant une ambiance entre voix aériennes, guitare ambiante ou rap.

Box-office[modifier | modifier le code]

En France, ce film a fait 196 749 entrées.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 20 décembre 2010)
  2. Romain Le Vern, « Preview : Dog Pound », sur Excessif,‎ 22 avril 2010 (consulté le 20 décembre 2010)
  3. a et b Laurent Djian, « Kim Chapiron raconte le tournage choc de Dog Pound », sur L'Express avec Studio Cinélive,‎ 22 juin 2010 (consulté le 20 décembre 2010)
  4. a, b et c Didier Péron, «Dog pound» Chapiron lâche les chiens, sur Libération,‎ 23 juin 2010 (consulté le 20 décembre 2010)
  5. a et b On peut cependant noter une grande similitude avec le scénario de Scum, ce qui peut faire voir Dog Pound comme un remake de ce dernier ou, du moins, une adaptation de celui-ci située dans un milieu légèrement différent – Scum se déroule en Angleterre dans les années 1980. Tout le cinéma, « Kim Chapiron raconte "Dog Pound" ! », sur Tout le cinéma,‎ 22 juin 2010 (consulté le 20 décembre 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]