Les maniaques de Dniepropetrovsk

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Les maniaques de Dniepropetrovsk ou « les fous de Dniepropetrovsk » (maniaque en slave a une connotation de fou en français) est le surnom donné à deux Ukrainiens inculpés pour avoir assassiné 21 personnes à Dniepropetrovsk entre le 25 juin 2007 et le 16 juillet 2007. Les auteurs des crimes, Viktor Sayenko (Віктор Саєнко) et Igor Souprouniouk (Ігор Супрунюк), âgés de 19 ans au moment des faits[1], ont filmé certains des meurtres et l’une des vidéos s’est retrouvée sur Internet. Un troisième complice, Oleksandr Hanja (Олександр Ганжа), a été accusé de vol à main armée.

Contexte personnel[modifier | modifier le code]

Ces deux adolescents provenaient d'une ville pauvre d'Ukraine. À l'âge de 16 ans, ils commencent par tuer des animaux domestiques en guise de passe-temps, et prennent des photos. Leur soif de sang les a poussés à tuer des êtres humains, ils n'avaient alors que 19 ans.

Les faits[modifier | modifier le code]

Les deux premiers meurtres ont été commis le 25 juin 2007. La première victime était une femme de 33 ans : Ekaterina Iltchenko, assassinée sur le chemin retour de sa maison après avoir passé la soirée chez un ami. Selon les dires de Sayenko, lui et Souprouniouk étaient « partis faire une promenade ». Souprouniouk portait sur lui un marteau. Comme Mme Ilchenko marchait devant, Souprouniuk l'a rattrapée et l'a frappée à la tête. Le corps de Mme Iltchenko a été trouvé par sa mère à 5 h 00.

Une heure après le premier meurtre, les deux hommes ont attaqué une autre victime , Roman Tatarevitch. Il dormait sur un banc non loin de la première scène de meurtre. La tête de Tatarevitch a été fracassée avec des outils à plusieurs reprises, rendant ainsi le cadavre méconnaissable. Le banc sur lequel il a été découvert a été localisé de l'autre côté de la rue du bureau du procureur général local.

Le 1er juillet, encore deux victimes, Evguenia Grischenko et Nikolaï Sertchouk, ont été retrouvées sauvagement assassinées dans la ville proche de Novomoskovsk.

Dans la nuit du 6 juillet, encore trois personnes ont été assassinées à Dniepropetrovsk. Le premier était Egor Netchvoloda, recrue militaire récemment renvoyée, matraqué alors qu'il rentrait chez lui d'une boîte de nuit. Sa mère a aperçu le corps le matin depuis son immeuble dans la rue Khmelnytski .

Elena Schram, garde de nuit de 28 ans, a été alors assassinée à un coin de la rue Kossiora. Selon la confession enregistrée de Sayenko, quand la jeune femme est venue vers eux, Souprouniouk l'a frappée avec le marteau qu'il avait caché sous sa chemise et a ensuite continué à plusieurs reprises, même après que la victime est tombée. Elle portait un sac rempli de vêtements. Les garçons ont ramassé le sac, ont utilisé les vêtements pour nettoyer le marteau et ont jeté le sac. Plus tard la même nuit, les hommes ont assassiné une femme appelée Valentina Hanja (aucune relation apparente au coaccusé Alexandre Hanja), femme mariée à un homme handicapé.

Le jour suivant, le 7 juillet, deux garçons de 14 ans de Podgorodnoïe, village proche, ont été attaqués en plein jour pendant une partie de pêche. Un des deux amis, Andreï Sidiouk, a été tué, mais l'autre, Vadim Lyakhov, a réussi à s'enfuir.

Le 12 juillet, un homme de 48 ans, Sergueï Yatzenko, handicapé après une tumeur à la gorge, a été la cible d'un guet-apens sur une petite route forestière. Ce meurtre a été largement médiatisé après que les deux jeunes hommes eurent filmé le meurtre et diffusé la vidéo sur Internet. Son corps a été retrouvé quatre jours plus tard. L'état de son cadavre témoignait d'un acte de barbarie inégalable. Son identité a même été difficile à confirmer à cause de l'extrême sauvagerie du meurtre.

Encore douze meurtres ont suivi, souvent plusieurs corps trouvés dans la même journée. Les principales victimes étaient des personnes vulnérables : des enfants, des personnes âgées, des sans domiciles fixes ou des personnes ivres. La plupart des victimes ont été tuées en utilisant des objets émoussés, des marteaux ou encore des barres de fer. Les coups étaient souvent portés aux visages des victimes, les rendant alors méconnaissables. Beaucoup de victimes ont été aussi mutilées et torturées et certains avaient même les yeux arrachés en étant encore en vie.

Arrestation et condamnation[modifier | modifier le code]

Les trois suspects sont arrêtés le 23 juillet 2007. Souprouniouk tenta de vendre un téléphone volé à une victime dans la boutique d'un prêteur sur gages ; les agents chargés de l'enquête géolocalisent le téléphone ; Souprouniouk et Sayenko sont alors arrêtés près de la caisse de la boutique. Hanja est arrêté chez lui, après avoir réussi à faire disparaître dans les toilettes les téléphones portables qu'il avait en sa possession ; les téléphones ont par la suite été retrouvés, mais toutes les informations qu'ils contenaient avaient été perdues.

Les trois jeunes hommes furent accusés d'être impliqués dans 29 incidents distincts, dont 21 meurtres et 8 attaques auxquelles les victimes survécurent.

Le 11 février 2009, les trois accusés ont été reconnus coupables ; Sayenko et Souprouniouk ont été condamnés à l’emprisonnement à perpétuité et Hanja à neuf ans de prison.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’effroyable épopée des tueurs sanguinaires de Dnepropetrovsk », article du 25-07-2009 paru sur Le Post [1], [lire en ligne]