Dmitri Rybolovlev

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Dmitri Rybolovlev

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Président de l'AS Monaco depuis 2011

Naissance 22 novembre 1966 (47 ans)
Perm (Drapeau de l'URSS URSS)
Nationalité Drapeau de la Russie Russie
Pays de résidence Drapeau de Monaco Monaco
Diplôme
Institut Médical de Perm
Profession Homme d'affaires russe
Ex-propriétaire et dirigeant d'Uralkali
Autres activités
Actionnaire majoritaire et président de l'AS Monaco
Famille
Divorcé, 2 filles

Dmitri Evguenievitch Rybolovlev (en russe : Дмитрий Евгеньевич Рыболовлев, transcription anglaise : Dmitry Yevgenyevich Rybolovlev), né le 22 novembre 1966 à Perm en Russie, est un homme d'affaires russe. En 2014, il est classé 149e fortune mondiale par le magazine Forbes avec plus de 8,8 milliards de dollars [1]. Résident monégasque, il possédait, jusqu'en 2010, 65 % d'Uralkali, un des plus grands producteurs d'engrais potassique du monde. Il est l'actionnaire majoritaire et le président de l'AS Monaco qu’il détient depuis décembre 2011 à hauteur de 66,67 %[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Fils de médecin[3], il est fasciné dès l'âge de 12 ans par Le Financier, une nouvelle de Theodore Dreiser qui décrit la vie d’un homme d’affaires ayant fait fortune à Philadelphie comme vendeur de savons bon marché, et qui utilise des fonds publics de la ville parfois illégalement[4],[5]. Il obtient son diplôme en cardiologie à l’Institut Médical de Perm en 1990 et fait ses débuts à l'hôpital comme urgentiste[6].

Débuts dans la médecine[modifier | modifier le code]

De 1991 à 1993, Dmitri Rybolovlev est directeur de l'entreprise médicale « Magnetics », qu'il fonde avec son père et qui est spécialisée dans l'usage de la magnétothérapie selon la méthode développée par ce dernier, ce qui éveille en lui un intérêt pour les titres de marchés émergents[6]. Rybolovlev se rend à Moscou en 1992, où il suit une formation financière[7] et reçoit un certificat du ministère des Finances sur les transactions de valeurs mobilières. Puis il retourne à Perm pour organiser sa société d'investissements, montée avec un ancien militaire. Celle-ci rachète les coupons remis aux ouvriers dans le cadre de leur travail, et permet aux deux associés de créer une banque à laquelle adhèrent les principales entreprises de la région. Ils deviennent ainsi propriétaires de plusieurs mines et usines et montent au capital de sociétés diverses[6].

Entreprenariat[modifier | modifier le code]

Uralkali, fleuron de la région, est l'une d'entre elles. À partir de 1992, Rybolovlev participe à tous les tours de privatisation de la société, qui est l'un des plus grands producteurs au monde d'engrais potassique. En outre, il achète des actions Uralkali sur le marché. Il essaie par la suite d'établir un contrôle sur l'autre producteur d'engrais de potasse en Russie, Silvinit, mais il n'arrive pas à acquérir plus de 20 % de la société. Uralkali, dont Rybolovlev possède 66 % en 1996 et dans laquelle il s'impose comme PDG[6], produit 10 % des engrais potassiques dans le monde : la majorité est exportée, principalement en Chine, en Inde et au Brésil[8]. La prise d'Uralkali est menée « en s’attirant les bonnes grâces de hauts fonctionnaires et des gouverneurs de la région et en louvoyant avec la mafia locale »[9].

Au début des années 2000, il exige du gouvernement chinois, un client important d'Uralkali, qu'il paie son potassium plus cher. Il parvient à ses fins après plusieurs mois de blocage et de pressions[3].

En 2006, l’effondrement d’une importante mine d’Uralkali à Berezniki freine la faste croissance de l’entreprise et engendre un véritable désastre écologique ainsi que des milliers de déplacés[10]. 50 millions de tonnes de potassium sont perdues, les centrales électriques annihilées. Mais la commission d’enquête exonère l’entreprise et conclut à une « catastrophe naturelle inévitable »[6]. Après son entrée en bourse à Londres, l’action de la société prend 300 % en huit mois avec l’explosion du cours de la potasse. Rybolovlev fait son entrée dans les 100 plus grosses fortunes du monde en 2007[11].

Perte d'Uralkali et divorce[modifier | modifier le code]

Mais en 2008, le Kremlin, par la voix de Igor Setchine et sous la houlette de son chef Vladimir Poutine[12], rouvre le dossier de la catastrophe liée à Uralkali. Il réclame une amende colossale à Rybolovlev, à tel point qu’elle pourrait mettre en péril son entreprise. Conséquence  : l’action s’effondre à la Bourse de Londres. L'homme d'affaires propose de payer pour une partie des infrastructures abîmées – qui n’ont toujours pas été réparées – mais le pouvoir refuse[6]. En 2010, au milieu d'un divorce coûteux et médiatisé, il vend 53 % du capital de la société à l’oligarque russe Suleyman Kerimov, un proche du Kremlin dont l’objectif est de récupérer toutes les entreprises productrices de potassium pour former un géant industriel capable de rivaliser avec les États-Unis. Kerimov est alors épaulé par le roi du ciment Filaret Gatchev et Alexandre Nesis, copropriétaire du groupe aurifère Polymetal. Les trois partenaires se sont vu prêter 3 milliards de dollars par la banque étatique VTB[12]. L'opération rapporte 5,3 milliards de dollars à Rybolovlev, sans compter la vente de 10 % des actions du groupe aurifère Polyus Gold et de 20 % de Silvinit[13],[12].

Dans le même temps, l'essentiel des avoirs de Rybolovlev est placé dans des paradis fiscaux, dont au moins deux trusts chypriotes répondant aux noms de Aries et Virgo[7]. D'après L'Express, « le premier contrôle Odella Resources, une société enregistrée aux Îles Vierges britanniques. Par son intermédiaire, le patron de l'ASM [acquiert] en septembre 2010 9,7% du capital de Bank of Cyprus [la plus grande banque chypriote], pour un montant de 223 millions d'euros »[7]. Cet investissement fait de lui l'investisseur russe le plus important dans le secteur bancaire chypriote[10]. D'après Ouest-France, il s'agit alors pour Rybolovlev de protéger sa fortune à cause de la loi helvétique qui, dans le cadre de l'instance de divorce, en accorde la moitié à sa femme : elle est désormais hors de portée de celle-ci et du Kremlin[13]. Mais selon Rybolovlev, ces trusts sont « des structures financières qui ont été créées bien avant le divorce pour assurer l’avenir de nos enfants. Il s’agit d’une planification successorale »[5]. Virgo et Aries détiennent également de vastes entreprises minières de l'arrière-pays russe et ont accueilli les bénéfices issus de la vente d'Uralkali[10].

Il s'installe par ailleurs à Monaco, où résident ses parents[3] et dont il intègre le milieu grâce à Willy De Bruyn, homme d’affaire belge et administrateur de la Société des bains de mer[6],[13]. Il indique au sujet de ce déménagement : « J’ai toujours voulu m’y installer, mais ma femme n’était pas d’accord. Quand elle a demandé le divorce, j’ai enfin pu réaliser ce rêve. J’aime le climat, la qualité de vie, mais aussi les infrastructures et la position géographique, pratique pour moi qui voyage beaucoup »[5].

En mai 2014, le tribunal chargé de la gestion de son divorce statue en faveur de son ancienne femme qui obtient 3,295 milliards d'euros, ce qui en fait l'un des divorces les plus coûteux du monde. Dmitri Rybolovlev a fait appel de ce jugement[14],[15].

Acquisition de l’AS Monaco[modifier | modifier le code]

Après avoir tenté sa chance avec le Dynamo Minsk[16] et Manchester United[17], Rybolovlev, après une première approche infructueuse en avril 2011[7], devient actionnaire majoritaire de l'AS Monaco le 23 décembre 2011 avec 66 % du club (laissant les autres parts au Prince Albert II de Monaco[13]), président du conseil d'administration et président du club[18],[2]. L'opération est réalisée par le biais de la société Monaco Sport Investment (MSI), qui appartient à un trust établi à Chypre et est domicilié au siège de Rigmora holdings Ltd, le family office du propriétaire de l'ASM[7]. Elle lui coûte un euro symbolique et se trouve facilitée par Willy de Bruyn, qui intègre également le conseil d’administration du club[6], ainsi que Jean-Marc Goiran, agent sportif et ami du prince[7]. D'après Willy De Bruyn, « la Principauté ne souhaitait plus financer totalement le club »[7]. L'Équipe magazine et le Journal du dimanche ont suggéré que Rybolovlev cherchait, en échange de son investissement, à obtenir un passeport monégasque pour se prémunir juridiquement, et ce par l'entremise du Prince Albert II. Cette interprétation est corroborée par le journaliste John Elmer[6].

Monaco est alors au bord de la relégation en National ; sauvé dans un premier temps par des investissements effectués à l'inter-saison 2011-2012, le club devient champion de Ligue 2 en 2012-2013. Le nouveau propriétaire russe décide de réorganiser en intégralité l’équipe de Monaco autant sur le terrain que dans l’administration avec, notamment, l’arrivée de Tor-Kristian Karlsen au poste de Directeur Général du club[19] et le retour de Jean-Louis Campora pour le conseiller. Il investit dans le club plusieurs dizaines de millions d’euros et fait signer, entre autres, Claudio Ranieri au poste d’entraîneur et divers joueurs internationaux comme Carl Medjani, Lucas Ocampos pour environ 11 millions d’euros[20], ou encore Andrea Raggi[21].

Dmitri Rybolovlev

Durant le mercato estival 2013, Monaco fait l'acquisition de deux nouveaux joueurs en provenance du FC Porto (James Rodriguez et João Moutinho) contre 70 millions d'euros (primes comprises). Peu de temps après, les signatures de Ricardo Carvalho en provenance du Real Madrid et Radamel Falcao, le joueur de l’Atletico Madrid, sont officialisées par le club de la principauté. Ce dernier devient le joueur le plus cher de l'histoire du championnat de France, avant d'être détrôné par Edinson Cavani, transféré au Paris Saint-Germain. L'ASM fait également revenir en Ligue 1 les deux internationaux français Éric Abidal et Jérémy Toulalan. Du côté de l'encadrement, Rybolovlev mène peu à peu une « campagne de russification » : au début de la saison 2013-2014, les directeurs exécutif, administratif et sportif sont désormais des compatriotes du président ; issus du monde des affaires, ils découvrent l'univers du football. Vadim Vasilyev est notamment promu vice-président du club, en remplacement de Jean-Louis Campora[7].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Quelques achats[modifier | modifier le code]

  • Il possède deux avions  : un jet Dassault Falcon 7X (30 millions d'euros) et un Airbus A319 (55 millions d'euros)[16].
  • En 2008, il a racheté la villa "La Maison de l'Amitié" appartenant au célèbre milliardaire Donald Trump pour 95 millions de $. Elle est située à Palm Beach, en Floride.
  • Il s'est offert le penthouse monégasque de 2 000 m2 "La Belle Époque" en versant la somme de 235 millions d'euros, via le trust chypriote Domus[7]. C'est sa résidence principale actuelle, il y vit avec ses parents retraités et sa fille Ekaterina. Anciennement, elle appartenait au banquier Edmond Safra.
  • Il possède deux chalets de grand luxe en Suisse, à Gstaad[7], une villa à Hawaï, un appartement situé dans l'Hôtel Moscou et un hôtel particulier rue de l'Elysée, avec vue sur le palais présidentiel, sous couvert de la SCI Ankatel[7].
  • Le centre commercial Voentorg à Moscou
  • Achat du yacht "My Anna" (du nom de sa fille cadette) pour 85 millions d'euros via le trust Virgo[7].
  • Il collectionne des œuvres de grands maîtres (Picasso, Van Gogh, Gauguin, Monet, Degas, Chagall, etc.) et des meubles d'époque. Ce patrimoine artistique, abrité par le trust Virgo via une société immatriculée aux Îles Vierges britanniques, est estimé au total à 500 millions d'euros[7].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Actions philanthropiques[modifier | modifier le code]

Rybolovlev a affecté une partie de sa fortune à des projets publics importants pour l’État russe en apportant son concours à la rénovation ou restauration de plusieurs monuments :

  • Le palais d’Oranienbaum à Saint-Pétersbourg.
  • Monastère de Zachatievsky à Moscou : un don de 17,5 millions d’euros a été consacré à la re-création de la Cathédrale de la nativité de la Vierge (Theotokos) à Moscou.

En 2008 il est le cofondateur de la Fondation pour les Athlètes Olympiques russes[22].

Vie privée et famille[modifier | modifier le code]

Il a été marié avec Elena Rybolovleva, épousée en troisième année d'études de médecine[7] et avec qui il a eu deux filles, Ekaterina née en 1989 et Anna née en 2001. Son divorce en 2010 fut médiatisé en raison des exigences de son ex-femme : exaspérée par ses supposées infidélités répétées avec des jeunes mannequins sur son yacht, elle a réclamé pas moins de 7 milliards d’euros, soit le divorce le plus cher de l’Histoire[13],[23]. D'après L'Express, « Rybolovlev avait demandé à son épouse de signer [en 2005] un document la privant d'une partie de ses droits. Au même moment, Dmitry Rybolovlev avait constitué les deux trusts chypriotes [Aries et Virgo] sans l'en informer »[7], ce dont il se défend[5] (cf. supra). Rybolovlev déclare dans le journal L’Équipe, le 3 juin 2013 : « J’ai tout fait pour assurer le futur de nos deux filles et je ne fais que défendre leurs intérêts. J’ai toute confiance en la justice. Mais je ne serais pas surpris si quelques fausses informations apparaissaient dans la presse. Aucun chantage n’est acceptable pour moi »[24].

En 2011, sa fille Ekaterina Rybolovleva achète un appartement de luxe new-yorkais d'une valeur de 88 millions de dollars, soit l'appartement le plus cher jamais vendu à Manhattan (NY)[25]. L'appartement était jusqu'alors la propriété de Sandy Weill, l'ancien président de Citigroup.

En avril 2013, le trust Aries permet à Ekaterina Rybolovleva de racheter certaines sociétés appartenant à Athina Onassis[7]. Parmi les propriétés incluses dans la transaction se trouvent les îles de Skorpios et Sparti, pour un coût de 117 millions d'euros[7]. Ekaterina Ryboblovleva a déclaré que ces îles ont à la fois un intérêt personnel et un potentiel financier. Elle espère en améliorer l'attrait à long terme en utilisant, entre autres, des technologies respectueuses de l'environnement[26].

Controverses[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 1996, Rybolovlev est arrêté dans le cadre de l’assassinat d’Eugenia Panteleimon, directeur général de l'AO Neftekhimik Perm (société dont Rybolovlev possédait 40 % des parts). Après onze mois de prison et une sortie en échange d'une caution de 150 000 euros[7], il est reconnu non coupable par le tribunal en 1998, le principal témoin ayant admis avoir produit un faux témoignage dans le but de le calomnier. Affecté par cet épisode, Dmitri Rybolovlev décide de quitter son pays natal pour gérer ses affaires ailleurs : en Suisse, aux États-Unis et à Monaco[13]. Rybolovlev reproche par ailleurs au gouverneur régional de l’avoir trahi et finance la campagne de son adversaire. Il devient son ministre des Ressources naturelles[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) #149 Dmitry Rybolovlev, Forbes, 20 mai 2014
  2. a et b Communiqué officiel, Site officiel de l'AS Monaco, 23 décembre 2011
  3. a, b et c AS Monaco : Rybolovlev n’a peur de rien, Le Journal du Dimanche, 16 juin 2013
  4. Quand l'argent fait le président (5) - Dmitry Rybolovlev, les six vies de l'autre prince de Monaco, Le Point, 31 décembre 2013
  5. a, b, c et d Dmitry Rybolovlev, sa vie est un roman, Paris Match, 13 novembre 2013
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Comment le divorce de Rybolovlev a fait le bonheur de l’AS Monaco, Rue89, 31 mai 2013
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r AS Monaco: Dmitry Rybolovlev, un Russe à la conquête du Rocher, L'Express, 10 août 2013
  8. Un magnétothérapeute dans la principauté, Libération, 21 mai 2013
  9. Agathe Duparc, Rybolovlev et l'argent gris du foot à Monaco, Mediapart, 21 juillet 2013
  10. a, b et c (en)Wealthy Russians Ensnared as Cyprus Crisis Deepens, The New York Times, 22 mars 2013
  11. AS Monaco: qui est Dmitry Rybolovlev, Nice Matin, 8 décembre 2011
  12. a, b et c La disgrâce de Dmitri Rybolovlev, Le Temps, 30 octobre 2010
  13. a, b, c, d, e et f Football. Qui est Dmitri Rybolovlev, président de l’AS Monaco ?, Ouest France, 13 juin 2013
  14. Divorce à 4 milliards: le mari fait appel, 20 Minutes, 19 mai 2014
  15. « Dmitry Rybolovlev: le divorce du président de l'AS Monaco va lui coûter 3,3 milliards d'euros », sur Huffington post,‎ 19 mai 2014
  16. a et b AS Monaco : Dmitry Rybolovlev, un futur boss au passé sulfureux, France TV Info, 15 décembre 2011
  17. Rybolovlev à Monaco après le 23 décembre?, Nice-Matin, 16 décembre 2011
  18. (en) Russian billionaire buys Monaco football club, RIA Novosti, 23 décembre 2011
  19. (en)Ambitious Monaco promote technical director in management restructure sur le site CNN, le 10 septembre 2012
  20. Les dessous du transfert de Lucas Ocampos sur le site madeinfoot.com, le 3 octobre 2012
  21. Foot : l’AS Monaco fait son bilan Mercato et dévoile sa stratégie, sur le site madeinfoot.com, le 6 septembre 2012
  22. (en)Communiqué de presse d’Uralkali : Dmitry Rybolovlev becomes co-founder of Russian Olympians Foundation sur le site d’Uralkali le 17 octobre 2008.
  23. Un oligarque, un divorce, deux gouffres, Le Temps, 30 oct. 2010
  24. http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Rybolovlev-fait-le-point/375697 Retrieved June 2013
  25. Pierre Manière, « Un appartement à 88 millions pour la fille d'un oligarque », sur Le Figaro,‎ 22/12/2011
  26. (en) « Russian billionaire's daughter buys Onassis island Skorpios », sur Reuters,‎ 13 avril 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]