Dmanisi

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Dmanisi
დმანისი
Blason de Dmanisi
Héraldique
Drapeau de Dmanisi
Drapeau
Partie occidentale de la commune
Partie occidentale de la commune
Administration
Pays Drapeau de la Géorgie Géorgie
Subdivision Kvemo Kartli
Indicatif téléphonique +995 360
Démographie
Population 3 600 hab. (2009[1])
Géographie
Coordonnées 41° 19′ 00″ N 44° 21′ 00″ E / 41.316667, 44.3541° 19′ 00″ Nord 44° 21′ 00″ Est / 41.316667, 44.35  
Altitude 1 171 m
Histoire
Fondation début de l'âge du bronze
Première mention IXe siècle
Statut village
Localisation

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Dmanisi

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Dmanisi
Liens
Site web http://www.dmanisi.ge/

Dmanisi (en géorgien : დმანისი) est un village situé à environ 90 km au sud-ouest de la capitale Tbilissi, dans la vallée de la rivière Mashavera, dans la région du Kvemo Kartli en Géorgie. Il abrite un site archéologique important inscrit à la liste indicative du patrimoine mondial de l' UNESCO où furent découverts des fossiles d'Homo georgicus[2]. Le village est aussi le centre du district de Dmanisi.

Ville[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La basilique de Dmanisi Sioni et les ruines de la forteresse médiévale

La région est occupée depuis le début de l'âge du bronze mais Dmanisi est mentionné pour la première fois au 9e siècle comme une possession de l'Émirat de Tbilisi. La cathédrale orthodoxe Dmansis Sioni y a été édifiée au 6e siècle. Situé à la confluence de routes commerciales et d'influences culturelles diverses, Damnisi revêt une importance particulière, devenant un centre commercial majeur de la Géorgie médiévale. L'agglomération fut conquise par les Seldjoukides dans les années 1080, puis libérée par les rois géorgiens David IV et Démétrius Ier entre 1123 et 1125. Les armées Turco-mongoles conduites par Tamerlan dévastèrent la ville au 14e siècle. Mise à sac de nouveau par les Turkmènes en 1486, Dmanisi ne retrouva jamais son importance et devint un village peu peuplé avant le 18e siècle.

Site archéologique[modifier | modifier le code]

Des recherches archéologiques extensives ont débuté dans la région en 1936 et se sont poursuivies dans les années 1960. Elles ont livré de riches collections de vestiges paléolithiques et médiévaux et ont permis de mettre au jour les ruines de différents monuments et structures. Des restes uniques d'ossements animaux et humains ont également été découverts. Les vestiges fauniques identifiés en 1983 par le paléontologue géorgien A. Vekua incluent des dents du rhinocéros éteint Dicerorhinus etruscus etruscus, datant probablement du début du Pléistocène.

La découverte d'une industrie lithique peu élaborée en 1984 renouvela l'intérêt porté au site archéologique. En 1991, l'équipe de chercheurs géorgiens reçut le soutien d'archéologues allemands du Römisch-Germanisches Zentralmuseum, puis d'autres chercheurs des États-Unis, de France et d'Espagne.

Un crâne bien préservé (Contrairement aux autres fossiles connus du genre Homo) ayant appartenu l'ancêtre le plus ancien de l'homme découvert hors du continent africain a été mis au jour à Dmanisi.

L'inscription de Dmanisi sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco a été proposée en 2007[3].

Homo georgicus[modifier | modifier le code]

Le crâne D-2282
Article détaillé : Homo georgicus.

Des fossiles humains anciens furent découverts à Damnisi de 1991 à 2005. Ils furent attribués à une nouvelle espèce nommée Homo georgicus, dont le statut est toujours débattu. Datant d'1,8 million d'années, Homo georgicus pourrait être une espèce distincte au sein du genre Homo, ancêtre d'Homo erectus. Elle correspond sans doute à la première présence humaine en Eurasie.

Par la suite, quatre nouveaux fossiles furent découverts. Ils correspondent à une espèce dont le crâne et les membres supérieurs sont primitifs mais dont la colonne vertébrale et les membres inférieurs sont relativement évolués. Ils ne sont plus considérés aujourd'hui comme appartenant à une espèce distincte et peuvent correspondre à une phase légèrement plus récente que la transition entre le genre Australopithecus et l'espèce Homo erectus[4],[5].


En 2013, l'analyse des crânes de Dmanisi, spécialement celle du Crâne Dmanisi 5, avec son minuscule cerveau de 546 cm3, suggère que plusieurs espèces ou sous-espèces anciennement reconnues au sein du genre Homo correspondraient en réalité à une seule et même espèce, à savoir Homo erectus [6] Ce qui fait encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique [7]

District[modifier | modifier le code]

Le district de Dmanisi s'étend sur une superficie de 1 199 km² pour une population de 28 034 habitants[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Livres des statistiques de l'année 2009 » (consulté le 31 mars 2013) p. 36
  2. http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/5225/
  3. Dmanisi Hominid Archaeological Site
  4. (en) Jim Foley, « Skull D2700 », TalkOrigins Archive,‎ 13 janvier 2009 (consulté le 9 septembre 2009)
  5. (en) Steve Connor, « A skull that rewrites the history of man », The Independent,‎ 9 septembre 2009 (lire en ligne)
  6. (en) David Lordkipanidze, Marcia S. Ponce de León, Ann Margvelashvili, Yoel Rak, G. Philip Rightmire, Abesalom Vekua, Christoph P. E. Zollikofer, « A Complete Skull from Dmanisi, Georgia, and the Evolutionary Biology of Early Homo », Science, vol. 342, no 6156,‎ 18 octobre 2013, p. 326–331 (DOI 10.1126/science.1238484)
  7. Brian Switek, « Beautiful Skull Spurs Debate on Human History », National Geographic,‎ 17 octobre 2013
  8. (en) « Statistiques sur les districts de Géorgie datant d'avril 2010 », sur http://www.statoids.com/ (consulté le 31 mars 2013)

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]