Djignabo Badji
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Djignabo Bassène (ou Djiñabo Bassène) — également connu sous le nom de Bigolo — est une grande figure de la résistance casamançaise à la pénétration coloniale française dans le royaume du Bandial.
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[modifier] Patronyme
Son nom comporte plusieurs autres variantes et graphies, telles que Jinoeb Bassène, dit Jiñaabo[1], ou Djignabo Bassène, en réalité Djigabéü[2]. Son surnom Bigolo signifie « éléphant ».
[modifier] Biographie
Le 17 mai 1906, alors que Djignabo Bassène, chef charismatique et responsable des fétiches (bëkin) – donc réputé invulnérable – à Séléki, affronte les troupes françaises conduites par le lieutenant Lauqué, il est tué et entre alors dans la légende[3], mais les circonstances exactes de sa mort restent controversées.
[modifier] Postérité
Le lycée de Ziguinchor porte son nom depuis 1964.
Bigolo est le nom d'une pièce de théâtre écrite par de jeunes Diolas et représentée en langue vernaculaire à l'École William Ponty de Sébikotane en 1940[4]. Elle fut mise en scène et interprétée par le futur professeur Assane Seck.
Le cinéaste d'origine casamançaise Ousmane Sembène a baptisé Bigolo le chef des Diolas qui résiste au colonisateur dans son long métrage Emitaï (1971).
[modifier] Notes
- Christian Roche, Histoire de la Casamance. Conquête et résistance : 1850-1920, Karthala, 1985, p. 286
- Constant Vanden Berghen et Adrien Manga, Une introduction à un voyage en Casamance, L'Harmattan, 1999, p. 268
- Catherine et Bernard Desjeux, Casamance, Brinon-sur-Sauldre, Grandvaux, 2007, p. 87
- Louis-Vincent Thomas, Les Diola. Essai d’analyse fonctionnelle sur une population de Basse-Casamance, Dakar, IFAN, Université de Dakar, 1958, p. 452
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- Christian Roche, « La mort de Jinabo », Notes africaines, 1972, n° 134, p. 45-47