Djavakheti

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Le Djavakheti au sein de la Géorgie.

Le Djavakheti ou la Djavakhétie (en géorgien ჯავახეთი), ou le Djavakhk (en arménien Ջավախք), est une province historique de Géorgie. Il a également constitué au cours de son histoire deux cantons de la province historique arménienne du Gougark[1].

Le Djavakheti regroupe deux raions : Akhalkalaki et Ninotsminda. Ces deux départements peuplés majoritairement d'Arméniens (54 % de la population) ont été intégrés en 1994 dans la région administrative géorgienne de Samtskhé-Djavakhétie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des souverains de Djavakheti.

Le Djavakheti et son annexe la Calarzène étaient des principautés géorgiennes situées au sud-ouest du Karthli. Après la suppression par les Perses sassanides de la royauté d'Ibérie en 580, elles sont gouvernées par une branche de la dynastie chosroïde d'Ibérie issue de Léon (vers 534), un fils du roi Vakhtang Ier Gourgasali et de sa seconde épouse byzantine, dite par les historiens modernes des Gouaramides.

Les principautés furent acquises vers 780 par le prince bagratide arménien Adarnasé Ier à la suite du mariage de son père Vasak Bagratouni avec une fille du prince Gouaram III d'Ibérie.

Lors de l'indépendance des républiques caucasiennes, l'Arménie et la Géorgie revendiquent toutes deux la région (l'ouiezd d'Akhalkalaki, mais également le Lorri) et s'affrontent lors de la guerre arméno-géorgienne du 13 au 31 décembre 1918 ; une médiation des Britanniques et des Français, à la mi-janvier 1919, confie l'administration de la région à la Géorgie moyennant la participation au pouvoir de la population arménienne[2]. En juin 1921, la question est à nouveau examinée par les autorités soviétiques[3]. Le 4 juillet 1921 le Kavburo rend sa décision, à laquelle Staline, alors commissaire du peuple responsable des nationalités, « n'est pas étranger », et confirme l'appartenance à la Géorgie[4].

Depuis 1991 et l'indépendance du pays, la région, comme la plupart des provinces de Géorgie, est pauvre : montagneuse et éloignée des grands centres urbains et des voies commerciales, le Djavakhéti peine à se développer. C'est la région d'origine du poète Vahan Térian.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Robert H. Hewsen, Armenia: A historical Atlas, The University of Chicago Press, Chicago et Londres, 2001 (ISBN 0-226-33228-4), p. 103.
  2. Anahide Ter Minassian, 1918-1920 — La République d'Arménie, éditions Complexe, Bruxelles, 1989 (réimpr. 2006) (ISBN 2-8048-0092-X), p. 120.
  3. Anahide Ter-Minassian, op. cit., p. 260.
  4. Anahide Ter-Minassian, op. cit., p. 261.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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