Dix petits nègres (film, 1974)

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Dix petits nègres

Titre original Ein unbekannter rechnet ab
Réalisation Peter Collinson
Scénario Enrique Llovet
Erich Krohnke
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Italie Italie
Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre Policier, Crime, Mystère
Sortie 1974
Durée 92 - 105 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dix petits nègres (Ein unbekannter rechnet ab) est un film franco-anglo-italo-germano-espagnol de Peter Collinson, réalisé en 1974.

C'est la troisième adaptation au cinéma du roman Dix petits nègres d'Agatha Christie et la première en couleur[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dix personnes d'horizons divers sont réunies dans une immense demeure située dans une zone désertique, à l'invitation d'un certain Monsieur Owen, hôte mystérieux et invisible. Le premier soir, après le dîner, alors que les invités sont réunis dans le salon, une voix se fait entendre, accusant chacun d'entre eux d'un meurtre demeuré impuni et qu'elle jure de venger. C'est alors que Michel Raven, après avoir passablement bu du whisky, s'écroule. On le croit ivre-mort, mais il a cessé de vivre, et on découvre qu'il a été empoisonné. Ce ne sera que le premier d'une longue liste. Owen se trouve-t-il parmi les convives restants ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Plus proche du genre giallo italien que de la comédie policière à l'anglaise, cette troisième adaptation du roman d'Agatha Christie tourne délibérément le dos à toute dimension satirique pour se consacrer à son atmosphère et son suspense.

Après la maison dans l'île de la version de 1945, rebaptisée Dix petits Indiens (And Then There Were None), et le chalet perché sur la montagne, pour celle de 1965, portant le même titre (Ten Little Indians), c'est ici au tour d'un hôtel de luxe perdu en plein désert de servir de huis clos à l'intrigue.

C'est précisément à ce décor exotique peu rassurant que le film doit beaucoup de son ambiance inquiétante. Jouant fréquemment sur la sensation d'isolement créée par le paysage aride, la mise en scène met également à profit les dédales de couloirs pour mieux dérouter personnages et spectateurs.

Si le scénario tiré du roman ne dévie guère de ses précédentes adaptations, il n'en met pas moins l'accent sur les sentiments de malaise et de paranoïa. Il convient de noter cependant que dans le film, Véra Claythorne est présentée comme innocente du crime qui lui est imputé, et qu'à la fin, contrairement au roman d'Agatha Christie, elle ne se pend pas.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« And Then There Were None », sur le site officiel d'Agatha Christie
  2. Armelle Leroy et Laurent Choley, Sur les traces d'Agatha Christie : Un siècle de mystère, Hors Collection,‎ septembre 2009 (ISBN 978-2-258-07888-8)