Division Bleue (Second Empire)

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Troupes de marine

La division Bleue est une division d’infanterie de marine créée au cours de la guerre franco-prussienne de 1870 qui réunissait, pour la première fois dans l'histoire des troupes de marine, des marsouins (quatre régiments de marche) et des bigors (un régiment d'artillerie).

Description[modifier | modifier le code]

Commandée par le général de Vassoigne, elle est composée de deux brigades :

La division Bleue fait partie du 12e corps d’armée sous le commandement du général Lebrun qui entre le dernier dans la place de Sedan après avoir effectué une dernière tentative de retour avec le général de Wimpffen.

Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville, Les dernières cartouches. Illustration de la bataille de Bazeilles au musée de Bazeilles.

En 1870, pour la première fois de leur histoire, marsouins des 1er, 2e, 3e, 4e régiments d'infanterie de marine et bigors du 1er régiment d'artillerie de marine, sont groupés pour prendre part à la lutte, dans la même division surnommée « division bleue », commandée par le général de Vassoigne. Ils écrivent une des plus notables pages de l'armée française à Bazeilles, les 31 août et 1er septembre 1870. Le 2e régiment d'artillerie de marine reçoit l'ordre de protéger la retraite du 5e corps d’armée du général de Failly.

Cet épisode héroïque a inspiré le plus célèbre tableau patriotique d'Alphonse de Neuville, intitulé Les dernières cartouches.

Chaque année, les troupes de marine fêtent l'anniversaire de cette grande bataille qui coûta la vie de 2 655 marsouins et bigors et à l'Allemagne celle de près de 5 000 Bavarois[1].

Le cri de ralliement est « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale ».


Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine
  • Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.
Et qu'au nom de Dieu, vive la coloniale
  • Les Marsouins et les Bigors n'ont pas la prétention de prendre pour saint patron Dieu lui-même. Son origine est une action de grâce du bienheureux père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales, un jour où il était en grande difficulté avec une tribu locale. Les Coloniaux n'avaient pas hésité à franchir la frontière du Soudan français pour venir à son secours dans le Hoggar. Depuis, ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des unités des troupes de marine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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