District du Akkar

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District du Akkar
قضاء عكار
Carte de localisation du district.
Carte de localisation du district.
Administration
Pays Drapeau du Liban Liban
Type District
Gouvernorat Nord-liban
Chef-lieu Halba
Démographie
Population 198 174 hab. (est. 2008)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Superficie 788 km2

Le District d’Akkar (قضاء عكار en arabe) est un district montagneux du nord du Liban, faisant partie du Gouvernorat du Nord, limitrophe de la Syrie et bordé à l’ouest par la Mer Méditerranée.  Le Chef-lieu de ce district est Halba. Il couvre 788 km2 et comptait 198 174 habitants en 2008. La crise syrienne survenue début 2011 a poussé de nombreuses familles syriennes à se réfugier dans cette région. 

La région a été gouvernée pendant les 800 ans passés par les Émirs et les "begs" de la famille "Merheb" qui étaient les propriétaires de la majorité des terrains d'Akkar, à l'exception de la partie nord, gouvernée par les "aghas" de la famille "Al Dandachi".

Le district se caractérise par la présence d'une large plaine côtière, surplombé de haute montagne à l'est. Les principales villes de l'Akkar sont El-Biré, (connue historiquement par "birat al hokm" où on trouve le château de la famille Merheb) Halba, Kobayat (Quobayet).

Akkar possède d'importants sites archéologiques arabes et surtout romains. Près de Miniara se trouve un site archéologique célèbre qui s'appelle Tell Arqa du lieu de naissance de l'empereur romain Sévère Alexandre en 208, sur la colline d'Arqa près de la localité de Miniara.

Démographie[modifier | modifier le code]

D'un point de vue confessionnel, la population du district de l'Akkar est composée principalement de sunnites, de Maronites et de grecs-orthodoxes. Les Alaouites sont aussi présents en grand nombre. Il y a aussi une petite communauté Melkite qui vit dans le caza. Au parlement libanais le district est représentés par 5 députés dont, 1 grec orthodoxe, 1 maronite, 2 sunnite et 1 Alaouite.

Le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared (qui abritait l'organisation islamique salafiste Fatah al-Islam) a été détruit lors du conflit de mai 2007. L'organisation Fatah al-Islam a été défaite par l'Armée Libanaise lors du conflit[1].

Crise syrienne et conséquence dans l'Akkar[modifier | modifier le code]

Le district de l’Akkar est l’un des plus pauvres du Liban (63% de sa population vit aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté[2]), aujourd’hui il accueille 108 910 réfugiés syriens (ce qui élève la part de réfugiés syriens au sein de la population de l’Akkar a plus d’un tiers) regroupés en 26 747 foyers[3].

Selon l’UNHCR 195 villages de l’Akkar accueillent aujourd’hui des réfugiés syriens (sur les 280 villages environ que compte le district) . L’hospitalité et la générosité des populations locales ont été pour ceux-ci la première source de soutien à leur arrivée, mais celles-ci se sont usées avec le temps laissant place à certaines tensions en partie dues au fait que la majorité des organisations humanitaires apporte aujourd’hui de l’aide uniquement aux réfugiés, négligeant les populations libanaises dans cette région pauvre.

L’arrivée des réfugiés syriens a eu un impact direct sur le niveau dans l’Akkar. Les prix des biens, en particulier de la nourriture, ont augmenté suite à la diminution des échanges avec la Syrie et l’augmentation de la population. Parmi les défis que rencontrent les municipalités locales les plus importants sont l’accès à l’eau, à l’électricité, au logement et à l’éducation, la gestion des déchets et des eaux usées[4].

Répartition confessionnelle des électeurs[modifier | modifier le code]

http://elnashra.com/elections/vote

Confessions Pourcentage
TOTAL CHRÉTIENS 40 %
Maronites 16
Grecs-orthodoxes 21
Grecs-catholiques 1
Autres chrétiens 2
TOTAL MUSULMANS 60 %
Sunnites 55|- Chiites 1|- Druzes 0
Alaouites 4|-

Origine du nom[modifier | modifier le code]

`Akkar al-`Atîqa est le nom d'une localité au pied des ruines d'une forteresse appelée par les croisés Gibelacar. Le château aurait été construit vers l'an mille par Muhriz ibn Akkar.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Lebanese struggle with broken economy," by Don Duncan. San Francisco Chronicle, March 23, 2008
  2. (en) World Bank, « Lebanon, Economic and Social Impact Assessment of the Syrian Conflict. », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ 2013
  3. UNHCR, 31 décembre 2014
  4. Lebanese Communitites hosting syrian refugees, Akkar Governorate, Lebanon, Assesment Report, July 2014, UNHCR

Lien externe[modifier | modifier le code]