Dispositif de sécurité et d'armement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Un dispositif américain des années 1990.

Un dispositif de sécurité et d'armement ou système de verrouillage électronique est un système de sûreté permettant de verrouiller et de sécuriser l'emploi de certaines armes, notamment nucléaires. Typiquement, son activation est conditionnée par l'emploi d'un, ou d'une série de codes d’autorisation par une personne spécifique. Dans le cas des armes nucléaires, il s'agit du chef de l'État et le dispositif est surnommé "le bouton rouge" .

Historique[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les armes nucléaires, les premiers dispositifs de sécurité et d'armement ont été mis au point par les États-Unis qui les ont utilisés pour sécuriser l'emploi de leur arsenal au début des années 1960. Le président Kennedy à décidé d'équiper les armes destinées aux nations de l’OTAN le 6 juin 1962 après que l'on est constaté que les militaires étrangers manipulant ces armes pouvaient facilement les utiliser. Les chefs d'états-major des forces armées des États-Unis qui avaient à l'époque l'autorisation d'user de l'arme nucléaire en cas de besoin se sont opposé dans un premier temps à la mise en place de ces dispositifs sur leur propres armes. En cette période de guerre froide ou une attaque surprise n'était pas à exclure, ils estimaient préférable la facilité d'emploi pour une utilisation rapide de l'arme nucléaire et que cela entrainait trop de contraintes[1]. Les autorités ont secrètement partagé ce système avec la France dans les années 1970, puis avec la Russie, après la chute de l'URSS[2].

Débats autour des transferts de technologie[modifier | modifier le code]

Certains observateurs demandent que les États-Unis mettent ce système à la disposition de toutes les autres puissances dotées de l'arme nucléaire (notamment le Pakistan) afin d'éviter des utilisations intempestives[3]. Pour l'instant, ils s'y refusent arguant que ce dispositif permet à son détenteur de doter ses missiles de têtes nucléaires avec beaucoup moins de risques[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Eric Schlosser, « Primary Sources: Permissive Action Links and the Threat of Nuclear War », sur The New Yorker,‎ 23 janvier 2014 (consulté le 28 janvier 2014)
  2. Cypel S., "Les États-Unis ont un programme secret de sécurisation de l'arsenal nucléaire pakistanais", Le Monde, édition du 19.11.2007
  3. Sanger D E. ;Broad W. J. "U.S. secretly aids Pakistan in guarding nuclear arms", New York Times, 18/11/07
  4. Cypel S ibid

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(en) Principles of Nuclear Weapons Security and Safety