Dislocation de l'URSS
La dislocation de l'URSS, a lieu en 1990 et en 1991, à l’époque où la politique de réforme du système soviétique pronée par Mikhaïl Gorbatchev, Glasnost et Perestroïka, contribua à réveiller les sentiments nationalistes des populations constituant la vaste fédération, et qui avaient été, durant plus de 70 ans, étouffées par la dictature du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS).
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Les nationalités accèdent à l'indépendance [modifier]
Elle provoqua ainsi l'indépendance des pays suivants :
La tentative de putsch [modifier]
En août 1991, un putsch tenté par les « communistes orthodoxes » opposés aux réformes, mais néanmoins membres du gouvernement, montra à quel point la position de Gorbatchev s'était fragilisée au fil du temps. Le complot échoua en partie grâce à l'intervention de Boris Eltsine, le leader réformiste alors à la tête de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, qui était de loin, la plus importante des quinze républiques socialistes soviétiques formant l'Union. Comprenant que celle-ci ne pouvait être réformée, Boris Eltsine, ainsi ses homologues d'Ukraine, Leonid Kravtchouk, et de Biélorussie, Stanislaw Chouchkievitch, se rencontrèrent à Minsk le 8 décembre 1991 et conclurent les accords de Belaveja, selon lesquels l'Union soviétique serait dissoute.
Gorbatchev tenta vainement de s'opposer à l'inéluctable. Les présidents de 11 des 15 ex-républiques soviétiques (les trois républiques baltes d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie, ainsi que la Géorgie ayant boycotté la réunion), se rencontrèrent le 21 décembre à Alma-Ata, au Kazakhstan et entérinèrent la décision prise à Minsk[1]. Tous s'entendirent pour que le siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU que détenait l'Union soviétique revienne à la Russie.
La dissolution devint effective cinq jours plus tard, le 26 décembre 1991, le lendemain de la démission de Gorbatchev de la Présidence de l'Union soviétique le 25 décembre.
La Communauté des États indépendants [modifier]
La création de la Communauté des États indépendants (CEI), qui suivit la dissolution de l'Union soviétique constitue une tentative de conserver une structure de coordination et de coopération entre les anciennes républiques afin de préserver des liens économiques, politiques et militaires, au sein de ce qui fut jadis un seul État fortement centralisé. Au fil des ans, la CEI n'a cependant pas réussi a devenir une institution forte et efficace du même type de l'Union européenne et demeure plutôt un forum consultatif non contraignant.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Chute du bloc de l'Est
- Dislocation de la Yougoslavie
- Événements de janvier (Pays baltes)
- Janvier Noir (Azerbaïdjan)
- Mur de Berlin
- Union des républiques socialistes soviétiques
Notes et références [modifier]
- L'URSS décède à seulement 69 ans, sur herodote.net. Consulté le 11 décembre 2011