Discussion:Racisme/Definition

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Quelques définitions du mot racisme  :

  • Système qui assure la supériorité d’un groupe racial sur les autres, en préconisant, en particulier, la séparation de ceux-ci à l’intérieur d’un pays (ségrégation raciale) ou même en visant à l’extermination d’une minorité (racisme antisémite des nazis). (Dictionnaire Larousse, 1970)
  • Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les “races”; comportement inspiré par cette idéologie. 2. Attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Racisme envers les jeunes. (Dictionnaire Larousse, 2004)
  • Théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, et à son droit de dominer les autres… 2. Hostilité violente contre un groupe social. Racisme envers les femmes = sexisme. Racisme anti-jeunes… (Le Nouveau Petit Robert, 1994)
  • Théorie fondée sur l'idée de la supériorité de certaines «races» sur les autres; doctrine qui en résulte, prônant notamment la ségrégation entre «races inférieures» et «races supérieures». Cour. Ensemble des comportements fondés, consciemment ou non, sur cette théorie, sur cette doctrine. ( Dictionnaire Universel Francophone)
  • Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier ses privilèges ou son agression. » (Encyclopædia Universalis)
  • Ensemble d'attitudes et de comportements, individuels ou collectifs, consistant à réduire autrui à un caractère identitaire considéré comme spécifique, et du même coup comme "inférieur" et/ou nuisible et à légitimer à partir de ce pseudo-constat une entreprise de marginalisation, d'exclusion, voire de destruction de la personne d'autrui et de sa communauté d'appartenance. (encyclopédie de l'AGORA)
  • Théorie selon laquelle certains groupes humains - caractérisés par leurs origines, leur nationalité, leur appartenance religieuse ou leur race - présenteraient, dans leur histoire, leurs moeurs, leur comportement, des signes d'infériorité justifiant des traitement discriminatoires à leur égard. (La grande encyclopédie, Larousse, 1975)
  • "Le racisme est le niveau le plus simple et le plus bas de l'idéologie, puisqu'il consiste à accuser de ses maux un groupe cible, choisi sur le critère pratique de sa reconnaissabilité. (Anonyme)

Bien comprendre: Race et Racisme[modifier | modifier le code]

- Race: chez les humains, est une subdivision selon des criteres phenotypiques bien reels. Phenotypiquement un noir est different d'un blanc, qui est different d'un jaune qui est different d'un rouge, lui aussi different du noir. Ca peut etre la couleur de peau, la forme des yeux du nez des levres, la structure des cheveux, etc.

Subdiviser n'a rien de mauvais en soi, la pertinence depend tout simplement des criteres a la base d'une telle subdivision. et l'on ne devrait pas la confondre a la hierarchisation, object de la definition suivante celle du racisme.

La subdivision fait tout simplement etat des differences ici phenotypiques et bien reelles.

- Racisme: ideologie fondee sur la croyance qu'il existe une hierarchie entre les groupes humains, les "races", comportement inspire par cette ideologie.

- Le phenotype c'est l'ensemble des caracteres tels qu'ils s'expriment (beaucoup assez directement dependants des conditions dans lesquelles les cellules se developpent )

Le fait de confondre les travaux scientifiques d'anthropologie physique (qui ont pour objet d'étudier les phénotypes de façon statistique), les systèmes théoriques qui les extrapolent ou les détournent pour fonder des idéologies "racialistes", et enfin le racisme vulgaire qui ne prend en compte de façon absurde que la seule considération de la couleur de la peau (ou plutôt de la perception subjectivre qu'on en a) a eu pour conséquence de mettre fin aux travaux universitaires en laissant la voie libre aux seules considérations vulgaires. Celles-ci sont bien à raison dénoncées mais restent si puissantes parce que fondées sur des considérations immédiates comme des préjugés qu'elles ont permis une recrudescence des massacres, ethnocides, voire génnocides dans la seconde partie deu XXéme siècle. Ainsi à titre d'exemple la race blanche n'existait pas pour l'anthropologie physique scientifique parce que la couleur de la peau n'était pas le discriminant mais seulement un élément diffférenciant. L'ensemble des populations "leucodermes" qu'"elle distinguait regroupait les Européens, des Asiatiques (Asie mineure, Iran, partiellement Inde et Pakistan, Sibérie, Aïnous du Japon), les Africains du nord etc. Aujourd'hui on observe que les termes de Blancs et de Noirs sont trés généralement utilisés de façon exagérément subjectives : en France par exemple la majorité des personnes qui s'expriment (leaders d'opinion) ne considère pas les Africains du Nord comme appartenant à la population blanche au contraire de l'anthropologie physique. L'exclusion officielle de la réflexion sur les "races" (comme phénotypes) du champs intellectuel a donné un nouvel essor au racisme vulgaire un peu comme l'exclusion des provinces du champs administratif français à la Révolution a ouvert le développement d'un "folklorisme" dénaturé.


Je ne suis pas certain que la définition introductive soit très exacte, il me semble qu'elle est légèrement teintée de «point de vue», même si inconscient (probablement inconscient), ce qui amène à quelques erreurs mineures:

  1. «Le racisme est une idéologie»: d'évidence, ce n'est pas une idéologie mais des idéologies, parfois contradictoires; c'est aussi une série de théories à prétention scientifique; une formulation plus juste serait, «le mot racisme désigne des idéologies (etc.)».
  2. «et qui de surcroît les hiérarchise»: inexact. La plupart des racismes hiérarchisent, tous ne le font pas: le racisme (du moins celui à prétention scientifique) est d'abord un différentialisme qui n'implique pas nécessairement une hiérarchisation - ce qui n'est pas le cas pour le racisme politique. Je propose: «qui le plus souvent les hiérarchise».
  3. «croyance»: inapproprié. Pour rappel: «Le terme croyance s'applique en général à désigner l'adoption, par un être conscient, d'une vision du monde qui n'est pas fournie par l'expérience ou la science» (définition Wiki). Les racismes reposent tous sur «une vision du monde [...] fournie par l'expérience ou la science». Qu'ils en tirent des conclusions que ni la science ni l'expérience ne confirment est autre chose. C'est même la principale différence entre racisme et xénophobie: la seconde ne se justifie d'aucune réalité empirique ou scientifique et participe de la croyance (par exemple, considérer que les Belges sont tous intellectuellement déficients et en tout cas moins intelligents que les Néerlandais ou les Français ne repose sur aucune donnée vérifiable) alors que la première se justifie de différences réelles et observables. Certes il est dit dans cette définition que «la croyance, en [un] sens plus restreint, peut désigner une vision basée sur des faits empiriques ou scientifiques», mais il me semble que «préjugé» ou «idée préconçue» (qui incluent la notion de croyance) seraient mieux appropriés ici.

La race existe-t-elle chez les humains ? Difficile à dire. Ce qui est sûr est que le mot, lui existe. Je propose donc de partir, de manière indiscutable, de l'éthymologie, afin d'explorer en profondeur ce qu'il signifie. (Ma source est le dictionnaire éthymologique de Jacqueline Picoche, Editions Robert)

l'origine du mot de race provient du latin reri, ratus "compter", d'où ratio "calcul", "faculté de calculer ou de raisonner", "explication". En bas latin, (VIème siècle) "catégorie, espèce d'animaux"

Race : Au XVème siècle, "famille, considérée dans la continuité des générations et des caractères"; Au XVIIème, "groupe éthnique" : mot généralement rattaché à ratio "catégorie, espèce", par l'intermédiaire de formes méridionales où ce mot aurait subit un changement de terminaison et emprunté l'-a final du féminin : Italien razza (XIVème) "espèce de gens", équivalent de l'ancien provencal rassa (XIIème) "Bande d'individus qui complotent ensemble", italien dialecte septentrionnal rassa "convention entre membres d'un même métier, d'une même famille".

On voit donc que la race, dans ses différentes acceptions latines, est avant-tout une catégorie servant à classer des individus suivant un certain nombre de critères, plutôt variables, tantôt selon la famille, le métier, l'ethnie, la classe sociale, ou toute autre identification permettant de classer. Au XIXème siècle, on pouvait écrire "la race des hommes de loi" pour désigner les gendarmes, ou dire "de race noble" (source dictionnaire le Robert en 3 volume).

Racisme: suffixation du mot race par le suffixe -isme qui exprime : Un système (catholicisme, marxisme, capitalisme, ...), tant dans sa doctrine que dans son application.

Le racisme désigne donc à la fois un système de pensée et un système social si cette doctrine est appliquée. Comme on agit selon ses pensées, de par sa psychologie, le racisme peut désigner aussi par extension les actes qu'il engendre, cela ne me choque pas.

Ce système de pensée repose sur l'utilisation de races pour expliquer le monde. Comme nous l'avons vu, les races peuvent être variées. Tout dépend du découpage que l'on souhaite en faire. Tantôt par fonction sociale (métier), par classe sociale (castes), par éthnie, ... Les races sont un découpage statique, résidu sans doute de la pensée d'un monde créé inaltérable, immuable. En cela, elle sont particulièrement inefficaces dans le domaine des sciences sociales, où tout est mobile, dynamique, d'où l'impérieuse nécessité des théoriciens racistes de faire appel à la génétique ou encore à une version statique de l'identité des personnes de la naissance à la mort et au-delà, jusqu'à sa descendance, celle-ci explicitant entièrement la position et le rapport de celle-ci par rapport au groupe. Le racisme abouti ainsi au préjugé puisque l'identité de l'autre est entièrement définie par l'identification que l'on en fait. L'esprit se formant en miroir de sa propre vision du monde, la vision statique et raciste aboutit/est révélateur d'un esprit figé, aux idées arrêtées.

La conséquence logique de cette façon de raisonner est qu'une personne de "mauvaise" identité, ne peut changer et donc que le seul moyen de le faire entrer dans le rang, de le "civiliser" est de l'exterminer, lui et sa descendance ou, faute de mieux, de l'asservir. Cela est un aboutissement de haine. A contrario, une personne de "bonne" identité, le restera at vitam aeternam, et sera suivi aveuglément, lui et sa descendance. Cela abouti au fanatisme, à l'asservissement volontaire au gourou / sauveur.

Le racisme est donc positif ou négatif.

Le racisme consiste à penser les différences, de manière manichéenne. Généralement, une personne "racisante" aura les deux symptômes : Un amour immodéré et passionné pour certains types, concommitamment à une haine irrépressible pour d'autres. Ainsi tous les leaders racistes ont été suivis aveuglément par des hordes de disciples qui voyaient en eux leur sauveur, ils étaient ainsi l'expression d'un racisme ancré des mentalités.

En conséquence : Peut importe l'objet du racisme, le focaliser par ethnie est réducteur, d'autant que les ethnies sont difficilement définissables (théorie de l'ethnogénèse pour les invasions "barbares" de la fin de l'empire Romain) car les individus peuvent changer d'ethnie et se regrouper à loisir.

En tant que manière de penser, le racisme peut s'appliquer à toute sorte d'objet, suivant le type de distinction que son auteur en fait : Par exemple, distinctions - selon le genre : machisme ou misandrie, - selon l'inclination sexuelle : homophobie ou hétérophobie, - selon la provenance : xénophobie, stigmatisation des immigrés, - selon la couleur de la peau (comme dans l'apartheid, racisme ordinaire), - selon la religion (islamophobie, antisémitisme), - selon la fonction sociale (la mise en cause systématique des politiques, fonctionnaires, journalistes en France), ...

Le racisme est donc une rationalité délirante


Je propose donc l'introduction suivante :

Le racisme est un système de pensée, une idéologie, tendant à classifier les personnes à partir du concept de race, catégorie humaine considérée comme immuable, innée et héréditaire. En raison de son caractère statique, la race d'une personne déterminerait inévitablement son accomplissement culturel et individuel au sein du groupe. Les personnes racistes perpétuent des actes d'hostilité ou de discrimination envers les personnes dont la race est considérée "négative", comme des actes de soumission volontaire à celles dont la race est considérée "positive".


Objectivement, qu'est-ce que le racisme "appliqué"?

Pour moi, dire "il n'existe qu'un seul vrai Dieu" (le mien!), puis Dieu a élu un peuple (sous-entendu race) particulier et proposer des test ADN pour vérifier que l'on fait partie du Peuple élu est le summum du racisme appliqué, sachant que la filiation se fait par la mère.

Il serait d'ailleurs assez intéressant de faire une histoire des théories racistes, rapprochée des regroupements économiques et oligarchiques et des sectes ou "clubs" ethniques modernes, de façon à déterminer QUI est objectivement raciste.