Discours sur l'état de l'Union (États-Unis)
Le discours sur l'état de l'Union (State of the Union address) est un évènement annuel où le président des États-Unis présente son programme pour l'année en cours. Ce discours est prononcé à Washington au Capitole, où les deux chambres (la Chambre des représentants et le Sénat) sont réunies.
Le plus récent a eu lieu le 12 février 2013. Comme chaque année, il est diffusé en direct à la télévision et par des stations de radio.
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Histoire [modifier]
George Washington donna le premier discours sur l'état de l'Union le 8 janvier 1790 dans la ville de New York, qui à l'époque était la capitale. En 1801, Thomas Jefferson arrêta cette pratique en ne prononçant pas le discours lui-même, trouvant que cela ressemblait trop à une monarchie (similaire au discours du trône).
Le discours [modifier]
Le président ne peut entrer au Congrès sans la permission explicite de celui-ci, c'est donc là une occasion exceptionnelle de s'adresser directement à lui qui se présente chaque année.
L'annonce de l'entrée du Président se fait cérémonieusement par l'annonce du Sergeant at Arms qui crie, « Mr/Madam Speaker, the President of the United States! » (« Monsieur/ou Madame le Speaker, le Président des États-Unis! »).
Dans son discours, le Président décrit de façon traditionnelle les accomplissements des administrations sur l'année précédente et présente l'agenda de l'année à venir.
Déclaration de politique générale [modifier]
Ce discours est le moment pour le pouvoir exécutif de développer le cadre général de sa politique. Certaines formules ayant fait date furent lancées lors des discours sur l'état de l'Union.
- Développement : 20 janvier 1949, président Harry Truman
- Axe du Mal : 29 janvier 2002, président George W. Bush
- 2010: le président Barack Obama appelle à réformer la finance mondiale, à la suite de la crise financière de 2008, et enjoint les démocrates et républicains à voter une loi afin de contre-carrer l'arrêt de la Cour suprême, Citizens United v. Federal Election Commission, du 21 janvier 2010, qui étend les possibilités de financement électoral par les entreprises (nationales et étrangères).