Directive du 12 juillet 2002 sur la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques
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Directive vie privée et communications électroniques
| Titre | Directive du 12 juillet 2002 sur la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques |
|---|---|
| Abréviation | Directive 2002/58/CE |
| Référence | CELEX : 32002L0058 |
| Organisation internationale | |
| Territoire d'application | États membres de l'Union européenne |
| Type | Directive de l'Union européenne |
| Branche | Droit de l'Union européenne, Droit de l'informatique |
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La Directive du 12 juillet 2002 sur la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques (2002/58) (en anglais, Directive on Privacy and Electronic Communications) est une directive européenne qui vise à protéger de façon spécifique la vie privée sur Internet. Elle couvre les aspects laissés de côté par la directive de 1995 sur la protection des données personnelles (en) (1995/46, dite Data Protection Directive, laquelle reprend la plupart des dispositions de la loi Informatique et libertés de 1978). Cette nouvelle directive ne couvre toutefois pas tout ce qui a trait à la sécurité nationale et au droit pénal.
Sommaire |
Spam [modifier]
La directive 2002/58 interdit notamment le spam (art. 13) en instaurant, suite à une modification de 2009, le principe dit de l'opt-in : un opérateur doit obtenir le consentement du destinataire avant de lui envoyer des « messages commerciaux ». À noter que, selon la transposition en droit interne, cela peut aussi inclure des messages politiques, et notamment les campagnes encourageant l'envoi d'emails à certaines organisations ou individus (la législation britannique, en particulier, est ambiguë à cet égard, le Computer Misuse Act 1990 (en) criminalisant les « attaques par déni de service » et donc le mail-bombing).
Cookies [modifier]
Les cookies sont aussi évoqués à l'art. 5, avec l'obligation d'informer l'internaute de leur utilisation et la mise en œuvre de la clause opt-out. Celui-ci exige que le stockage des données (comme les cookies) dans l'ordinateur de l'utilisateur puisse seulement être fait si:
- l'utilisateur est informé de la façon dont les données sont utilisées;
- il est donné à l'utilisateur la possibilité de refuser cette opération de stockage. Cependant, cet article statue aussi que le stockage de données pour raisons techniques est exempté de cette loi.
Transposition et application [modifier]
Devant être mise en application à partir d'octobre 2003, la directive n'a cependant été que très imparfaitement mise en pratique selon un rapport de décembre 2004, qui signalait en outre que certains Etats-membres (Slovaquie, Lettonie, Grèce, Belgique et Luxembourg) n'avaient pas encore transposé la directive en droit interne.
Selon l'avis du G29 de 2010, cette directive, qui conditionne notamment l'usage des cookies à des fins de publicité comportementale, au consentement explicite de l'internaute, demeure très mal appliquée.
Au Royaume-Uni, cette directive a été transposée par le Privacy and Electronic Communications (EC Directive) Regulations 2003 (en); en France ce fut fait dans le cadre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004, qui concernait, entre autres, le spam.
Voir aussi [modifier]
- Données personnelles
- Directive 95/46/CE sur la protection des données personnelles
- Directive 2006/24/CE sur la conservation des données
- Droit des télécommunications
- Rejet d'appel anonyme