Direction générale des renseignements de l'État-major des forces armées russes et soviétiques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir GRU.
Armoiries du GRU depuis les années 2000.

La Direction générale des renseignements (GRU) de l’État-major des Forces Armées de la Fédération de Russie / (Union des républiques socialistes soviétiques) (russe : Главное разведывательное управление Генерального штаба Вооружённых Сил Российской Федерации / (Союза Советских Социалистических Республик), Glavnoyé Razvédyvatel'noyé Oupravléniyé) est le service de renseignement militaire de la Russie et anciennement de l’Union soviétique.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, le renseignement militaire soviétique avait été créé sous les bolcheviks en novembre 1918, par l'ex-général blanc Semion Aralov. Ce service était alors la 4e Direction principale de l'état-major général de l'Armée rouge, chargée de la collecte du renseignement militaire. Contrairement à nombre de services de renseignements militaires, le GRU (ce nom lui a été donné pendant la Seconde Guerre mondiale) peut aussi collecter des renseignements par le recrutement d'informateurs tel George Koval. Il est à cet effet concurrencé par le KGB.

Quelques agents du GRU ont fait défection et/ou travaillé pour des pays étrangers lors de la guerre froide, dont Oleg Penkovsky exécuté en 1963

Il a, entre autres, organisé l’assassinat ciblés d'ennemis de l'État à l’étranger. En 2004, une opération de ce type, réalisée au Qatar contre des responsables indépendantistes tchétchènes, avait abouti à la capture de deux agents du GRU qui furent extradés en Russie en 2005.

Son directeur adjoint, le général Iouri Ivanov, s'est, selon la version officielle, noyé en se baignant dans la Méditerranée lors d’une inspection de la base navale russe de Tartous, en Syrie en 2011[1].

Réputation[modifier | modifier le code]

Service peu connu du grand public, il n'en a pas moins une réputation incontestable d'efficacité. Dans le livre Carnets intimes de la DST, l'ancien haut responsable du contre-espionnage soviétique de la DST Raymond Nart notera que, par rapport aux officiers du KGB, les officiers du GRU étaient « plus directs et moins politisés mais aussi plus brutaux ». La chute de l'URSS a certes fait perdre au GRU ses moyens de financement, mais ne l'a guère touché au niveau structurel, contrairement au KGB rival, alors très connu et honni, qui a alors dû ralentir ses activités à l'étranger.

Effectifs[modifier | modifier le code]

Organisation rivale du KGB (actuel FSB), dont les effectifs seraient voisins de 12 000 membres.

Entre 2009 et 2011, le GRU subit une réorganisation et réduit ses effectifs de plus d’un millier d’officiers. Le nombre de généraux est passé d’une centaine à une vingtaine[2].

Forces spéciales[modifier | modifier le code]

Emblème des Spetsnaz.

Les Spetsnaz de la GRU, unités d'élite créées dans les années 1950, sont des forces spéciales militaires. À l'époque, leur rôle était la lutte contre les systèmes mobiles de lancement d'armes nucléaires de type MGM-31 Pershing. Plus tard leur mission s'est étendue à des actes de sabotage, d'élimination de chefs ennemis, prise d'objectifs stratégiques, reconnaissance, etc. en temps de guerre.

Ils participèrent aux opérations militaires en Afghanistan et en Tchétchénie.

Le Spetsnaz de la GRU comprend des éléments des forces terrestres, des nageurs de combat ainsi que des VDV.

Des nageurs de combat sont également présents parmi d'autres groupes d'intervention.

Directeurs de la GRU[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • La GRU est représentée dans le roman Battlefield 3 intitulé "Le Russe". Un vétéran des Spetsnaz et actuellement mercenaire à son compte nommé Dima Mayakovsky, va travailler pour cette organisation afin de déjouer un éventuel attentat terroriste nucléaire visant Paris et New-York, planifié par un ancien équipier de Dima. Pour souligner le caractère secret de la GRU, cette mission n'est censée ne pas exister.
  • Le GRU est présent dans le jeu-vidéo Metal Gear Solid 3 où le protagoniste doit assassiner un colonel renégat du GRU du nom de Volgin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les mystérieux décès de responsables du renseignement russe », sur Zone militaire,‎ 6 octobre 2010 (consulté le 27 décembre 2011)
  2. « Le chef du renseignement militaire russe remplacé », sur Zone militaire,‎ 26 décembre 2011 (consulté le 27 décembre 2011).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]