Direction générale de la Police nationale
| Direction générale de la Police nationale | |
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| Création | 10 juillet 1966 |
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| Siège | 11 rue des Saussaies, Paris VIIIe |
| Effectifs | 143 659 (2010) |
| Directeur général | Claude Baland |
| Affiliation(s) | Ministère de l'Intérieur |
| Site web | Police nationale |
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La Direction générale de la Police nationale (DGPN), placée sous l'égide du ministère de l'Intérieur, est, comme son nom l'indique, chargée du commandement de la police nationale en France.
La loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité de janvier 1995 a énoncé les missions prioritaires de la Police nationale, confirmées par la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure d'août 2002.
Au 1er juillet 2008 est entrée en vigueur la réorganisation issue de la fusion de la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) avec la Direction de la surveillance du territoire (DST) au sein de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)[1]. Un nouveau service, la sous-direction de l'information générale (Sdig), est également créé au sein de la Direction centrale de la sécurité publique[2]. Ce service reprend une partie des prérogatives des Renseignements généraux, tandis que leur branche « courses et jeux » est transférée à la direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) et que la 14e section des RG-PP sera à l'automne 2008 rattachée à un SPHP élargi.
Organisation [modifier]
Pour mener à bien ses missions, elle s'appuie sur sept grandes directions, trois grands services ainsi que plusieurs unités qui lui sont directement rattachées.
Directions et sous-directions [modifier]
- la Direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN),
- la direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ),
- la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP),
- la sous-direction de l'information générale (SDIG) s'est vu confier la recherche, la centralisation et l'analyse des renseignements destinés à informer le gouvernement et les représentants de l'État dans les domaines institutionnel, économique et social, ainsi qu'en matière de phénomènes urbains violents et dans tous les domaines susceptibles d'intéresser l'ordre public. Elle est entre autres chargé du comptage des manifestants, de la surveillance des conflits sociaux[3] et de la gestion de certains fichiers comme Edvige [4]. La sous-direction est représentée dans les départements de métropole et d'outremer par les services départementaux de l'information générale, aux seins des directions départementales de la sécurité publique,
- la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI),
- la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF),
- la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS),
- la Direction de la coopération internationale (DCI), conjointement avec la gendarmerie nationale.
Services [modifier]
- l'Inspection générale de la police nationale (IGPN),
- le Service des technologies et des systèmes d'information de la sécurité intérieure (ST(SI)2), conjoint avec la gendarmerie nationale,
- le Service de protection des hautes personnalités (SPHP).
Unités dépendant directement du directeur général de la police nationale [modifier]
- l'unité de recherche, assistance, intervention et dissuasion (RAID)
- l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT)
- le service de sécurité du ministère de l'intérieur (SSMI)
- le service central automobile (SCA)
- Le service d'information et de communication de la police nationale (SICOP)
- le service historique de la police nationale
- le service de veille opérationnel de la police nationale (SVOPN)
- la mission de lutte antidrogue (MILAD)
- la délégation aux victimes (DAV)
- le centre de coordination antidrogue en Méditerranée (CECLAD-M) créé par arrêté le 31 décembre 2008
Établissements publics à caractère administratif sous tutelle de la Direction générale de la Police nationale [modifier]
- l'institut national de police scientifique (INPS)
- l'école nationale supérieure de la police (ENSP)
- l'École nationale supérieure des officiers de police (ENSOP)
- l'École nationale de police (ENP)
- Centre de formation de police (CFP)
Cas spécifique de Paris et des départements de sa petite couronne [modifier]
Dans Paris et les départements Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, la direction générale de la police nationale n'a pas d'autorité ; les missions de sécurité intérieure (police de proximité, police judiciaire, renseignement...) sont assurées par la préfecture de police, qui dépend directement du ministre de l'Intérieur.
Moyens [modifier]
Moyens matériels [modifier]
La direction générale de la police nationale dispose de moyens matériels en adéquation avec l'ensemble des missions qui lui sont confiées :
- armement individuel et collectif,
- véhicules terrestres d'intervention sérigraphiés et banalisés,
- avions de transport et hélicoptère de surveillance et d'intervention.
Moyens humains [modifier]
La direction générale de la police nationale est composées de différents personnels :
- personnels des services actifs : environ 145 000 fonctionnaires,
- personnels des services administratifs,
- personnels des services techniques et scientifiques.
Directeurs [modifier]
Liste des directeurs généraux de la police nationale :
- 1969 - 1973 : Jean Léon Dours
- 1973 - 1974 : Jacques Lenoir
- 1974 - 1975 : Louis Verger
- 1975 - 1978 : Robert Pandraud
- 1978 - 1980 : Jacques Solier
- 1980 - 1981 : Maurice Lambert
- 1981 - 1982 : Bernard Couzier
- 1982 - 1983 : Paul Cousseran
- 1983 - 1987 : Pierre Verbrugghe
- 1987 - 1989 : Ivan Barbot
- 1989 - 1991 : François Roussely
- 1991 - 1993 : Bernard Grasset
- 1993 - 1994 : Édouard Henri Lacroix
- 1994 - 1998 : Claude Guéant
- 1998 - 1999 : Didier Cultiaux
- 1999 - 2002 : Patrice Bergougnoux
- 2002 - 2007 : Michel Gaudin
- 2007 - 2012 : Frédéric Péchenard
- Depuis 2012 : Claude Baland
Notes et références [modifier]
- Décret n°2008-609 du 27 juin 2008 (J.O. 28 juin) qui entérine la fusion et fixe les missions de la nouvelle direction
- Les 4 000 policiers des RG ont été répartis dans ces deux nouvelles structures et les 2000 que comptait la DST presque entièrement reversés à la seule DCRI.
- Communiqué du ministère de l'Intérieur (à jour au 02/07/2008) [1]
- Décret no 2008-632 du 27 juin 2008 (JO 1er juillet) portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé EDVIGE