Direction centrale du Renseignement intérieur
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| Direction centrale du Renseignement intérieur | |
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| Création | 1er juillet 2008 |
|---|---|
| Type | Service de renseignements |
| Siège | 84 rue de Villiers, Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) |
| Langue(s) | Français |
| Budget | 41 millions d'euros[1] |
| Effectifs | 3 306[2] (2922 en 2011) |
| Directeur | Bernard Squarcini |
| Personne(s) clé(s) | René Bailly Patrick Calvar |
| Affiliation(s) | Ministère de l'Intérieur français, Direction générale de la police nationale |
La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est le service de renseignements du ministère de l'Intérieur français, au sein de la Direction générale de la Police nationale, né de la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Direction centrale des renseignements généraux (RG)[3],[4]. Ce service est opérationnel depuis le 1er juillet 2008[5].
Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, « la DCRI se veut un “FBI à la française” en matière de renseignement[6] ».
Sommaire |
[modifier] Historique
La fusion fut annoncée le 13 septembre 2007 par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie[7]. Les textes fondateurs de la DCRI ont été adoptés le 7 avril 2008, la fusion entre les RG et la DST étant effective le mardi 1er juillet 2008.
Bernard Squarcini, directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST) en 2008, est nommé à la tête de cette organisation. Il est assisté de deux directeurs centraux adjoints, René Bailly, ancien fonctionnaire des RG, et Patrick Calvar, ancien fonctionnaire de la DST.
En 2008, la DCRI a débuté son existence publique et médiatique avec l'« affaire de Tarnac ».
En décembre 2008, le siège de la DCRI fait l'objet d'un projet d'attentat orchestré par un islamiste de la région parisienne[8].
[modifier] Organisation
Son siège est situé dans l'immeuble des services de renseignement, ultrasécurisé, inauguré en mai 2007, au 84, rue de Villiers, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[9].
Elle serait composée de 3 306 fonctionnaires, soit la totalité des effectifs de la DST et une petite majorité de ceux de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG), dont près de 2 500 policiers dits actifs et habilités Secret défense et 164 commissaires de police. Ces policiers et commissaires habilités sont implantés au siège de la direction (1 616 fonctionnaires à la centrale de Levallois-Perret) et par zone dans chaque département (1 390 fonctionnaires en province)[2].
La DCRI compte un état-major et huit sous-directions[10],[11].
| Sous-directions | Responsables |
|---|---|
| Terrorisme (direction C)[12] | Michel Guérin |
| Technologies du renseignement | Michel Pages |
| Subversion violente | Françoise Bilancini |
| Administration générale | anciennement Thierry Matta |
| Supports | Jean-François Lelièvre |
| Contre-espionnage | Jean Pétronille |
| Affaires internationales | Éric Toucas |
En septembre 2009 Franck Gellet, adjoint à la Direction Afrique du nord Moyen-Orient au ministère des Affaires Etrangères, devient le conseiller diplomatique de la DCRI. Il remplace Paul Dahan.[13]
Les structures et le fonctionnement de la DCRI sont couverts par le « Secret Défense ». Les services de la DCRI relèvent du seul directeur central à l'exclusion de tout autre subordination territoriale (ex : les Directions départementales du renseignement intérieur — DDRI — ne relèvent pas des préfets de départements).
La sous-direction des « Courses et jeux » de la DCRG (environ 120 hommes, plus une cinquantaine de correspondants en province) a été transférée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) sous la forme d'un Service central des courses et des jeux (SCCJ). Quant à la Préfecture de police de Paris, elle conserve ses propres agents des RG mais le service se voit rebaptisé Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) (682 hommes)[14].
Les effectifs ex-RG non rattachés à la DCRI, encore trop peu nombreux (la DCRI étant au contraire en sureffectif notable à sa création), sont rattachés à la SDIG (Sous direction de l'information générale) de la DCSP (Direction centrale de la sécurité publique) et à ses implantations départementales, qui regrouperait 680 policiers (sur 950 prévus) — dont 80 au niveau de l'administration centrale — et 450 administratifs chargés du milieu ouvert jusqu'ici à la charge des DDRG (Directions départementales des RG). Pour atteindre en partie les niveaux d'effectifs requis en SDIG, les fonctionnaires des BIVP (Brigades d'information de voie publique) des grandes agglomérations pourraient rejoindre ses rangs, 62 d'entre eux étant déjà partants, tandis que des postes disparaîtront au contraire à la DCRI sans doute au fil des départs en retraite, le nombre de commissaires devant par exemple se limiter à 152, et 400 postes devant disparaître d'ici à 2011, puisque 2922 équivalents temps plein travaillé sont prévus pour la DCRI au 31 décembre 2011.
La DCRI serait dotée d'un fichier nommé Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux), classé « secret défense », qui, outre des données personnelles sur les personnes fichées, engloberait leurs proches et leurs relations. En vertu de dispositions de la loi informatique et libertés concernant les fichiers de sécurité nationale, il n'est pas soumis au contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Il est né le 1er juillet 2008 de la fusion d'une partie du fichier des Renseignements généraux, et de celui de la DST[15].
[modifier] Missions
Les missions de la DCRI sont inspirées de celles anciennement confiées à la DST et aux RG :
- prévention et lutte contre les ingérences et les menaces étrangères (contre-espionnage),
- prévention et lutte contre le terrorisme et de tout acte « visant à porter atteinte à l'autorité de l'État, au secret de la défense nationale ou au patrimoine économique du pays »,
- surveillance des communications et lutte contre le cybercrime,
- surveillance des mouvements, groupes ou organisations subversifs violents et des phénomènes de société précurseurs de menaces[5],[6].
À l'exception de l'analyse des mouvements sociaux, les missions de la DCRI sont considérées comme relevant du « Secret Défense ».
[modifier] Activités
En novembre 2009, la DCRI semble très active sur le dossier iranien, en particulier en ce qui concerne l'extradition de Majid Kakavand aux États-Unis, la libération de Clothilde Reiss, les mouvements de l'ambassadeur iranien en France, Seyed Medhi Miraboutalebi, la centrale de Tricastin et les intérêts de Total en Iran.[16]
Dans l'affaire de Tarnac, en novembre 2009 la défense indique des incohérences dans les rapports de la DCRI.[17]
Le 19 octobre 2009, la DCRI procède à l'arrestation de deux membres d'ETA à Carnac.[18]
En octobre 2009, Adlène Hicheur est gardé à vue à la DCRI.[19]
[modifier] Évocations artistiques
Jean-Marie Winling interprète le directeur de la DCRI dans le film "Une affaire d'État" sorti en 2009.[20]
[modifier] Notes et références
- ↑ Budget de l'ensemble du renseignement intérieur
- (fr)Site du syndicat national des officiers de police, chiffre en janvier 2009
- ↑ Article de LeMonde.fr
- ↑ Article de LeFigaro.fr
- Décret n° 2008-609 du 27 juin 2008 relatif aux missions et à l'organisation de la Direction centrale du renseignement intérieur, lire sur Légifrance
- Communiqué du ministère de l'Intérieur (mis à jour au 02/07/2008).
- ↑ Discours du ministre de l'Intérieur français du 17 septembre 2007 [lire en ligne]
- ↑ Un apprenti terroriste voulait « faire sauter » la Direction du renseignement, 10 mars 2009, Le Figaro. Consulté le 18 août 2009
- ↑ (fr) « La DCRI : un FBI à la française », Le Figaro, 30 juin 2008.
- ↑ "Document et informations parlementaires" SGP 7 juillet 2008, p.6 à 8
- ↑ « La DCRI en ordre de marche », Intelligence Online, 26 juin 2008.
- ↑ http://blog.latribune.fr/blogpascal/?p=219
- ↑ http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/09/echos-du-quai-dorsay.html
- ↑ (fr) Grand Paris: un grand pari !, Site du Syndicat national des officiers de police, 19 juin 2009.
- ↑ « Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police », Le Monde, 24 juillet 2008.
- ↑ (fr) La DCRI active sur le dossier iranien
- ↑ (fr) Tarnac, l'histoire sans fin, 3 novembre 2009
- ↑ http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/19/un-responsable-politique-de-l-eta-arrete-en-bretagne_1255750_3214.html
- ↑ http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/10/16/ingenieur-islamistes.html
- ↑ http://www.excessif.com/cinema/critique-une-affaire-d-etat-4917932-760.html
