Dipylidium caninum

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Dipylidium caninum est un cestode de taille moyenne, parasite fréquent de l'intestin grêle du chien, du chat, du renard et, occasionnellement, de l'Homme, chez lesquels il provoque une maladie : la dipylidiose.

Histoire de l'espèce[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Morphologie[modifier | modifier le code]

Reconnaissable à son aspect, l'adulte, long de 30 à 50 cm, de couleur rosâtre, est formé d'une chaîne d'anneaux en forme de graines de courge, à pores génitaux bilatéraux, précédée d'un cou très court et d'un minuscule scolex à quatre ventouses et rostre rétractile muni de plusieurs rangs de crochets.

Cycle de vie[modifier | modifier le code]

Cycle de vie
Capsule ovifère renfermant des œufs de Dipylidium caninum

Les anneaux gravides de l'adulte, fixés dans l'intestin grêle du carnivore, l'hôte définitif, libèrent dans la lumière des œufs sphériques, réunis par groupe de 10 à 12 dans des capsules ovigères qui sont rejetées dans le milieu extérieur avec les matières fécales.

L'hôte intermédiaire principal est une puce, Ctenocephalides felis la plupart du temps, Ctenocephalides canis parfois, dont les larves ingèrent puis hébergent les larves cysticercoïdes infectieuses présentes dans le milieu extérieur. Le cycle se boucle quand le carnivore, en ingérant une puce infestée lors de mordillements, déglutit la larve infectieuse qui se fixe à la muqueuse de l'intestin grêle et bourgeonne pour donner un nouvel adulte.

Il arrive que des poux mallophages jouent le rôle d'hôte intermédiaire, comme Trichodectes canis.

Répartition[modifier | modifier le code]

C'est un parasite cosmopolite, il est particulièrement fréquent chez les carnivores domestiques vivant en milieu urbain.

Clinique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dipylidiose.

L'enfant ou l'adulte sont infectés quand un chien, leur léchant la figure juste après avoir écrasé une puce infectée, y dépose avec sa salive la larve cysticercoïde ; déglutie, cette dernière va se fixer à la muqueuse du grêle et donner un adulte. Les symptômes sont ceux d'un téniasis banal.

Importance[modifier | modifier le code]

Elle est très minime sur le plan pratique, et on peut la voir à l'œil nu tant par la rareté des cas (quelques centaines) que par leur bénignité. Notons également que ce cestode, mal adapté au milieu intestinal humain, ne s'y fixe "qu'à regret", l'abandonnant spontanément ou a la moindre incitation (simple lavement ou ténifuge léger).

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Il se fait par découverte dans les selles des capsules ovigères et se trouve bientôt confirmé par l'expulsion du ver.

Traitement[modifier | modifier le code]

N'importe quel ténifuge suffit à détacher le ver et à provoquer son évacuation. On peut utiliser la niclosamide qui est considérée comme le traitement de choix pour tous les plathelminthes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]