Dieu le Père dans la culture

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Pendant environ mille ans, en obéissant à des interprétations de passages spécifiques de la Bible, les représentations de Dieu le Père dans la culture ont été évitées par les peintres chrétiens. Au début les seules représentions de Dieu le Père étaient faite d’une main au sein d’un nuage.

Progressivement les représentations de Dieu le Père se développent afin de représenter la tête puis le corps entier est dépeint. À la fin de la Renaissance les représentations de Dieu le Père se sont largement diffusées au sein de l’Église occidentale.

Ces images sont progressivement reprises dans le cinéma, et dans la publicité.


Histoire de l'évolution de la représentation de Dieu le Père[modifier | modifier le code]

Apparitions des représentations de Dieu le Père au début du christianisme[modifier | modifier le code]

La main de Dieu dans l'Ascension dans le Sacramentaire de Drogon, vers 850

La main de Dieu est représentée plusieurs fois dans des anciennes synagogues accompagné de décorations diverses, comme dans la synagogue de Doura Europos au milieu du troisième siècle. Cette représentation de la main de Dieu dans l’art juif a sans doute été reprise par les premiers chrétiens dans l’art paléochrétien. Il est ainsi commun d’avoir dans l’Antiquité tardive tant occidentale qu’orientale des représentations des actions de Dieu représentés par la main et ceci jusqu’à la fin de l’art romain.

Historiquement, Dieu le Père se manifeste beaucoup plus fréquemment dans l’Ancien Testament et Dieu le Fils se manifeste surtout dans le Nouveau Testament. Cependant certains artistes représentent Dieu le Père à travers la représentation traditionnelle de Jésus-Christ[1], notamment pour représenter Dieu le Père dans le récit d’Adam et Eve, où certains artistes utilisant la figure de Jésus-Christ pour représenter Dieu marchant dans le jardin (Livre de la Genèse 3,8).

Photo du Dogmatic Sarcophagus représentant Trois figures similaires de la Trinité

Le récit de la Genèse affirme que la création du monde à la figure unique de Dieu, généralement crédité à Dieu le Père. Toutefois ce même récit parle à la première personne du pluriel pour décrire l’œuvre créatrice de Dieu : « Dieu dit, faisons l’homme à notre image et notre ressemblance » (Livre de la Genèse 1, 26 ). Le Nouveau Testament mentionne à deux reprise l’œuvre créatrice de Jésus-Christ (Jean 1, 3 et Épître aux Colossiens 1,15), ce qui conduisit certains chrétiens à associer la Création au Verbe, ou à Dieu le Fils. Ces interprétations ont été en partie confirmées par le symbole de Nicée, en 325 après Jésus-Christ, affirmant la consubstantialité de Dieu.

C’est une habitude d’avoir des représentations de Jésus-Christ comme Verbe prenant la place de Dieu le Père en créant le monde seul, ou commandant à Noé de construire l’arche, ou même parlant à Moïse dans le Buisson ardent[2]. Au cours du IVe siècle c’est une période ou les représentations des trois personnes de la trinité sont similaires, comme le Dogmatic Sarcophagus en est l’un des exemples au Vatican.


Tableau du couronnement de la Sainte Vierge par Enguerrand Quarton

D’autres cas isolés dans l’iconographie tout au long du Moyen Âge montrent des images similaires de la Trinité, comme le montre la peinture d’Enguerrand Quarton lors du couronnement de la Sainte Vierge[3].

L’utilisation d’images de Dieu continuèrent à augmenter tout au long du septième siècle, jusqu’à ce que l’empereur byzantin Justinien II mis une image de Dieu dans les pièces en or. Cependant le développement des images de Dieu n’incluaient pas les représentations de Dieu le Père. Le concile in Trullo en 692 ne condamne pas spécifiquement les images de Dieu le Père mais suggère que les représentations de Jésus-Christ soit préférés dans les représentations de l’Ancien Testament.

Le début du VIIIe siècle marque le début de la crise iconoclaste. L’empereur Leon III (717-741) supprima l’utilisation et la représentation de Dieu à travers des icônes par un décret impérial au sein de l’Empire byzantin. Les arguments théologiques affirmaient qu’il était impossible de représenter la nature divine et humaine du Jésus dans le même temps. Toutes les représentations de Dieu étaient alors suspectes et on n’observa aucune représentation de Dieu pendant près de deux siècles au sein de l’Empire byzantin.

Fin de l'iconoclasme[modifier | modifier le code]

Le deuxième concile de Nicée en 787 met fin à la première période de l’iconoclasme byzantin et restaure la dévotion aux icônes et aux représentations de Dieu. Cependant la fin de la condamnation des représentations de Dieu ne se traduit pas par un développement des représentations de Dieu le Père. Même les partisans des représentations de Dieu, comme Jean Damascène, continuent à faire une distinction entre les représentations de Dieu le Père et de Jésus-Christ. Dans son traité Traités contre ceux qui décrient les saintes images Jean Damascène affirme que Dieu le Père ne s’étant pas incarné comme Jésus-Christ conduit à l’impossibilité de le représenter par des images.

Origines des différentes représentations de Dieu le Père[modifier | modifier le code]

Les représentations visuelles de Dieu le Père[modifier | modifier le code]

Dans la peinture[modifier | modifier le code]

Dans le théâtre[modifier | modifier le code]

Dans le cinéma[modifier | modifier le code]

Dans la publicité[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Adolphe Napoléon Didron, 2003 Christian iconography: or The history of Christian art in the middle ages, Volume 1 ISBN 076614075X pages 167
  2. (en) Adolphe Napoléon Didron, 2003 Christian iconography: or The history of Christian art in the middle ages, Volume 1 ISBN 076614075X pages 167-170
  3. Dominique Thiébaut: "Enguerrand Quarton", Grove Art Online. Oxford University Press, 2007