Thierry d'Isembourg (archevêque)

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Thierry d'Isembourg
Image illustrative de l'article Thierry d'Isembourg (archevêque)
Blason de Thierry d'Isembourg sur les remparts de Höchst
Biographie
Naissance vers 1412
Décès 7 mai 1482
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 13 août 1478
Archevêque de Mayence
1475 – 1482
Précédent Adolphe II de Nassau Adalbert III de Saxe (administrateur) Suivant
Archevêque de Mayence
1459 – 1461 ou 1463
Précédent Dietrich Schenk von Erbach Adolphe II de Nassau Suivant
Autres fonctions
Fonction laïque
Grand électeur
Recteur de l'université d'Erfurt
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Thierry d'Isembourg[1] (en allemand : Diether von Isenburg, c. 1412 – 7 mai 1482) ou encore Ditrich d'Isembourg[2] fut archevêque de Mayence de 1459 à 1463, et de 1475 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry d'Isembourg, fils de Thierry (en allemand : Diether Ier), est issu de l'illustre maison des comtes d'Isenburg-Büdingen. Il étudie à l'université d'Erfurt, dont il devient recteur en 1434. À l'âge de seize ans, il est fait chanoine de la cathédrale Saint-Martin de Mayence. Un peu plus tard, il perçoit des prébendes dans les chapitres des cathédrales de Cologne et Trèves. En 1442, il devient prévôt dans les églises collégiales de Saint-Victor et Saint-Jean à Mayence, en 1446 custode de la cathédrale Saint-Martin de Mayence[3]. En 1456, Thierry aspire au siège vacant de Trèves, mais le siège échoit finalement à Jean II de Bade.

Après la mort de l'archevêque et électeur de Mayence Dietrich Schenk von Erbach, le 6 mai 1459, Thierry d'Isembourg est élu archevêque de Mayence. Il prend possession de son évêché sans attendre l'approbation, ni du pape, ni de l’empereur. En apprenant que Thierry n'avait pas l'intention de venir à Mantoue, où se tenait un important Concile sur une possible croisade contre les Turcs, le pape Pie II lui fit dire que, s'il voulait une bulle de confirmation et le pallium, il lui fallait venir à Mantoue en personne. Thierry promet alors de comparaître en personne devant la cour papale avant un an et de payer les annates, qui s'élevaient alors à 20 550 florins rhénans. Mais il ne tient pas sa promesse et se voit aussitôt frappé d’une excommunication mineure. Contre l’avis du pape, il convoque une diète à Nuremberg en février 1461. Cette fois, le pape l’excommunie et le dépose le 21 août 1461.

Le pape nomme à sa place Adolphe de Nassau. Dieter essaye de conserver son siège par les armes, mais il est contraint de céder en octobre 1463. Après sa soumission au nouvel archevêque, il obtient le pardon du Pape. Le 6 septembre 1475, Thierry est de nouveau élu archevêque de Mayence et reçoit cette fois l'approbation pontificale et l'approbation impériale. Il érige alors une nouvelle résidence archiépiscopale à Mayence, le Martinsburg, et fonde en 1477 l'Université de Mayence.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) Ekkehart von der Decken, « Dieter von Isenburg », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), t. 5, Leipzig, Duncker & Humblot,‎ 1877 (lire en ligne), pp.164–170 Ouvrage numérisé par la Bayerische Staatsbibliothek
  • Charles Clémencet, « Diéthère ou Thierri d'Isembourg », dans L'Art de vérifier les dates, t. 15, Paris, Valade,‎ 1819 (lire en ligne), p. 131-133
  • Charles Clémencet, « Diéthère, pour la seconde fois », dans L'Art de vérifier les dates, t. 15, Paris, Valade,‎ 1819 (lire en ligne), p. 134-135

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Appelé ainsi dans Émile Lefranc, « Chapitre IV. De l'Empire et de l'Allemagne (1440-1519) », dans Histoire moderne, depuis le grand schisme d'occident (1378) jusqu'à 1789. Tome premier: Du grand Schisme d'Occident au second âge de la Réforme (1378-1566), Paris-Lyon, Librairie classique de Perisse frères,‎ 1841 (lire en ligne), p. 115
  2. Appelé ainsi par Voltaire, « Electeurs de Mayence », dans Œuvres complètes de Voltaire, tome 25 : Annales de l'Empire depuis Charlemagne, Société littéraire typographique,‎ 1784 (lire en ligne), p. 595-597
  3. L'Art de vérifier les dates, publié en 1750 par Charles Clémencet, avec la collaboration de Maur Dantine et d'Ursin Durand.