Dieffenbach-lès-Wœrth

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Dieffenbach-lès-Wœrth
L'église de la commune.
L'église de la commune.
Blason de Dieffenbach-lès-Wœrth
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Wissembourg
Canton Wœrth
Intercommunalité C.C.Sauer-Pechelbronn
Maire
Mandat
Alphonse Atzenhoffer
2014-2020
Code postal 67360
Code commune 67093
Démographie
Gentilé Dieffenbachois, Dieffenbachoises
Population
municipale
344 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ N 7° 46′ 46″ E / 48.93333333, 7.77944444 ()48° 56′ 00″ Nord 7° 46′ 46″ Est / 48.93333333, 7.77944444 ()  
Altitude Min. 162 m – Max. 242 m
Superficie 3,61 km2
Localisation

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Dieffenbach-lès-Wœrth

Dieffenbach-lès-Wœrth est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. Le nom allemand de la commune est Diefenbach bei Wörth.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dieffenbach-lès-Wœrth

Les armes de Dieffenbach-lès-Wœrth se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'azur à l'étoile de six rais d'argent en chef, au second d'or plein. »[1].

Il s'agit des armes des Puller de Hohenbourg, seigneurs du village au XIVe siècle.

Le nom[modifier | modifier le code]

Ancien Allemand Gruaba qui signifie Grube (fosse, excavation) ou fossé, explication plus plausible puisque l'ancien nom est Diefengruaba, et que d'après d'anciens documents on extrayait de l'argile pour le torchis des maisons (nahe zu Diefengruaba) à côté de Dieffenbach. En 1970 il existait encore une Leimegut d'où l'argile était récupéré.

Diefengruaba est vraisemblablement évoqué pour la première fois en 884 par Charles le Gros.

Le village fut propriété des Puller de Hohenbourg au XIVe siècle. En 1332 le village était en possession des Langraves de Werd, qui le vendirent au Lichtenberg. Après l'extinction de cette maison, le village passe aux mains des Hanau-Lichtenberg en 1570.

Le surnom des habitants[modifier | modifier le code]

Les habitants de Dieffenbach-lès-Woerth sont surnommés les Leimwade, mollets d'argile ou personnes aimant marcher dans la terre glaise jusqu'aux mollets ou Schellewecker. Mais dans les villages environnants, on les appelle les Leimtreppler, qui se traduit par piétineurs d'argile.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Alphonse Atzenhoffer[2] UMP Maire
2001 2008 Alphonse Atzenhoffer UMP Maire
1977 1993 René Lehmann   Maire
1952 1977 Joseph Reymund   Maire
1946 1952 Paul Ferbach   Maire
1935 1946 Joseph Schwartzmann   Maire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 344 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
158 276 270 317 339 344 317 324 299
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
262 300 329 328 320 307 299 267 297
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
291 318 351 374 336 330 344 327 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
331 359 368 354 359 361 348 344 344
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour de forage (Monument commémoratif 2005)
  • Croix de calvaire 1766
  • Croix de chemin 1811
  • Croix de cimetière 1792
  • Fonts baptismaux vers 1800

L'église et la paroisse[modifier | modifier le code]

Source : ADBR Les archives de la paroisse débutent en 1764 (premiers registres). Avant elle est d'abord liée aux seigneurs successifs qui ont possédé le village. Puis vers 1560, Dieffenbach et Preuschdorf dont l'histoire paroissiale est depuis cette époque toujours étroitement liée, font partie de Gœrsdorf jusqu'en 1632. Date à laquelle tous les villages de la région sont dévastés par les Impériaux (guerre de Trente Ans) puis par la peste. Dieffenbach est déserte jusque vers 1680/1684. D'environ 1700 à 1764, Dieffenbach est une des annexes de Preuschdorf qui est elle-même une filiale de Gœrsdorf. Dieffenbach fait une demande pour devenir paroisse avec construction de presbytère, etc. (voir Doc. Images). Preuschdorf devient une annexe de Dieffenbach en 1775. On ne sait rien de la première église.

En 1832, un projet d'une nouvelle église fut confié à Louis Martin Zégowitz, architecte de l'arrondissement de Wissembourg qui l'oriente un peu différemment (est-ouest) mais sur l'emplacement de l'ancienne. La construction est achevée en 1833. Son patron est saint Joseph fêté le 19 mars. Elle est de style néo-roman. Elle est composée d'une nef de 17 m de long sur 10 m de large plafonnée à 9 m de haut, percée de quatre fenêtres en plein cintre de chaque côté, dont une murée actuellement.

Le chœur est en trois parties, également percé d'une fenêtre de chaque côté, fait 6 m sur 6 m sur 9 m de haut. De chaque côté existe une annexe dont celle de gauche sert de sacristie. Les vitraux dont ceux du chœur sont des donations qui proviennent de OTT frères à Strasbourg. Les peintures sont de FEURER et BARTLING de Haguenau, datées de 1920 et 1921. Retable côté gauche : saint Grégoire, saint Jérôme et apparition du Sacré-Cœur à Marguerite Marie Alocoque. Retable de droite : St Ambroise, St Augustin et Longin plantant sa lance dans le flanc de Jésus. Sainte Élisabeth de Hongrie et sainte Odile, protectrice des yeux, sont aussi représentées. Au plafond, on peut voir la transfiguration dessinée par Michel Feurer en 1920. La remise du rosaire à saint Dominique et Catherine de Sienne est de 1921 ainsi que le jardin des Oliviers.

Il y a un maître-autel, deux autels secondaires et une chaire à prêcher en chêne qui forment un bel ensemble fait par BENDICKG ou BENDCKG. Un confessionnal, un baptistère taillé en grès rose avec un couvercle en bois. Une chaire sur colonnes de bois datée de 1834 qui reçoit un orgue neuf en 1847 fabriqué par STIEHR Joseph, facteur d'orgues à Seltz. Source : Service de l'inventaire du patrimoine culturel En 1813, Rinckenbach Joseph, facteur d'orgues d'Ammerschwihr, le remplace par un à 18 Registres. Il est réparé en 1883 et 1893 par Mockers Louis de Seltz. La façade qui est réquisitionnée en 1917 est remplacée par du zinc. Les stations du chemin de Croix sont peintes sur du fer blanc.

En 1893, on construit un clocher-porche, ce qui change la façade. La flèche à 8 pans culmine à 32 m, elle abrite au départ une cloche en Do# au moins jusqu'en 1925, deux autres seront rajoutées vers 1930, 1 en Fa# et l'autre en La#. On construit aussi un presbytère en 1835 qui est la propriété de la commune. La cure a également un jardin qui fait près de 12 ares.

En 1924, année de visite canonique, on note la présence d'une armoire forte, qui renferme un calice et une patène de 1838 poinçonnées par Martin et Dejean, orfèvres à Paris ainsi qu'un ciboire fait par Weihinger Johann fils de Zweibrücken (Deux-Ponts) Sarre, Allemagne.

À l'époque la commune accorde une subvention annuelle à la paroisse de 375 Frs. Le curé touchait 500 Frs et 12 stères de bois, en dehors de son traitement de l'évêché, 80 Frs à la fête patronale et 80 Frs à l'Adoration perpétuelle du Conseil de fabrique, ainsi que 250 Frs pour l'Administration de l'annexe de Preuschdorf. Des Archives sont tenues depuis : Baptêmes 1763, Mariages 1764, Décès 1795, 1res Communions 1846, Confirmations 1847, Annonces 1890, Délibération du Conseil de Fabrique 1827, Budget Compte et Trésorerie 1827. Les Sœurs de Malades de Woerth fournissent les hosties et Lorentz de Bergheim (68) le vin de messe. Sources : Archives paroissiales, visites canoniques de l'évêché de Strasbourg en 1924 et 1930 à Dieffenbach.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Colonel Charles LOGEL né le 24 avril 1914 à Dieffenbach, décédé le 21 mars 1996 à Dijon.

Évadé de France par l'Espagne en 1942, fait prisonnier par les franquistes au camp de Miranda de Ebro (Espagne). Sous un faux nom et une fausse identité, celle de René Lavaud, prétendu citoyen canadien, il parvient à rejoindre les forces françaises au Maroc via Gibraltar au printemps 1943. Nommé lieutenant par décret du général de Gaulle, participe avec la 4e DMM division marocaine de montagne à la libération de la Corse, débarque en Italie avec le Corps expéditionnaire français CEF. Est blessé à la bataille du mont Cassin. Rétabli, il rejoint la 1re armée française sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et participe à la campagne de France, à la libération de l'Alsace et en particulier à celle de Dieffenbach-lès-Woerth. Devant se replier lors de la contre attaque allemande des Ardennes, laisse sa famille en grand péril à Dieffenbach. Il entre avec la 1re armée en Allemagne et participe à la libération et à l'occupation de l'Autriche. Participera ensuite aux événements de Madagascar, à la guerre d'Indochine, et à la guerre d'Algérie. Commandeur de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance, croix de la Valeur militaire et Bronze Star medal de l'US Army.

  • Louis Walter né le 29 décembre 1866 à Dieffenbach et décédé le 18 novembre 1941 à Saverne.

Fondateur de la Roseraie de Saverne et créateur en 1898 de la Société alsacienne et lorraine des Amis des Roses.

  • Georges Weiss né à Dieffenbach le 10 décembre 1872

Avocat à Haguenau et maire de Haguenau de 1919 à 1935 ; Conseiller général UPR de Woerth de 1931 à 1940.

  • Joseph Haag né en 1923 au poste de police de la Walck

Appelé "de Defebacher", Sepp ou "Zigiener Sepp" il est un personnage très connu dans la région qui a vécu une quarantaine d'années à Dieffenbach. On se rappellera de ce personnage assis sur le trottoir en face de l'école en train de tisser ses paniers en osier avec les enfants le regardant faire en sortant de l'école.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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