Diederich Hahn

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Dr. Diederich Hahn

Christian Diederich Hahn (né le 12 octobre 1859 à Osten (Oste) et décédé le 24 février 1918 à Hamburg-Barmbek) est un homme politique et fonctionnaire allemand, national-libéral à ses débuts avant de devenir conservateur. Il est également l'idéologiste antisémite et anti-capitaliste du Bund der Landwirte.

Études et débuts[modifier | modifier le code]

La famille d'Hahn travaille dans le domaine de la construction d'écluse et d'égout depuis le XVIIe siècle. Son père Adolph Diederich Hahn a fréquenté l'école royale hanovrienne de construction et d'architecture de Nienburg et se spécialise dans les écluses de l'Oste[1].

Christian étudie quant à lui l'histoire, la géographie et la philologie germanique à Leipzig et Berlin après avoir passé son Abitur au Gymnasium Athenaeum de Stader. Lors de ses études, à 21 ans, il devient membre fondateur de la Kyffhäuser-Kundgebung qui deviendra plus tard la Verband der Vereine Deutscher Studenten (fédération des associations étudiantes allemande). En 1881, il est avec Friedrich Naumann, ami et étudiant en théologie, porte-parole de l'organisation[2],[3],[4]. Naumann est un fervent partisan des thèses chrétienne-sociale du prédicateur berlinois Stoecker. Ensemble avec Hahn, ils cherchent des alternatives à l'attraction croissante qu'ont les ouvriers pour les thèses social-démocrates. Cela va de l'antimatérialisme, au nationalisme-chrétien en passant par le social-conservatisme. Ils cherchent une alternative aussi parce que les lois antisocialistes en application en 1881 conduisent à une fragmentation croissante de la société allemande[5]. Adolf Stoecker, grâce à sa croisade contre le capitalisme s'est fait un nom. Il utilise le ressentiment antisémite présent chez les petits bourgeois berlinois contre les riches juifs pour appuyer ses idées[6]. Son mouvement reprend également une partie des thèses développées plus tôt par l'historien berlinois Heinrich von Treitschke spécialisé dans les questions d'identités. La Kyffhäuser-Kundgebung est une organisation à la fois monarchiste, chrétienne, antisémite et nationaliste[7]. À ses débuts, la moitié de ses membres étaient des théologiens.

Il passe ses examens finaux à Berlin, puis enseigne l'économie et le droit au Kaiserin-Augusta-Gymnasium de Charlottenburg de 1885 à 1886[8]. À partir du 1er octobre 1886, il devient directeur du groupe chargé de l'économie à la Deutsche Bank à Berlin. Il passe son doctorat sur le thème Deichrecht der Altendorfer Schauung (droit d'écluse du village de Schauung). À la deutsche Bank, il a pour collègue Georg von Siemens, et travaille notamment sur le projet du chemin de fer Berlin-Bagdad[9],[10]. Le 31 décembre 1893, il quitte la banque suite à des différends politique avec Georg von Siemens, qui était lui-même membre du Reichstag et vient de perdre son mandat.

Depuis 1889, Hahn est lieutenant de réserve du 3e régiment de la garde à pieds royale prussienne[11], puis premier lieutenant en 1901. Son appartenance à ce régiment a surement eu un rôle important dans sa conversion aux thèses national-conservatives. En 1921, il est muté au 9e régiment de Potsdam.

Il se marie en 1897 à la pianiste Margarete Böing, qui a notamment étudié au conservatoire Klindworth-Scharwenka et qui est issue d'une famille d'entrepreneurs du haut-Limbourg. Elle écrit sous le pseudonyme de Margarete von der Oste des livres pour enfants ainsi que des romans traitant principalement des fermiers, des industriels et des bonnes familles de Westphalie. Elle est 19 ans plus jeune que Chritian[12] et devient rapidement un de ses principaux conseillers en matière de politique. Elle écrit sa biographie en 1936 sous le titre Dein Vater (ton père).

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Après le départ du pouvoir d'Otto von Bismarck, Hahn considère que ses idées politiques restent adaptées pour conquérir la 19e circonscription, dans les environs de Hanovre, récemment annexé par la Prusse. Il est allié au député au Landtag et propriétaire d'une briqueterie Johann Schoof et à Peter Rickmers de la Rickmers Reismühlen Bremerhaven[13].

Diederich Hahn avait déjà attiré l'attention du chancelier 10 ans auparavant lors des journées du VDSt et est régulièrement invité à Friedrichsruh depuis lors[8],[14]. Hahn réussit à faire élire l'ancien chancelier face au candidat des Welfes von Plate et au social-démocrate Schmalfeldt. Suivant les vœux de Bismarck, qui ne s'était pas rendu dans sa circonscription et qui renonce finalement à son mandat, son successeur au poste doit être Hahn. Cela en fait le plus jeune député du Reichstag. Il y siège pour la circonscription de Neuhaus (Oste), Hadeln, Lehe, Kehdingen, Jork de 1893 à 1903 puis de 1907 à 1912.

De 1893 à sa mort en 1918, il est membre de la chambre des députés prussienne et de 1894 à 1918 du Landtag provincial d'Hanovre. Au Reichstag il fait d'abord partie des rangs national-libéraux avant de rejoindre les conservateurs.

Diederich Hahn a défendu le point de vue des conservateurs sur la politique agricole dans les débats sur celle-ci dans les trois parlements où il siège. En tant que défenseur des classes moyennes, il ne défend pas que les intérêts des agriculteurs, il cherche aussi à protéger les industriels, les artisans, les vendeurs et les marins : « D'abord la politique intérieure, après la politique mondiale »[15]. En disant cela, il refuse l'expansion du grand capital, ce qui lui crée pas que des amis.

Après la faillite de la Leipziger Bank à cause de spéculations mal placées, il demande en 1902 au Reichstag la création d'un fond d'assurance pour le secteur. L'assurance vieillesse et invalidité créée par Bismarck se limite en effet aux salariés, Hahn demande également un fonds pour protéger les travailleurs libéraux. Cela est chose faite en 1911 avec la révision de la loi sur l'assurance pour les salariés[16],[17],[18]. Son talent rhétorique, qu'il utilise à profusion, il prend ainsi 400 fois la parole en 1911 au Reichstag, en fait un des hommes politiques les plus connus du parlement dans la période allant jusqu'en 1914[19],[20].

Leader de la Bundes der Landwirte[modifier | modifier le code]

Le bureau de la Bund der Landwirte aux alentours de 1900, Diederich Hahn (gauche), Conrad Frhr. v. Wangenheim et Gustav Roesicke

Hahn est membre de la Bund der Landwirte (BdL) depuis sa constitution le 18 février 1893, lors de laquelle il discourt, de 1897 à 1918, il fait partie du bureau à 3 de la fédération[21]. Il est rémunéré pour son travail à ce poste et ce faisant, et à l'image de Gustav Stresemann, est l'un des premiers hommes politiques de métier[22],[23]. Hahn propage de manière fervente les idées de la BdL dans la presse écrite. Il est cofondateur du Deutschen Tageszeitung et membre du conseil de direction jusqu'en 1918. Hahn est un des grands artisans de l'organisation moderne de la BdL.

Positions politiques[modifier | modifier le code]

En tant qu'idéologue dans la fédération, il est un des acteurs de la création d'un courant de droite radical-national, populiste, anti-capitaliste et antisémite en Allemagne[24]. Au parlement il déclare : les Allemands appartiennent « à la noblesse du monde. La plus haute race au monde a la légitimité pour le dominer. »[25],[26].

En 1902, un conflit éclate entre les conservateurs et la BdL. Les conservateurs refusent de soutenir la BdL dans sa volonté de maintenir des taxes de douanes élevées, en particulier sur les importations céréalières provenant de Russie et les importations de fruits d'Autriche. En mesure de représailles, la BdL présente 66 candidats aux élections législatives du Reichstag de 1903. Parmi eux, seulement quatre sont élus. Hahn y perd également son mandat[27]. Hahn conserve toutefois son poste de député.

L'influence politique de la BdL, et donc d'Hahn, dans la politique de l'empire a longtemps été sous-estimée.

Comme beaucoup de conservateurs, Hahn est sceptique quant à la politique de construction d'une marine menée par Alfred von Tirpitz. Il parle d'un « affreuse flotte »[28],[29],[27],[30]. Pour lui la construction de la flotte marque un pas vers un État industriel orienté vers l'export et en conséquence moins orienté vers l'agriculture[31]. Il pense également que rien n'est plus favorable aux socialistes que la hausse des impôts, touchant l'ensemble de la population, qui accompagne cette tentative de mettre la flotte allemande sur un pied d'égalité avec celle britannique[32]. Il déclare, cette politique maritime « nous mènera inévitablement à un face-à-face dangereux avec l'Angleterre, ce qui nous laissera démuni face à nos ennemis jurés : les Moscovites et les Français »[33],[32].

Dernières années et postérité[modifier | modifier le code]

Dans les dernières années de sa vie, Diederich se consacre à la culture d'un domaine de bruyère, du nom de Haneworth, proche de Lamstedt et y établit sa famille. Le parc est dessiné par Georg Hölscher de Harburg, où il avait conçu le parc municipal. Toutes ces plantations et les allées avoisinantes sont aujourd'hui monument national[34].

En 1914, au déclenchement de la guerre, Diederich Hahn, alors âgé de 55 ans, fidèle à ses idéaux patriotiques, se porte volontaire pour le front occidental. Il y démontre ses capacités d'organisation au grade d'Etappenkommandant[35]. En février 1918, il meurt de manière inattendue à l'âge de 58 ans à Barmbek dans la réserve Lazarett, sa plus jeune fille a alors seulement 4 mois. Il est enterré à Basbeck an der Oste.

Le germaniste Harmut Eggert pense que Diederich Hans a pu servir de modèle au personnage de Heinrich Mann, Diederich Heßling dans le roman Der Untertan. Le professeur George S. Vascik de l'université de Miami ne partage toutefois pas cet avis, tout comme la chercheuse de Mayence Ariane Martin[36],[37],[38]. Diederich Hessling, étymologiquement Theoderich, l'allemand laid, est très différent de Hahn, c'est un admirateur de l'empereur par exemple alors qu'Hahn en était un farouche critique[39].

Thomas Nipperdey considère Hahn comme un intellectuel de droite carriériste, populiste, nationaliste et antisémite[40]. Ses contemporains tel le poète Hermann Allmers, apprécient son humour, sa gaieté, sa chaleur humaine et sa vision claire des choses[41],[42]. Le professeur berlinois d'histoire Wilhelm Schüssler pense que Hahn, partagé intérieurement entre sa fidélité d'officier prussien envers la couronne et ses critiques envers l'empereur, est un « homme fidèle au roi, qui a rapidement su qu'il allait lui-même creuser la tombe des Hohenzollern »[43],[44]. En tant qu'homme politique Hahn lutte contre l'empereur, en tant que fidèle de la couronne, il parle devant le Reichstag et le roi en 1908 dans le cadre de l'affaire du Daily Telegraph afin, avec Elard von Oldenburg, de demander la démission du chancelier Bülow qui aurait trahi son souverain[45],[46].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Thomas Nipperdey, Deutsche Geschichte 1866–1918. Machtstaat vor der Demokratie, Munich, C. H. Beck,‎ 1992 (ISBN 3-406-34801-7)
  • (de) Heinz Haushofer,  Hahn, Diederich dans Neue Deutsche Biographie (NDB), volume 7, Berlin : Duncker & Humblot, 1966, p. 504 f.
  • (de) « Christian Diederich Hahn », Stader Jahrbuch,‎ 1985, p. 82-98 (lire en ligne)
  • (de) Gunda Sossinka, Diederich Hahn, Direktor des Bundes der Landwirte. Sein Beitrag zur Diskussion um die Agrarpolitik des wilhelminischen Reiches, Göttingen,‎ 1974, thèse
  • (de) Robert Wiebalck, Diederich Hahn, 1859–1918, Hildesheim, Otto Heinrich May,‎ 1954 (lire en ligne), p. 97–107
  • (de) Margarete Hahn, Dein Vater. Briefe an meine Tochter, Leipzig, Koehler & Amelang,‎ 1936
  • (de) Gottlieb Klauder, « Diederich Hahn zum 100. Geburtstag », Akademische Blätter, Zeitschrift des Verbandes der Vereine Deutscher Studenten (Kyffhäuser Verband), Kiel, no 61,10,‎ 1959, p. 181-182
  • (de) « Christian Diederich Hahn », dans Deutsches Geschlechterbuch, Limburg, C.A. Starke,‎ 1979 (lire en ligne), chap. 180, p. 237-251
  • (de) Siegfried v. Volkmann, Hans v. Arnim und Georg v. Below :Deutscher Aufstieg. Bilder aus der Vergangenheit und Gegenwart der rechtsstehenden Parteien., Berlin,‎ 1925, « Diederich Hahn »
  • (de) Alfred Vagts, « Diederich Hahn - Ein Politikerleben », Jahrbuch der Männer vom Morgenstern, Bremerhaven, no 46,‎ 1965, p. 155–192
  • (de) Bernd Haunfelder, Die konservativen Abgeordneten des Deutschen Reichstags 1871-1918 - Ein biographisches Handbuch, Münster,‎ 2010 (ISBN 978-3-402-12829-9)
  • (de) Rudolf Martin, Diederich Hahn, Berlin, Deutsche Machthaber,‎ 1910 cité dans (de) Margaret L. Anderson, Lehrjahre der Demokratie - Wahlen und politische Kultur im Deutschen Kaiserreich, Stuttgart,‎ 2009 (ISBN 978-3-515-09031-5)
  • (de) Gisela Marzin et Margarete Böing, Kämpfer, Essen, Alcorde Verlag,‎ 2006, p. 311-328
  • (de) Karl Massmann, « Diederich Hahn - Friedrich Naumann - Hermann Ehlers », Akademische Blätter, no 57,‎ 1955, p. 188
  • (de) Heinz Mohrhoff, « Diederich Hahn zum 50 Todestag », CuxhavenerAllgemeinen et Niederelbe Zeitung, Cuxhaven,‎ 1968
  • (de) Wilhelm Schüssler, Kaiser Wilhelm II. Schicksal und Schuld., Göttingen, Musterscheid Verlag,‎ 1962, p. 85
  • (de) Otto, Graf zu Stolberg-Wernigerode, Die Unentschiedene Generation, Deutschlands konservative Führungsschichten am Vorabend des Ersten Weltkrieges, Munich et Vienne, R. Oldenbourg,‎ 1968, 488 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Hans Lefevre et Jürgen Bohmbach, Von Johann Hane 1664 bis J.D. Hahn, 1984. Eine Bauchronik aus dem Elbe-Weser-Dreieck., Stade, Hansa-Druckerei Stelzer,‎ 1984
  2. (de) « Der Verein deutscher Studenten: Leipziger Studenten gedenken der ersten zehn Jahre (1881–1891) » (consulté le 13 novembre 2011)
  3. (de) Gottlieb Klauder, « Diederich Hahn zum 100. Geburtstag », ademische Blätter, Zeitschrift des Verbandes der Vereine Deutscher Studenten (Kyffhäuser Verband), Kiel, no 61,10, 181-182,‎ 1959
  4. (de) Theodor Heuss, Friedrich Naumann. Der Mann, das Werk, die Zeit, Stuttgart/Berlin,‎ 1937, p. 40
  5. (de) Rüdiger vom Bruch, Friedrich Naumann in seiner Zeit., Walter de Gruyter,‎ 2000 (ISBN 3110166054, lire en ligne), p. 129
  6. (de) Otto Graf zu Stolberg-Wernigerode, Die Unentschiedene Generation, Deutschlands konservative Führungsschichten am Vorabend des Ersten Weltkrieges., Munich, R. Oldenbourg,‎ 1968, p. 235
  7. Nipperdey, p. 302
  8. a et b Vagts 1965
  9. (de) Albert Herzog, Ihr glücklichen Augen. Ein Karlsruher Journalist erzählt aus seinem Leben, Karlsruhe,‎ 2008 (ISBN 978-3-88190-500-8), p. 46 et 52-53
  10. (de) Martin L. Müller, The Historical Institute of Deutsche Bank, Financial History,‎ 1997, p. 94-95
  11. (de) N.N. von Kathen, Das 3. Garde-Regiment zu Fuß 1860–1890., Berlin,‎ 1891, Anhang: Liste "Reserve-Offiziere", Nr. 41
  12. la lettre de mariage a été conservée.
  13. Manfred Hank, Kanzler ohne Amt. Fürst Bismarck nach seiner Entlassung 1890-1898, Munich,‎ 1977, thèse
  14. (de) Rudolf Vierhaus, Das Tagebuch der Baronin Spitzemberg geb. Freiin v. Varnbüler - Aufzeichnungen aus der Hofgesellschaft des Hohenzollernreiches, Göttingen,‎ 1960, p. 307
  15. (de) J.J. Cordes, « Erst Heimatpolitik - dann Weltpolitik », Niederdeutsches Heimatblatt, Mitteilungsblatt der Männer vom Morgenstern, Bremerhaven, no 111,‎ mars 1959
  16. (de) Barbara Bichler, Die Formierung der Angestelltenbewegung im Kaiserreich und die Entstehung des Angestelltenversicherungsgesetzes von 1911, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang,‎ 1997, thèse écrite à Munich
  17. (de) « Compte rendu d'une séance du Reichstag de mars 1900 » (consulté le 14 novembre 2011)
  18. (de) « Wer hat die Angestelltenversicherung geschaffen? », Rostocker Anzeiger, Rostock, no 285,‎ 5 décembre 1924
  19. Haunfelder
  20. Martin, Rudolf
  21. Volkmann, p. 357-360
  22. (de) Margaret L. Anderson, Lehrjahre der Demokratie - Wahlen und politische Kultur im Deutschen Kaiserreich, Stuttgart,‎ 2009, p. 471
  23. (de) Joachim Radkau, Max Weber: Die Leidenschaft des Denkens, Munich,‎ 2005 (ISBN 978-3-446-20675-5), p. 619
  24. Nipperdey, p. 606
  25. « alle zum Adel der Welt. Der höchsten Rasse in der Welt gebührt die Herrschaft über sie. »
  26. (de) Werner Eugen Mosse, Juden im wilhelminischen Deutschland 1890–1914., Mohr Siebeck,‎ 1998 (ISBN 3161470745, lire en ligne), p. 461
  27. a et b Nipperdey, p. 539
  28. « grässlichen und hässlichen Flotte. »
  29. (de) Hermann v. Eckardstein, Lebenserinnerungen und Politische Denkwürdigkeiten, t. 2, Leipzig, Paul List,‎ 1920, p. 159-160
  30. Stolberg-Wernigerode, p. 235
  31. Nipperdey, p. 716
  32. a et b Stolberg-Wernigerode, p. 234
  33. « muss uns notgedrungen in einen gefährlichen Gegensatz zu England bringen und dieses in die Arme unserer Erzfeinde der Moskowitzer und Franzosen treiben. »
  34. .(de) Jens Beck, Historische Gutsgärten im Elbe-Weserraum, Geschichte und kulturhistorische Bedeutung der Gutsgärten als Teil der Kulturlandschaft, Stade,‎ 2009 (ISBN 978-3-931879-42-6), « Gut Haneworth », thèse
  35. Klauder 1959
  36. (de) Hartmut Eggert, « Das persönliche Regiment“. Zur Quellen- und Entstehungsgeschichte von Heinrich Manns Untertan. », Neophilologus, no 55,‎ 1971, p. 298–316
  37. (en) George Vascik, Larry Eugene Jonas et James Retallack, Between Reform, Reaction and Resistance. Studies in the History of German Conservatism from 1789 to the Present., Providence, Berg Press,‎ 1993, « Agrarian Politics in Wilhelmine Germany. Diederich Hahn and the Agrarian League. », p. 229-259
  38. (de) Ariane Martin, Dagmar von Hoff et Anett Holzheid, Identität und Gender. Aspekte medialer Verwandlungen, Munich, Martin Meidenbauer,‎ 2010, « Mentalität und Medialität, Identität und Inszenierung. Ein Paar als drittes Geschlecht in Heinrich Manns Roman Der Untertan und Wolfgang Staudtes Verfilmung », p. 29-58
  39. J.D. Hahn-Godeffroy, Heinrich Mann-Jahrbuch, Lübeck, Heinrich Mann-Gesellschaft,‎ 2011 (lire en ligne), p. 285
  40. Nipperdey, p. 584
  41. Wiebalck 1954
  42. Hahn 1985
  43. « königstreuen Mann, der schon früh wusste, dass sich die Hohenzollern selbst das Grab graben »
  44. Schüssler 1962
  45. Schüssler 1962, p. 60
  46. (de) Peter Winzen, Das Kaiserreich am Abgrund. Die Daily Telegraph-Affäre und das Hale-Interview von 1908, Stuttgart,‎ 2002