Dida Diafat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dida Diafat est un boxeur de boxe thaïlandaise des années 1990 en France, son âge d'or ; il l'a popularisé et est devenu un exemple pour les jeunes de banlieues.

Son enfance[modifier | modifier le code]

Il est né en Algérie le 24 avril 1970. Il est arrivé en France à l'âge d'un an et demi. Dida grandit à Villiers-le-Bel. C'est sa grand -mère qui l'élève et qui subvient aux besoins en travaillant comme femme de ménage. L'école ne lui réussit pas, il aime le sport et plus particulièrement le football. Dida est un de ces nombreux jeunes de banlieue au parcours difficile. Indiscipliné, il se fait renvoyer du lycée.

Son parcours[modifier | modifier le code]

En 1989, à 18 ans, Dida découvre la boxe thaï au club du Derek à la Courneuve. Les entraîneurs de l'époque sont les frères René et Antoine Desjardins et Léon "papi". "En sortant, j'ai rencontré la boxe thaï et René Desjardins, animateur du club Derek, Cité des 4000 à la Courneuve. C'était le sport à la mode dans les banlieues. J'ai senti que ce serait le mien".

Ces passionnés vont l'initier à ce nouveau sport en vogue dans les banlieues, "la boxe thaï". Le Derek est l'une des plus grandes écoles françaises, avec le Nemrod et le Lumpini. Parmi ses partenaires de salle on retrouve Joël César, Joss, Fabrice Allouche. Dida, enthousiaste mais aussi inconscient du travail nécessaire, veut absolument boxer. Trois semaines après ses débuts, il effectue son premier combat, qu'il perd. Dida comprend que ce sport n'est pas si simple, que gagner demande de la patience et du travail.

Son parcours exceptionnel a fait l'objet d'un livre autobiographique "De l'enfer de la banlieue à Hollywood" et d'une adaptation pour l'écran, romancée, intitulée Chok Dee. Ce film retrace le parcours hors norme d’un jeune de banlieue, qui lors d’un séjour en milieu carcéral fait une rencontre déterminante : un détenu, ancien champion de boxe thaï qui l’initie à ce sport extrême. À sa sortie, le jeune suit le conseil de l’ancien : aller s’entraîner dans un camp en Thaïlande. Là-bas, l’intégration est longue et difficile. Mais, la détermination, l’humilité et l’entraînement intense amènent l’ex-jeune de banlieue à devenir un combattant redoutable et même le multiple champion du monde que l’on connaît. Dida y joue son propre rôle.

Ses combats[modifier | modifier le code]

Après plusieurs événements successifs négatifs, dont une défaite à Lyon contre le Thaïlandais Daris Soh Tanikul en 1990, il décide d'aller au pays du Muay-Thaï, en Thaïlande. Il reste dans un camp d'entraînement six mois, puis revient en France et remporte les championnats de France. Il a fait une quarantaine de séjours en Thaïlande. En 1991, au terme de deux ans d'entraînement, il décroche son premier titre de champion du monde dans la catégorie des -63.5 kilos, par une victoire au 3ème round par KO face au Thaïlandais Sone Narrine (à Nanterre). C'est un festival de la part du boxeur, coups de poings, middles et genoux sautés. En 1993, il devient champion du monde face à Ramon Dekkers.

Sa reconversion[modifier | modifier le code]

Dida est aujourd'hui créateur de mode et chef d'entreprise de KOBEY, la marque de vêtements de boxe américaine qu'il a rachetée. Une partie des bénéfices générés par KOBEY est reversée à des associations qui œuvrent en faveur des jeunes issus des quartiers en difficulté.

Dida pousse aujourd'hui les jeunes à donner le meilleur d'eux-mêmes à travers le sport et fait la promotion de l'importance de la santé physique et de la persévérance. À la demande de mairies ou de centres de formation, Dida intervient par des conférences-débats pour expliquer son parcours et sa réussite.

Début janvier 2008, Roseline Bachelot (Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports) a nommé officiellement Dida Diafat chargé de mission pour organiser et développer les sports de combat dans toutes les banlieues de France.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

  • 87 combats
  • Participation à 16 championnats du monde
  • 11 titres de champion du monde, de 1991 à 1998.
  • 2 victoires face à Ramon Dekkers

Élu meilleur boxeur pieds-poings en 1993, 1994 et 1995.

Récipiendaire de la plus prestigieuse récompense de Thaïlande : le vase Songh Shaï.