Dickinsonia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dickinsonia

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Dickinsonia costata

Classification
Règne Animalia
Sous-règne Eumetazoa
— non-classé — Bilateria
Embranchement Proarticulata
Classe Dipleurozoa
Famille Dickinsoniidae

Genre

Dickinsonia
Sprigg, 1947

Dickinsonia est un genre fossile, emblématique de la faune de l'Édiacarien, vivant il y a environ 555 à 560 millions d'années. Il ressemble grossièrement à un ovale nervuré à symétrie bilatérale. Sa classification systématique est controversée en raison des caractéristiques de ce genre fossile, difficilement comparables aux êtres vivants actuels. La plupart des interprétations le considèrent comme un animal, alors que d'autres suggèrent qu'il pourrait être un champignon, ou encore un représentant d'un règne désormais éteint.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Dickinsonia a été décrit pour la première fois en 1947 par Reg Sprigg[1], l'inventeur de la faune de l'Édiacarien en Australie, qui l'a nommé en référence à Ben Dickinson, alors directeur des mines de l'Australie-Méridionale et à la tête du ministère qui employait Reg Sprigg.

Registre fossile[modifier | modifier le code]

Dickinsonia est connu à partir d'empreintes de tissus mous dans les grès quartzeux des collines Ediacara[2] et dans d'autres sites des Flinders Ranges en Australie-Méridionale, ainsi qu'en Podolie en Ukraine et dans la région de la mer Blanche et de l'Oural central en Russie. L'âge des fossiles est compris entre 560 et 555 Ma (millions d'années)[3].

Description[modifier | modifier le code]

Les spécimens récoltés de Dickinsonia vont de quelques millimètres à environ un mètre de longueur, et d'une fraction de millimètre à quelques millimètres d'épaisseur[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Reg C. Sprigg, « Early Cambrian(?) Jellyfishes from the Flinders Range, South Australia », Trans. Roy. Soc. S. Aust., vol. 71, no 2,‎ 1947, p. 212-224 (lire en ligne [PDF]).
  2. (en) Gregory J. Retallack, « Growth, decay and burial compaction of Dickinsonia, an iconic Ediacaran fossil », Alcheinga, vol. 31, no 3,‎ 2007, p. 215-240 (DOI 10.1080/03115510701484705, lire en ligne [PDF]).
  3. (en) Dima Grazhdankin, « Patterns of distribution in the Ediacaran biotas: facies versus biogeography and evolution », Paleobiology, vol. 30, no 2,‎ 2004, p. 203–221 (DOI <0203:PODITE>2.0.CO;2 10.1666/0094-8373(2004)030<0203:PODITE>2.0.CO;2).
  4. (en) M. A. Fedonkin, J. G. Gehling, K. Grey, G. M. Narbonne et P. Vickers-Rich, The Rise of Animals. Evolution and Diversification of the Kingdom Animalia. Johns Hopkins University Press,‎ 2007, 326 p. (ISBN 978-0-8018-8679-9)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) A. Yu Ivantsov, « Small Vendian Transversely Articulated Fossils », Paleontological Journal, vol. 41, no 2,‎ 2007, p. 113-122 (DOI 10.1134/S0031030107020013, lire en ligne).
  • (en) E. A. Sperling et J. Vinther, « A placozoan affinity for Dickinsonia and the evolution of late Proterozoic metazoan feeding modes », Evolution & Development, vol. 12, no 2,‎ 2010 (PMID 20433459, DOI 10.1111/j.1525-142X.2010.00404x).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Dickinsonia » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]