Dick Fosbury

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Dick Fosbury Portail athlétisme
Informations
Discipline(s) Saut en hauteur
Nationalité Drapeau : États-Unis Américain
Naissance 6 mars 1947 (1947-03-06) (67 ans)
Lieu Portland (Oregon)
Taille 1,93 m
Poids 83 kg
Entraîneur(s) Berny Wagner
Records
Ancien détenteur du record olympique : 2,24 m (1968)
Distinctions
Élu au Temple de la renommée de l'athlétisme des États-Unis en 1981
Palmarès
Jeux olympiques 1 0 0

Richard Douglas Fosbury dit Dick Fosbury, né le à Portland, est un athlète américain pratiquant le saut en hauteur, célèbre pour avoir popularisé et perfectionné le saut en rouleau dorsal (appelé également le « fosbury-flop »).

Enfance[modifier | modifier le code]

Dick Fosbury est né le 6 mars 1947 dans l'Oregon à Portland, d'une mère secrétaire et d'un père cadre commercial[1]. Pendant son enfance, à l'école, il se rend compte qu'il est doué pour les mathématiques, qu'il apprécie les sciences. Il chante dans son école dans la chorale. En sport, peu à l'aise dans le baseball, il se tourne vers le basket-ball en raison de sa grande taille. Il participe aux épreuves d'athlétisme mais il n'est pas exceptionnel. À cette époque, il voit déjà le sport comme un moyen de rencontrer de nouvelles personnes et non comme une compétition[2].

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Des débuts hésitants[modifier | modifier le code]

La méthode du ciseau.

Dès l'âge de 10 ans, il pratique déjà le saut en hauteur avec la méthode du ciseau, suite à une explication en cours de son professeur[3]. À l'âge de 13 ans, il étudie au lycée de Medford, et continue l'athlétisme. Malheureusement, rien ne le destine à devenir un grand athlète à part sa taille (1 m 93). Il arrive à atteindre une hauteur de 1 mètre 62 à 14 ans en sautant toujours avec cette méthode du ciseau[4]. Cette technique étant limitée par un centre de gravité élevé, ses entraîneurs, Dean Benson et Fred Spiegelberg[5], lui apprennent le rouleau ventral, mais il n'arrive pas à assimiler la technique et plafonne ainsi à 1 mètre 80 pendant deux années.

La découverte du Fosbury Flop[modifier | modifier le code]

Saut ventral par Beilschmidt, première technique de saut enseignée à Fosbury.

Dick Fosbury a maintenant 16 ans, et il ne se décourage pas, il continue à s'entraîner. Petit à petit, la hauteur aidant, son saut évolue. Il a en effet remarqué que s'il se retourne, et qu'il balance ses épaules vers l'arrière, son bassin monte plus haut qu'avec les méthodes traditionnelles, et il passe ainsi la barre plus facilement. Il arrive alors à atteindre les 2 mètres, en passant la barre sur le dos[6].

En mai 1963, à Grants Pass, dans l'Oregon, il participe au meeting lycéen organisé par le Rotary. Devant sa technique, les juges consultent les règles, vérifient et revérifient, et s'inclinent : ce saut est légal[7].

En 1965, peu avant de rejoindre l'Université de Corvallis dans l'Oregon[8], il remporte un titre junior en franchissant 2,01 mètres avec cette méthode peu ordinaire. Berny Wagner, entraîneur à l'Université d'État de l'Oregon le repère et lui propose ses services comme entraîneur[1]. Ensemble, ils essaient de revoir la technique du saut ventral, technique très utilisée par les sportifs de cette époque, mais malheureusement Dick n'y arrive toujours pas, n'ayant pas, selon lui, le temps de remonter sa jambe d'appel[9] et se remet à plafonner à sa hauteur de 1 mètre 80. Toutefois, comme pour lui l'athlétisme est un passe-temps, lorsqu'il est seul, il continue à « s'amuser » à utiliser sa méthode du « ventral inversé » et à s'entraîner[9].

De son côté, son entraîneur commence à le voir plus comme triple sauteur que sauteur en hauteur, ne croyant plus en ses chances de réussir dans la discipline. Dick s'essaie même aux haies, son entraîneur étant un spécialiste de ce sport, mais sans succès[3]. Jusqu'au jour où, suite à un entraînement, il le voit effectuer sa méthode personnelle de ventral inversé et passer une barre d'1 mètre 98 avec une marge encore impressionnante[1]. Convaincu, il reprend confiance en son protégé[3], mais se demande tout de même, perplexe, si ce saut est bien autorisé dans les grandes compétitions. Il est rassuré quand il apprend que oui[10]. Toutefois, comme ce saut est encore inédit, il n'a pas de moyens pour le former et il essaie donc de faire évoluer Dick en le filmant pendant ses sauts, pour voir avec lui comment gagner de la hauteur[5]. Dick fait également des séances de musculation pour améliorer son saut, en musclant ses jambes, avec George Chaplin, ancien entraîneur de l'Université de Washington et entraîneur olympique. Ses entraînements de saut sont toutefois entrecoupés, ses études lui prenant du temps[11].

Toutefois, en 1967, Dick se propulse à 2,10 m lors du Championnat Universitaire des États-Unis, finissant 5e[9]. Il est alors le junior le plus régulier de la saison, dépassant toujours les 2 mètres. En janvier 1968, il s'impose aussi aux championnats en salle, devenant le premier à atteindre une hauteur de 2 mètres 13[7],[12]. Lors des Championnats Nationaux NCAA de 1968, il arrive premier, s'imposant sur le championnat avec une hauteur de 2 mètres 19, son nouveau record personnel[13],[1]. Lors des premières sélections américaines à Los Angeles, il est sélectionné avec un bond à 2,21 m, meilleur saut mondial de l'année[9],[12]. Dick pensait sa place aux Jeux olympiques de Mexico acquise, mais le Comité Olympique organise des sélections supplémentaires en septembre. Il se rend donc à Echo Summit près de South Lake Tahoe (en Californie), sur un site spécialement prévu en altitude, à une hauteur similaire de celle des Jeux olympiques[14], où il termine difficilement 3e des sélections derrière Ed Caruthers[14]. Il participera donc aux Jeux olympiques[10].

La révélation : Les Jeux olympiques de Mexico[modifier | modifier le code]

Pour la première fois, Dick quitte sa région natale pour se rendre à Mexico. Il arrive aux Jeux olympiques de Mexico en 1968 anonymement, mais sa façon de sauter enjoue le public mexicain. À chacun de ses sauts la foule scande ‘olé’ devant sa technique atypique et spectaculaire[6]. Il passe les 5 barres proposées à son premier essai : 2,03 m, 2,09 m, 2,14 m, 2,18 m et atteint 2,20 m. Le Soviétique Valentin Gavrilov, un des favoris, échoue trois fois à 2,22 m. Passant la barre, Dick reste donc en compétition avec son compatriote Ed Caruthers. À son troisième essai, il réussit là où Caruthers échoue : il franchit les 2,24 m et devient champion olympique, sous une bronca mexicaine[15]. Il signe par la même occasion un nouveau record olympique et national[8].

Dans un premier temps son saut est refusé, mais les juges l'accepteront après avoir vérifié que rien dans le règlement n'interdit une telle technique : la seule obligation est en effet de ne prendre l'appel que d'un seul pied[16],[9]. La liesse est telle que les premiers marathoniens qui arrivent dans le stade sont même ignorés.

Il poursuit dans cette voie, remportant à nouveau le titre de champion universitaire NCAA des États-Unis en 1969, lors de sa dernière année d'étude dans l'Oregon, puis en finissant deuxième de l'UAA la même année[8].

Une gloire inévitable et embarrassante[modifier | modifier le code]

Depuis 1956, aucun athlète américain n'avait décroché de médaille en saut en hauteur[17]. Il est donc fêté en héros à son retour. Il est invité à des conférences, sur des plateaux de télévision, rencontre des stars[5]. En outre, ce saut crée à l'époque un véritable engouement dans le pays, les enfants veulent l'imiter et réclament ce sport à leurs professeurs[18]. D'un autre côté, les entraîneurs, encore hésitants, attendent avant de l'apprendre aux athlètes. Les premiers à se lancer dans ce nouveau style sont les athlètes féminines[3], et notamment Debbie Brill, qui en 1970 gagne grâce à ce saut lors des Jeux du Commonwealth à Edimbourg[19]. Son saut fut quant à lui appelé le Brill Bend.

De son côté, Fosbury, qui était peu patriotique à l'époque, surtout concernant la politique américaine sur la Guerre du Viêt Nam, a peu apprécié d'être mis sur un piédestal ou vu comme un héros. Il dit clairement avoir détesté être un symbole, même s'il était fier de sa réussite[20].

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Il échoue aux sélections américaines pour les Jeux olympiques de Munich en franchissant seulement 2,08 m. L'obtention de son diplôme d'ingénieur marquera la fin de sa carrière d'athlète, qui pour lui était plus un loisir qu'autre chose[15].

Par la suite, on découvrit que la première personne à s'être servi de la technique du rouleau dorsal était l'athlète Bruce Quande en 1963[21]. Cependant Fosbury reste le premier à l'avoir utilisé en compétition internationale lors des Jeux olympiques de Mexico. Ce saut s'appellera donc le Fosbury-flop.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Yelena Slesarenko faisant un Fosbury-flop en 2007

Pour avoir révolutionné le saut en hauteur, il fut introduit au Temple de la renommée de l'athlétisme des États-Unis en 1981 et au U.S. Olympic Hall of Fame en 1992 [22].

Grâce à lui, le saut en hauteur passa de 2,28 m (record à l'époque détenu par Valeriy Brumel) à 2,45 m (Javier Sotomayor)[23]. Ce saut marqua un avènement dans le monde du saut en hauteur. Il est encore l'unique référence de nos jours, alors que le rouleau ventral a disparu[15].

Technique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fosbury Flop.

Cette technique a principalement été rendue possible grâce à la présence de matelas qui ont remplacé les bacs à sable. En effet, le sauteur tombe littéralement derrière la barre, ce qui aurait pu s'avérer dangereux s'il n'y avait pas eu ce changement notable.

Fosbury s'approche donc de la barre en décrivant une courbe, puis s'élance, et avec une allure "qui fait penser à un chameau à deux pattes" selon les termes utilisés par un journaliste de l'époque, il effectue un mouvement brusque vers la droite, fait une rotation avec son pied d'appel pour tourner le dos à la barre. Il regarde ensuite la barre pendant qu'il est en l'air, à l'image "d’un homme quelque peu inquiet allongé dans un transat trop petit pour lui” , relève les jambes et se laisse tomber dans les matelas[24].

Une des grandes différences avec le saut ventral est qu'au lieu d'utiliser le pied intérieur, Fosbury utilise le pied extérieur comme pied d'appel, un geste que lui-même désigne comme plus naturel[3].

Les termes pour désigner le Flosbury-flop étaient en effet assez originaux à l'époque : « cette technique apparaît en bifurcation, sur la ligne brisée de l’évolution, dans la voie abandonnée des ciseaux avec esquisse dorsale» dans une revue à l'attention des enseignants[25].

Depuis, les athlètes ont travaillé son saut pour qu'il devienne plus efficace[3].

Carrière hors sport[modifier | modifier le code]

Ses études[modifier | modifier le code]

Après ses études au lycée de Medford, il obtient son diplôme en 1965[8] et va à l'Université d'Etat de Corvallis. Ses études universitaires sont marquées par le divorce de ses parents : il ne verra plus son père par la suite[26]. En 1967, il peine à garder le niveau dans ses études. L'année suivante, à tout juste 21 ans, il est réquisitionné pour rejoindre les forces armées dans la guerre du Viêt Nam. Toutefois, il est réformé pour raison médicale[14]. Il obtient son diplôme en 1969. Il va donc faire ses études en Génie civil dans l'Université de l'État de l'Ohio. En 1972, il obtient son diplôme d'ingénieur des ponts et chaussées[27].

Ingénierie et vie maritale[modifier | modifier le code]

Pendant l'année 1977, il déménage avec sa première femme Janet Jarvis à Ketchum, dans la Sun Valley, où il devient copropriétaire de la société Sawtooth Engineering avec Jim Koonce. Ils commencent avec deux employés[5]. Cette société sera renommé par la suite Galena Engineering[27]. Sa société compte 21 employés en 1998[5].

Il divorce, puis épouse sa deuxième femme, Robin Tomasi[8] et il a un fils, Erich[28],[5],[3].

Son implication dans le sport[modifier | modifier le code]

Passionné de sport, Dick reste fortement impliqué dans le monde du sport et de l'athlétisme, à côté de son travail.

Tous les étés depuis 1989, il dirige des sessions de saut au collège de Bates dans le Maine et, depuis 2007, dans l'Idaho[7]. Il est également le secrétaire général de l'Association Mondiale des Médaillés Olympiques et, en 2004, le Président des Simplot Games[29] dans l'Idaho[27].

Il devient le président de l'Association Mondiale des Olympiens en 2007[30]. Il succède à l'escrimeur hongrois Pál Schmitt.

En outre, pendant toutes ces années, il continue à faire du sport : du vélo en montagne, du roller, du ski de fond, du ski alpin, de la randonnée ; Ketchum est en effet située en pleine montagne[5].

En août 1998, à l'âge de 51 ans, il participe aux World Masters Games dans l'Oregon. Il arrive 3e, atteignant une hauteur de 1,60 mètre[7],[31]. Il n'avait plus concouru depuis 25 ans.

Il est membre du club des « Champions de la Paix », un collectif de 54 athlètes de haut niveau créé par Peace and Sport, organisation internationale basée à Monaco et œuvrant pour la construction d'une paix durable grâce au sport.

2008, une année douloureuse[modifier | modifier le code]

En mars 2008, il s'est vu diagnostiquer un lymphome et s'est fait opérer d'une tumeur en avril de la même année, située au niveau de la colonne vertébrale[28]. Il subit par la suite une chimiothérapie et, en mars 2009, il annonce qu'il est en rémission[32],[33] .

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'été[modifier | modifier le code]

Championnat américain[modifier | modifier le code]

  • 1re place aux Championnats nationaux universitaires NCAA en 1968
  • 1re place aux NCAA en 1969
  • 2e place aux Championnats nationaux AAU en 1969

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (fr) Dick Fosbury, le pionnier : l'évolution athlétique écrit en juin 2008 par Vincent Spletinckx sur le site dyligences, consulté le 8 mai 2009
  2. Don Holst, Marcia S. Popp, American men of Olympic track and field : interviews with athletes and coaches, McFarland,‎ 2004, 208 p. (ISBN 9780786419302), page 49
  3. a, b, c, d, e, f et g (en) Interview de Dick Fosbury pour ESPN SportsZone, sur le site speedendurance.com, consulté le 9 mai
  4. (fr) Dick Fosbury, le pionnier, article écrit par Vincent Spletinckx en juin 2008 issu du site dyligences, consulté le 8 mai 2009
  5. a, b, c, d, e, f et g (en) Fosbury will compete with no fear of flop, article écrit par Kerry Eggers le 12 août 1998 pour le site waterlootrackandfield
  6. a et b (fr) Article sur Dick Fosbury sur le site du CIO, consulté le 8 mai 2009
  7. a, b, c et d (en) Olympics: Four decades later, we're all still doing the Fosbury Flop de Simon Turnbull, le 27 juillet 2008 pour le journal The Independant, consulté le 9 mai 2009
  8. a, b, c, d et e (en) Hall of Fame sur le site de l'USA Track and Field
  9. a, b, c, d et e Henri Charpentier et Euloge Boissonnade, La Grande Histoire des Jeux olympiques, Paris, France-Empire,‎ 1999, 985 p. (ISBN 2-7048-0891-0), p391-392
  10. a et b (fr) Dick Fosbury : un sauteur pas sot.écrit par Walpole et issu du site sportvox, consulté le 9 mai 2009
  11. Don Holst, Marcia S. Popp, op. cit., page 50
  12. a et b (fr) Dick Fosbury, le pionnier : Tout reste à faire. écrit en juin 2008 par Vincent Spletinckx sur le site dyligences, consulté le 8 mai 2009
  13. (en) Fiche IAAF de l'athlète
  14. a, b et c (en) Raising the bar : A man, the Flop and an Olympic gold medal - The Flop, article écrit par Jody Zarkos pour le site sunvalleyguide.com, consulté le 9 mai 2009
  15. a, b et c Gilles Navarro, Les Riches Heures de l'Athlétisme, Turin, Mango sport, coll. « athlétisme »,‎ juin 2003, 133 p. (ISBN 2-84270-398-7), « Dick Fosbury n'a pas fait un flop », p. 88
  16. (fr) Richard Fosbury : la révolution du saut en hauteur ! sur le site olympic.org, consulté le 8 mai 2009
  17. (fr) Dick Fosbury, le pionnier : Une gloire envahissante écrit par Vincent Spletinckx en juin 2008 pour le site dyligences, consulté le 9 mai 2009
  18. (fr+en) Transposition didactique et savoirs de référence : illustration dans l’enseignement d’une pratique particulière de saut, le Fosbury-flop, article de Y. Léziart sur le site cairn.info
  19. (en) Résultats sur le site de la Fédération organisatrice des Jeux du Commonwealth
  20. (en) Douglas Hartmann, Race, culture and the revolt of the black athlete : the 1968 Olympic protests and their aftermath, University of Chicago Press,‎ 2003, 344 p. (ISBN 0226318559), page 18
  21. (en) High jump history rewritten, article de Jon Hendershott sur le site Track and Field News, consulté le 8 mai 2009
  22. (en) Class of 1992 , sur le site teamusa.org
  23. (fr) Dick Fosbury, article du figaro.fr, daté du 1er août 2008, consulté le 8 mai 2009
  24. (fr) Dick Fosbury, le pionnier : Un nouveau départ écrit en juin 2008 par Vincent Spletinckx sur le site dyligences, consulté le 9 mai 2009
  25. (fr) Tiré de Première phase : étonnement, perplexité de l'article La transposition didactique : du « terrain sportif » au « terrain scolaire » tiré du site cairn.info
  26. Don Holst, Marcia S. Popp op. cit., page 51
  27. a, b et c (en) Raising the bar : A man, the Flop and an Olympic gold medal - Back Home, article écrit par Jody Zarkos pour le site sunvalleyguide.com, consulté le 9 mai 2009
  28. a et b (en) In the Stands with Dick Fosbury, 3e paragraphe de l'article tiré du site teamusa.org, écrit par Aimee Berg le 20 août 2008, consulté le 8 mai 2009
  29. Les Simplot Games sont des jeux athlétiques universitaires d'Amérique du Nord, en salle
  30. (en) Executive Committee of WOA sur le site du World Olympian Association, consulté le 9 mai 2009
  31. (en) Résultats 1998 Nike World Masters Games Results sur le site officiel
  32. (en) '68 Medalist Treated at UNMH, écrit par Olivier Uyttebrouck le 1er août 2008 pour le journal d'Albukerque, consulté le 8 mai 2009
  33. (en) Biographie de Dick Fosbury sur le site answers, consulté le 9 mai 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Charpentier et Euloge Boissonnade, La Grande Histoire des Jeux olympiques, Paris, France-Empire,‎ 1999, 985 p. (ISBN 2-7048-0891-0)
  • Gilles Navarro, Les Riches Heures de l'Athlétisme, Turin, Mango sport, coll. « athlétisme »,‎ juin 2003, 133 p. (ISBN 2-84270-398-7)
  • Alain Billouin (préf. Serguei Bubka), 100 Dieux du Stade, Paris, Solar - S03198, coll. « Athlétisme »,‎ 2001, 119 p. (ISBN 2-263-03198-7)
  • (en) Gary Barber, Getting Started in Track and Field Athletics, Trafford Publishing,‎ 2005, 171 p. (ISBN 1412065577, lire en ligne)
  • Don Holst et Marcia S. Popp, American men of Olympic track and field : interviews with athletes and coaches, McFarland,‎ 2004, 208 p. (ISBN 9780786419302, lire en ligne)