Dichlore

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Dichlore
Dichlore
Identification
Nom IUPAC dichlore
No CAS 7782-50-5
No EINECS 231-959-5
No E E925
Apparence gaz jaune-verdâtre, d'odeur âcre[1]
Propriétés chimiques
Formule brute Cl2  [Isomères]
Masse molaire[2] 70,906 ± 0,004 g/mol
Cl 100 %,
Propriétés physiques
fusion -101 °C[1]
ébullition -34,6 °C[1]
Solubilité 14,6 g·l-1 dans l'eau à °C,
7,3 g·l-1 à 20 °C,
5,7 g·l-1 à 30 °C
Masse volumique 2,48 (densité par rapport à l'air)
à 20 °C, 6,864 atm : 1,4085 g·cm-3 (liq.)
à -35 °C, 0,9949 atm : 1,5649 g·cm-3 (liq.)
Pression de vapeur saturante 6,776 bar à 20 °C
8,8 bar à 30 °C
14,3 bar à 50 °C
Point critique 143,81 °C
79,914 bar
0,57688 kg·l-1
Point triple -100,98 °C
0,01387 bar
Vitesse du son 206 m·s-1 (°C, 1 atm)[4]
Thermochimie
Δvap 20,41 kJ·mol-1 (1 atm, -34,04 °C);
17,65 kJ·mol-1 (1 atm, 25 °C)[5]
Cp
Propriétés électroniques
1re énergie d'ionisation 11,480 ± 0,005 eV (gaz)[6]
Cristallographie
Symbole de Pearson oC8\, [7]
Classe cristalline ou groupe d’espace Cmca (no 64)[7]
Strukturbericht A14[7]
Structure type I2[7]
Précautions
Directive 67/548/EEC
Toxique
T
Dangereux pour l’environnement
N



Transport
268
   1017   
NFPA 704

Symbole NFPA 704

SIMDUT[8]
A : Gaz compriméD1A : Matière très toxique ayant des effets immédiats gravesE : Matière corrosive
A, D1A, E,
SGH[9]
SGH03 :SGH04 : GazSGH06 : ToxiqueSGH09 : Danger pour le milieu aquatique
Danger
H270, H315, H319, H331, H335, H400,
Inhalation odeur suffocante
Écotoxicologie
CL50 1 heure :
rat 293 ppm
souris 137 ppm
Seuil de l’odorat bas : 0,02 ppm
haut : 3,4 ppm[10]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le dichlore (Cl2) est un gaz jaune-vert dans les conditions normales de température et de pression (chloros signifie « vert » en grec). Il est 2,5 fois plus dense que l'air. Il a une odeur suffocante très désagréable et est extrêmement toxique.

Le dichlore a été découvert par Carl Wilhelm Scheele en 1774. Il a été utilisé lors de la Première Guerre mondiale en tant que gaz de combat, la bertholite.

Le dichlore est soluble dans l'eau formant l'eau de chlore, mais il n'est pas soluble dans l'eau salée.

La molécule de dichlore est formée de deux atomes de chlore.

Production[modifier | modifier le code]

Le dichlore peut être produit facilement en électrolysant une solution de chlorure de sodium.

2Na+ + 2Cl- + 2H2O → 2NaOH + Cl2 + H2

Scheele le synthétisa en faisant réagir du dioxyde de manganèse avec de l'acide chlorhydrique (HCl).

On peut également en fabriquer de petites quantités grâce à la réaction de l'acide chlorhydrique sur le permanganate de potassium.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le dichlore est utilisé comme matière première pour produire de l'acide chlorhydrique par réaction entre le dichlore et le dihydrogène.

Cl2 + H2 → 2HCl

Il est aussi utilisé pour produire du polychlorure de vinyle (PVC).

Il sert dans la fabrication des produits avec une liaison carbone chlore comme le fluide frigorigène R12 dichlorodifluorométhane.[réf. nécessaire]

Il sert aussi à désinfecter l'eau potable en remplacement de l'eau de Javel.

L'acide urique (urine) mis en contact avec de l'hypochlorite de sodium (eau de javel) peut en produire et aboutir à de graves circonstances.[réf. nécessaire]

Propriétés[modifier | modifier le code]

Le dichlore a la propriété de décolorer la solution d'indigo[11] et plusieurs autres substances organiques. La couleur de plusieurs colorants organiques vient des différences entre les nombreux niveaux d’énergie de leurs liaisons conjuguées. Or le dichlore oxyde les doubles liaisons carbone-carbone qui constituent les systèmes de liaisons conjuguées.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c CHLORE, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. a, b et c (en) Robert H. Perry et Donald W. Green, Perry's Chemical Engineers' Handbook, USA, McGraw-Hill,‎ 1997, 7e éd., 2400 p. (ISBN 0-07-049841-5), p. 2-50
  4. (en) W. M Haynes, Handbook of chemistry and physics, CRC,‎ 2010-2011, 91e éd., 2610 p. (ISBN 9781439820773), p. 14-40
  5. (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc,‎ 2009, 90e éd., Relié, 2804 p. (ISBN 978-1-4200-9084-0)
  6. (en) David R. Lide, Handbook of chemistry and physics, CRC,‎ 2008, 89e éd., 2736 p. (ISBN 978-1-4200-6679-1), p. 10-205
  7. a, b, c et d « The Molecular Iodine (I2) Crystal Structure (A14) », sur http://cst-www.nrl.navy.mil/ (consulté le 17 décembre 2009)
  8. « Chlore » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  9. Numéro index 017-001-00-7 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE no 1272/2008 (16 décembre 2008)
  10. « Chlorine », sur hazmap.nlm.nih.gov (consulté le 14 novembre 2009)
  11. Chimie, terminale S obligatoire, programme 2002, Nathan, coll. « Sirius »,‎ 2008, 351 p. (ISBN 978-2-09-172496-6), p. 248