Diaspora vietnamienne en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Vietnamiens en France

Populations significatives par région
Population totale 300 000
Autres
Régions d’origine

Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam

Langues

vietnamien, français

Religions

Bouddhisme mahayana, Catholicisme

Ethnies liées

Kinh

La diaspora vietnamienne en France comporte des français d'origine Vietnamienne. En 2012, on comptait 300 000 Vietnamiens vivant en France[1].

Contrairement à d'autres communautés vietnamiennes dans le monde occidental, la population vietnamienne en France avait déjà été bien établie avant la Chute de Saïgon et de la diaspora qui en résultait.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'immigration vietnamienne à la France à partir de l'époque coloniale française du pays. Il y avait une représentation significative des élèves et travailleurs vietnamiens dans la France pendant cette époque. Environ 50 000 et 20 000 travailleurs vietnamiens ont migré en France pendant la Première Guerre mondiale et la Deuxième Guerre mondiale respectivement pour aider la France métropolitaine avec l'effort de guerre. Beaucoup des ces migrants ont décidé de rester dans le pays après les guerres et ont travaillé dans usines ou chemins de fer ou comme artistes ou travailleurs professionnels, principalement en et autour des villes de Paris et Lille[2]. En 1907, le Temple du Souvenir Indochinois a été construit dans le Jardin tropical de Paris comme un monument pour les Vietnamiens[3],[4].

Après les Accords de Genève, qui reconnaissent l'indépendance du Viêt Nam, un nombre des Vietnamiens fidèle au gouvernement colonial a émigré à la France. Cependant, la majorité des immigrants vietnamiens sont arrivés après de la Guerre du Viêt Nam (voir Boat-people) et ses conséquences[2].

Contrairement à la diaspora vietnamienne aux États-Unis, au Canada (en) ou en Australie (en), on ne signale pas d'enclaves ethniques vietnamiennes dans les villes françaises parce que l'assimilation est plus forte, en raison des meilleures connaissances linguistiques, historiques et culturelles du pays d'accueil.

La première génération d'immigrants est toujours attachée à la mère patrie, mais la deuxième génération des Vietnamiens qui sont nés en France s'identifie davantage à la culture française qu'à la culture vietnamienne traditionnelle.

Langue[modifier | modifier le code]

La première génération parle le vietnamien et le français. La deuxième génération et suivantes générations parlent largement français et ne peut pas comprendre ou parler le vietnamien[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Environ la moitié des Vietnamiens en France vivent en Paris et autour de l'Île-de-France. Une partie importante de la population réside aussi dans autre aires urbaines, principalement Marseille, Lyon et Lille.

La majorité des Vietnamiens en France sont bouddhiste et 28 pour cent sont catholique[6].

Fêtes importantes incluent Tết, Vu Lan et la Fête de la mi-automne[7].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Gilles, Cambodgiens, Laotiens, Vietnamiens de France : Regard sur leur intégration, L'Harmattan, 2004, 142 p. (ISBN 9782296354937)
  • Hũu Khóa Lê (dir.), Les Jeunes Vietnamiens de la deuxième génération : la semi-rupture au quotidien, CIEMI, L'Harmattan, Paris, 1987, 92 p. (ISBN 9782858028801)
  • Mong Hang Vu-Renaud, Réfugiés vietnamiens en France : interaction et distinction de la culture confucéenne, L'Harmattan, 2002, 384 p. (ISBN 9782747534529)
  • Chloé Szulzinger, Les Femmes dans l'immigration vietnamienne en France, de 1950 à nos jours, L'Harmattan, 2009, 138 p. (ISBN 9782296092440)
  • Les Vietnamiens en France : insertion et identité. Le processus d'immigration depuis la colonisation jusqu'à l'implantation des réfugiés, L'Harmattan, 1985, 297 p.