Diane Barrière-Desseigne

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Diane Barrière-Desseigne

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Diane Barrière-Desseigne (1992).

Naissance 9 janvier 1957
Paris
Décès 18 mai 2001 (à 44 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Diane Barrière-Desseigne (9 janvier 1957 à Paris - 18 mai 2001) est une femme d'affaires héritière du Groupe Lucien Barrière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diane Barrière a fait ses études au lycée Capron, à Cannes, puis à l'Université Paris-Dauphine. Elle est titulaire d'une maîtrise de finances et de fiscalité.

Divorcée sans enfants de Thierry Gaubert, elle se remarie le 7 avril 1984 à Dominique Desseigne, notaire. Ils ont deux enfants, Alexandre et Joy.

Diane Barrière-Desseigne succède à son père adoptif Lucien Barrière, à la mort de ce dernier, en 1990. À la tête du groupe Lucien Barrière, elle poursuit avec succès la politique de ses prédécesseurs, jusqu'à son accident en 1995. Sa mère, d'origine hongroise, Martha Barrière, née Szentgyörgyi, est décédée le 11 octobre 2008.

Les circonstances de l'accident[modifier | modifier le code]

Le 16 juillet 1995, Diane Barrière, alors âgée de 38 ans, est victime d'un accident d'avion sur le trajet la menant de Saint-Tropez (Var) à La Baule (Loire-Atlantique).

L'avion, un bimoteur Beechcraft Baron (Be 55), en provenance de Bourges, atterrit au Luc (Var), où les rejoint Diane Barrière depuis Saint-Tropez. L'avion repart avec ses trois occupants pour La Baule. Le bimoteur tombe en panne sèche de carburant, l'atterrissage en urgence est raté, l'avion s'écrase et prend feu dans le Marais poitevin. L'autonomie de l'avion ne permettait pas de faire le trajet Bourges-Le Luc-La Baule sans remettre du carburant en cours de route.

Deux personnes arrivées rapidement cinq minutes après l'accident, entendant des gémissements de douleur venant de l'intérieur de l'épave en feu, arrachent la porte de l'avion et extirpent des flammes la passagère, mais elle est très gravement blessée et brûlée sur tout le corps. Elle est seule rescapée de l'accident. Les deux pilotes sont tués.

Malgré de très nombreuses et longues opérations, Diane Barrière-Desseigne reste tétraplégique, condamnée au fauteuil roulant à vie, invalide à 100 %, en proie à de terribles souffrances et toujours lucide jusqu'à sa mort le 18 mai 2001, 44 ans, des suites d'une défaillance du matériel respiratoire qui la maintient en vie.

L'enquête du BEA « a montré que la passagère avait consulté plusieurs compagnies de transport public aérien à la demande et que leur prix avait été largement supérieur à celui proposé par l'association gérant le Baron. »[1]. En effet, l'appareil n'étant pas exploité en régime de transport public de passagers mais en aviation générale. La réglementation qui s'applique aux entreprises de transport public leur impose des contraintes d'équipement, de maintenance et de formation du personnel que ne connaissent pas les aéroclubs. Les aéro-clubs n'ont pas le droit d'effectuer un vol commercial.

En 2009, 14 ans après les faits, l’État est condamné à payer une partie du préjudice[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Diane Barrière-Desseigne, Éloge du changement, avec Gérard-Dominique Carton, édition Village Mondial, 2000 (ISBN 2842110684)