Diandra Tchatchouang

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Diandra Tchatchouang Portail du basket-ball
Emmeline Ndongue et Diandra Tchatchouang.png
Diandra Tchatchouang (à droite) aux côtés d'Emmeline Ndongue
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 14 juin 1991 (23 ans)
Villepinte
Taille 1,86 m (6 1)
Situation en club
Club actuel Tango Bourges Basket
Numéro 6
Poste ailière
Carrière universitaire ou amateur
1999-2004
2003-2005
2005-2009
2009-2011
La Courneuve
Pôle espoirs Ermont-Eaubonne
INSEP
Maryland
Draft WNBA
Année 2013
Position 20e
Franchise Silver Stars de San Antonio
Carrière professionnelle *
Saison Club Moy. pts
2011-2012
2012-2013
2013-2014
2014-2015
Montpellier
Perpignan
Tango Bourges
Bourges
3,1
9,1
7,9[1]
en c.
Sélection en équipe nationale **
2012- Drapeau : France France (20 sél.) 90[2]

* Points marqués dans chaque club comptant pour le championnat
national et les compétitions nationales et continentales.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.

Diandra Tchatchouang, née le 14 juin 1991 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), est une joueuse de basket-ball française de 1,86 m évoluant au poste d'ailière[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Diandra Tchatchouang (en bleu), face à Aurélie Bonnan (en noir).

Son dernier entraîneur à La Courneuve, Christophe Corbisé dit qu'«elle a rencontré des problèmes de coordination et de dextérité au début. Elle était incapable de faire un double pas ou de shooter !» Puis «dès ma deuxième année en poussine j’ai joué avec les benjamines» dit Diandra. Elle joue avec l’équipe minime fille en championnat de France, bien que seulement benjamine ! Aussi, elle rejoint le pôle espoirs d’Ermont-Eaubonne à l’âge de 12 ans. Interne, elle se consacre 14 heures par semaines à son sport, quand elle se contentait de trois heures hebdomadaires à La Courneuve. «Je suis partie à Paris car je devais jouer dans une équipe évoluant en championnat de France. Bien sûr j’étais un peu déçue de devoir laisser tout le monde mais je devais le faire.» Pour le club local (BCC): «On est déjà très fier d’avoir pu former une telle joueuse. On ne pouvait pas la garder. Cela n’avait aucun sens pour elle de rester. Il faut savoir laisser partir ses meilleurs éléments au bon moment c’est le lot de clubs comme le nôtre». A la rentrée 2005, la jeune fille aux racines camerounaises intègre l'INSEP[4].

Si son niveau de jeu à 18 ans lui aurait permis de jouer un rôle significatif en Ligue féminine de basket, elle rejoint la National Collegiate Athletic Association (NCAA) : « L’université américaine me proposait plus d’opportunités en termes d’éducation et de basket en même temps. Certaines joueuses réussissent à obtenir un diplôme tout en jouant au niveau professionnel ce qui, je pense, est très difficile. En signant un contrat, le basket devient ton métier, ton club attend des résultats de ta part. Ce n’est pas le problème du club si tu n’arrives pas à suivre les cours, ce qui est normal puisqu’il te donne une rémunération pour ce que tu fais sur le terrain. Dans mon cas, je pense que j’aurais eu un rôle majeur en allant dans une équipe professionnelle en France et cela ne m’aurait pas permis de continuer mes études des plus sérieusement. » Elle ambitionne de jouer en Women's National Basketball Association (WNBA) : « Ma joueuse préférée c’est Tamika Catchings. J’espère que j’aurais la chance de jouer avec ou contre elle un jour[5] ».

Après un Bac STG mention assez bien, elle suit des études en sciences politiques à l'université du Maryland (étant d'ailleurs distinguée ACC All-Academic Team 2010 pour le sérieux de ses études) avant de poursuivre en France par une licence LEA[6]. Se sentant très concernée par les questions d'égalité des chances, elle déclare : « Je n'ai rencontré aucune barrière en rapport avec mes origines, mais quand je regarde autour de moi, je constate que l'égalité n'est que théorique par moments. Aux États-Unis, je crois que les gens ont tendance à mieux assumer les différences de « races ». Elles subsistent donc, mais les opportunités pour les minorités me semblent plus nombreuses[7]». Elle cite d'ailleurs « Barack Obama et Martin Luther King » parmi les personnes qu'elle admire le plus, avec LeBron James pour les sportifs[8].

Dans le cinq majeur de toutes les rencontres de sa première saison, elle score plus de 10 points dans 19 matches sur 34, avec un plus haut à 25 points contre Saint Joseph's. De retour en NCAA, elle réussit le 26 novembre 2010 son premier double-double face aux Pirates d'East Carolina[9]. Non sélectionnée en Équipe de France en raison d'une blessure au genou, elle signe à l'été 2011 à Montpellier [10].

Reprenant en cours de saison, elle n'a qu'un rôle mineur dans l'équipe, ce qui l'amène à l'été 2012 à faire le choix de rejoindre Perpignan. Sur ses rapports avec Valéry Demory, elle les décrit comme très bons, puis « un peu moins ensuite parce que j'étais censée rester et il m'a prévenue tard, à la fin du mois d'avril, qu'il ne me conserverait pas. Mais je ne peux pas lui en vouloir puisqu'il m'a recrutée à une époque où j'étais blessée. Et c'était la seule offre que j'avais[11]. » Avec Perpignan, elle inscrit en moyenne 9,1 points et 4,7 rebonds par rencontre[1], avec pour particularités une adresse supérieure aux tirs de champ (48,8 %) à celle aux lancers francs (43,4 %) et aucun tir à trois points réussi en deux ans (0 sur 9 puis 0 sur 8 tentatives)[1].

En avril 2013, elle est sélectionnée au second tour de la draft WNBA par les Silver Stars de San Antonio[12].

En 2013-2014, elle accroche avec Bourges la quatrième place de l'Euroligue[13], jouant 17 matches pour 4,5 points, 3,8 rebonds et 1,6 passe décisive de moyenne[14].

Bourges remporte en 2014 sa huitième coupe de France face à Villeneuve-d'Ascq par 57 points à 48[15].

Équipe nationale[modifier | modifier le code]

Bien qu'elle soit de deux ans plus jeune que toutes ses partenaires à l'Euro cadettes 2005, elle s'insère si bien dans l'équipe qu'elle en est la quatrième marqueuse (7,4 points) et deuxième rebondeuse (6,0 prises). Une blessure au genou l'empêche de prendre part à la campagne 2006. Elle retrouve l'équipe des « Bleuettes » lors de l'année 2007, année où les Françaises remportent le titre continental[3],[16], Diandra étant sacrée meilleure joueuse de la compétition[17].

À l'été 2010, l'équipe de France des 20 ans, championne d'Europe en titre, n'obtient que la 4e place de l'édition de Liepāja en Lettonie. Lors de celle-ci l'équipe de France est privée pour la phase finale de Diandra Tchatchouang, victime d'une entorse de la cheville gauche en huitième de finale[18]. Cette absence s'ajoute à celle de la joueuse des Blue Devils de Duke Allison Vernerey blessée lors de la préparation. Avec cette blessure, Tchatchouang ne peut donc assurer sa première présélection en équipe de France seniore[19].

En 2012, elle effectue la préparation olympique, mais n'est pas retenue pour le tournoi final: « Il n’y a pas eu d’amertume. Ce n’est pas comme si je devais être dans l’équipe et que j’avais finalement été enlevée. Je savais que de mon côté, j’avais tout donné pour être dans l’équipe, mais ça ne s’est pas fait. Quand on a retrouvé les filles à Deauville en stage (après le TQO) on leur avait dit qu’on était vraiment derrière elles. On n’était pas dans l’équipe aux Jeux Olympiques mais on sentait qu’on faisait partie du groupe, elles ne nous ont jamais exclues. » Préparant l'Euro 2013 :« Cette année j’arrive en préparation avec plus de confiance parce que j’ai plus joué pendant la saison. Après le coach fait des choix en fonction de ce dont il a besoin. Je n’ai pas encore fait de grande compétition avec l’équipe de France A donc c’est un peu particulier. Maintenant, tous les jours on travaille en tant qu’équipe. C’est clair que d’un côté je pense à ma situation personnelle parce qu’on est quand même en mode sélection, on essaie de montrer ce qu’on sait faire, mais je pense que le travail collectif prend quand même le dessus quand on se retrouve en stage comme ça. »[20]. Elle effectue sa première rencontre en compétition officielle le lendemain de ses 22 ans au championnat d'Europe contre la Lettonie avec 6 points, 5 rebonds, 2 passes, 1 interception, 10 d’évaluation en 18 minutes, ce que lui vaut ce jugement de son coach Pierre Vincent« Je suis satisfait de son match même si parfois, à l’image de l’équipe elle a tendance à prendre des tirs un peu vite dans les transitions (...) Mais sinon je suis très satisfait mais ça fait longtemps que je sais que Diandra est l’ailière de demain. » [21]. Malgré un tournoi et une présence dans le cinq majeur, elle éprouve en finale des difficultés à contenir Alba Torrens et ne marque que 4 points à un tir réussi sur cinq et trois balles perdues[22].

Clubs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Club[modifier | modifier le code]

Sélection nationale[modifier | modifier le code]

compétitions seniors
compétitions de jeunes

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Meilleur cinq des freshmen de l'ACC (2010)
  • Meilleur cinq académique de l'ACC (2010)
  • 3 fois Rookie de la semaine de l'ACC (20 novembre, 4 janvier, 1er mars)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Diandra Tchatchouang », Ligue féminine de basket (consulté le 17 avril 2014)
  2. « Diandra Tchatchouang », FFBB (consulté le 13 juillet 2013)
  3. a et b « Diandra Tchatchouang », Fédération française de basket-ball (consulté le 10 septembre 2010)
  4. « Diandra Tchatchouang », Regards n°204 (consulté le 10 septembre 2010)
  5. « Diandra Tchatchouang : « J’aimerais bien jouer en WNBA » », Catch and shoot,‎ 1er février 2010 (consulté le 10 septembre 2010)
  6. « Braqueuse en herbe », daily Motion- France Info (consulté le 24 mai 2014)
  7. Yann Lalande, « Là-bas, je suis d'abord vue comme une Française», Regards n°317,‎ 9 septembre 2010 (consulté le 10 septembre 2010)
  8. « Diandra Tchatchouang », Université du Maryland (consulté le 10 septembre 2010)
  9. (en) « Tchatchouang, No. 23 Maryland beat East Carolina, 76-60 », The Associated Press,‎ 26 novembre 2010 (consulté le 1er décembre 2010)
  10. « Lawson-Wade et Tchatchouang à Montpellier », Catch an shoot,‎ 17 mai 2011 (consulté le 18 mai 2011)
  11. « Diandra Tchatchouang : « On a parlé du match » », Perpignan Basket,‎ 10 décembre 2012 (consulté le 27 décembre 2012)
  12. « WNBA : Diandra Tchatchouang et Emma Meesseman draftées », Catch & Shoot,‎ 16 avril 2013 (consulté le 16 avril 2013)
  13. « Third Place Game Highlights », FIBA,‎ 13 avril 2014 (consulté le 19 avril 2014)
  14. « ACCUMULATED STATISTICS », FIBA (consulté le 19 avril 2014)
  15. « Face à Villeneuve d’Ascq, Bourges décroche sa huitième Coupe de France », Catch & Shoot,‎ 10 mai 2014 (consulté le 10 mai 2014)
  16. « Les Bleuettes championnes d'Europe !!!! », Basquetebol,‎ 5 août 2007 (consulté le 10 septembre 2010)
  17. « Diandra Tchatchouang MVP », Basquetebol,‎ 5 août 2007 (consulté le 10 septembre 2010)
  18. « En quarts mais... », L'Équipe,‎ 22 juillet 2010 (consulté le 10 septembre 2010)
  19. « Equipe de France féminine 2010 », FFBB (consulté le 10 septembre 2010)
  20. « Diandra Tchatchouang : « J’arrive avec plus de confiance » », Ladyhoop,‎ 19 mai 2013 (consulté le 20 mai 2013)
  21. « Pierre Vincent : « Ça fait longtemps que je sais que Diandra Tchatchouang est l’ailière de demain » », Catch & Shoot,‎ 16 juin 2013 (consulté le 16 juin 2013)
  22. « Bleues : Sandrine Gruda aurait pu être MVP », Eurosport,‎ 30 juin 2013 (consulté le 13 juillet 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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