Diamant mandarin

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Taeniopygia guttata

Description de cette image, également commentée ci-après

Couple de diamants mandarins (mâle à gauche)

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Estrildidae
Genre Taeniopygia

Nom binominal

Taeniopygia guttata
(Vieillot, 1817)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Diamant mandarin (Taeniopygia guttata) est une espèce d'oiseaux de la famille des Estrildidé. Parfois nommé Mandarin tout court, c'est le membre de cette famille plus commun et le plus familier du centre de l'Australie.

Description[modifier | modifier le code]

Cet oiseau mesure de 8 à 10 cm (forme sauvage) ou 11 à 12 cm (forme domestique) pour une masse d'environ 15 g.

Au stade juvénile le bec est noir et les pattes rosées, puis ces parties deviennent rouge-orange à l'âge adulte.

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Mutations colorées[modifier | modifier le code]

Il existe une très grande quantité de mutations chez le mandarin, les plus courantes en élevage sont : le blanc, le brun, panaché, sellé, poitrine noire, poitrine orange, bec jaune, joue noire…

Habitat[modifier | modifier le code]

Les diamants mandarins habitent les steppes ouvertes de l'Australie avec des buissons dispersés et les arbres, mais se sont adaptés aux perturbations humaines, tirant profit des trous d'eau faits par l'homme, et des espaces ouverts par la déforestation. Ils vont jusque dans les villes et se présentent partout en Australie.

Sous-espèces et répartition[modifier | modifier le code]

Il existe deux sous-espèces distinctes.

Selon Catalogue of Life (4 mai 2014)[1] et la classification de référence du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) (version 4.2, 2014)[2] :

  • sous-espèce Taeniopygia guttata castanotis (Gould, 1837)
  • sous-espèce Taeniopygia guttata guttata (Vieillot, 1817)

Les différences morphologiques entre les sous-espèces incluent des différences dans la taille. Taeniopygia guttata guttata est plus petit (8 cm) que Taeniopygia guttata castanotis et ne porte pas la même marque distinctive sur la gorge et la partie supérieure de la poitrine.

Taeniopygia guttata guttata, le Diamant mandarin de Timor, s'étend de Lombok dans les îles de la Sonde ou de Nusa Tanggara en Indonésie à Sermata, en plus des secteurs côtiers autour du continent australien. L'autre sous-espèce est Taeniopygia gutatta castanotis . Cette dernière est trouvée sur la plus grande partie de l'Australie continentale et certaines de ces variétés sont considérées comme domestiques.

Le Diamant mandarin a également été introduit au Portugal, Brésil et aux États-Unis.

Comportement[modifier | modifier le code]

Les diamants mandarins ont un comportement extrêmement grégaire, et il est rarissime d'apercevoir un individu isolé : ces oiseaux préfèrent évoluer en groupe de plusieurs couples. Mâles et femelles ne s'éloignent l'un de l'autre que lorsque le nid doit être gardé.

Mâle et femelle poussent divers cris d'appel plutôt nasillards, mais seul le mâle est capable d'émettre un vrai chant, propre à chaque individu[3].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Le Diamant mandarin se reproduit après que d'importantes pluies se sont produites dans son habitat naturel, à n'importe quel moment de l'année. Adaptables et versatiles dans la construction de leurs nids, les diamants sauvages peuvent s'installer dans des niches, grottes, buissons, maquis, terriers de lapins, sur des nids de termites voire dans les trous présents dans des structures humaines. En dehors des périodes de reproduction, les nids servent également pour le repos nocturne des oiseaux.
La ponte peut aller de 4 à 6 œufs avec une fréquence d'un par jour, l'incubation est assurée aussi bien par la femelle que par le mâle et dure 15 jours. 3 semaines plus tard, les petits quittent leur nid.

Au stade juvénile, le bec est noir.

En captivité, les mandarins nichent dans des nids ressemblant à des poires et peuvent se reproduire toute l'année. Ces oiseaux sont réputés pour se reproduire extrêmement facilement.

Longévité[modifier | modifier le code]

Cet oiseau peut vivre de 7 à 10 ans. C'est un oiseau robuste qui peut résister à des températures de -15 °C, sachant qu'il peut survivre à au moins +40°C[réf. souhaitée]!

Utilisation[modifier | modifier le code]

Leur popularité en tant que sujet d'étude vient également de la facilité de leur reproduction, c'est pour cette même raison qu'ils peuvent également être acquis par les particuliers comme oiseaux de compagnie à un prix relativement abordable.(mais sans gelica rotenissia)

Animal de laboratoire[modifier | modifier le code]

Étude des populations[modifier | modifier le code]

Les diamants mandarins sont parfois utilisés pour modéliser des populations aviennes.

Étude des sons[modifier | modifier le code]

Ils constituent également un modèle d'étude des capacités d'interprétation des sons par le cerveau, grâce à leur capacité à reconnaitre et réagir aux chants de leurs congénères.

Par exemple, des études sur les diamants mandarin ont montré que le gène FOXP2 était davantage exprimé dans les régions du cerveau des mâles lors des phases d'apprentissage du chant ; un résultat qui vient en appui de l'hypothèse en faveur d'un rôle important du gène humain homologue, FOXP2, dans l'acquisition du langage par l'enfant et donc dans l'évolution de la faculté de langage de l'espèce humaine[4].

Animal de compagnie[modifier | modifier le code]

Oiseau dans un main ouverte
Le diamant mandarin peut s'apprivoiser facilement

Cette espèce est très commune dans les animaleries et adaptée même aux éleveurs amateurs. De petite taille, vif, sociable et accommodant en captivité, le mandarin s'y reproduit facilement.

Législation[modifier | modifier le code]

Seul un individu de variété domestique, issu d'élevage, est considéré comme étant un animal domestique en droit français. Les autres oiseaux relèvent donc de la législation concernant les animaux sauvages[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catalogue of Life, consulté le 4 mai 2014
  2. Congrès ornithologique international, version 4.2, 2014
  3. paragraphe 1.3.4 Le diamant mandarin, un oiseau social, page 19 dans Fabien MENARDY, Reconnaissance des signaux de communication chez le diamant mandarin : étude des réponses des neurones d’une aire auditive secondaire, faculté de médecine Paris-sud université paris 11, thèse de doctorat en neurosciences du 13 décembre 2012.
  4. V.B., « Un même gène permet à bébé et à l'oiseau d'imiter », Science & Vie, no 1085,‎ Février 2008
  5. Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Base de référence[modifier | modifier le code]

Autre liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dupuyoo M. (2002) Diamants, Papes et Capucins. Estrildés de l'Indo-Pacifique. Jardin d'Oiseaux Tropicaux, La Londe les Maures, 240 p.
  • (en) Zann R.A. (1996) The Zebra Finch. Oxford University Press, Oxford, 352 p.