Diablo (série)

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Diablo

Logo de Diablo

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Éditeur Blizzard Entertainment
Développeur Blizzard North
Blizzard Entertainment
Personnalité(s) David Breivik
Erich Schaefer
Max Schaefer
Matt Uelmen
Genre Action-RPG
Porte-monstre-trésor
Lancement Diablo (janvier 1997)

Plate(s)-forme(s)

Diablo est une série de jeux vidéo d'action et de rôle de type porte-monstre-trésor développé et publié par Blizzard Entertainment. Développé par Blizzard North, le premier titre de la série — Diablo — est publié par Blizzard Entertainment en janvier 1997. Le jeu a ensuite bénéficié d'une extension, Diablo: Hellfire, et de deux suites, Diablo II et Diablo III, publiées respectivement en 2000 et 2012.

Les différents jeux de la série se déroulent dans un univers médiéval-fantastique appelé Sanctuary dans lequel le joueur explore des donjons peuplés de créatures qu'il doit combattre pour gagner de l'expérience et des trésors.

La série est considérée comme ayant réinventée le genre du jeu vidéo de rôle en y introduisant le principe du pointer-et-cliquer et en le rendant plus accessible. Diablo a ainsi fortement influencé l'industrie du jeu vidéo, son système de jeu ayant été repris dans de nombreux titres qualifiés de « clones » ou de « Diablo-like ». Les trois épisodes de la série ont été bien accueillis par la presse spécialisée et ont connu un succès commercial croissant. Les deux premiers Diablo se vendent ainsi respectivement à 2,5 millions et 4 millions d'exemplaires, permettant à la franchise de dépasser les 18,5 millions de titres vendus. De son coté, Diablo III s'est vendu à plus de dix millions d'exemplaires en seulement deux mois.

Liste des jeux[modifier | modifier le code]

Trame[modifier | modifier le code]

Univers[modifier | modifier le code]

La série Diablo prend place dans un monde imaginaire de type médiéval-fantastique dans lequel le monde des hommes – baptisé Sanctuary – est le théâtres d'affrontement entre anges et démons. Sanctuary fut jadis créé par des anges et des démons renégats lassés de la guerre afin d'accueillir leur progéniture - les Nephalems - dont descendent les humains. Lorsque les anges découvrirent son existence, ils décidèrent tout d'abord de le détruire mais Sanctuary fut finalement épargné grâce à l'intervention de l'archange Tyrael. Dans un premier temps, il fut laissé à l'écart de la guerre opposants le paradis et l'enfer mais, suite à une révolte, les trois démons primordiaux – Diablo, Baal et Mephisto – furent bannis des enfers par leurs subordonnés puis exilés dans le monde des hommes. Ils semèrent alors la discorde et la destruction dans les royaumes de l'Orient jusqu'à ce qu'un clan de mages appelés les Horadrims et menés par l'archange Tyrael réussisse à les vaincre. Les Horadrims enfermèrent alors les trois démons dans des pierres d'âmes qui furent ensuite cachées dans trois forteresses aujourd'hui oubliées.

Scénario[modifier | modifier le code]

Peu avant les événements racontés dans le premier Diablo, un seigneur nordique du nom de Léoric s'autoproclame roi de Khanduras et s'installe dans l'ancien monastère de Tristram dans lequel Diablo avait été enfermé. Peu après son arrivée, le démon se réveille et s'insinue peu à peu dans les cauchemars du conseiller du roi qui finit par retrouver la « pierre d'âme » de Diablo et à la briser. Libéré de sa prison, il parvient ensuite à corrompre le roi Léoric et le persuade de se lancer dans des guerres inutiles. Profitant de son absence, il fait enlever le fils du roi et prend possession de son esprit, transformant les cauchemars de celui-ci en créatures démoniaques qui envahissent les souterrains du monastère. Son contrôle sur le jeune prince étant total, Diablo parvient enfin à reprendre sa forme d'origine.

Le premier Diablo débute peu de temps après dans le village de Tristram dans lequel un aventurier est venu enquêter sur les étranges événements survenus dans la région. Celui-ci parvient à descendre au plus profond des souterrains et catacombes du monastère, débouchant ainsi en enfer. Lors de son exploration, il aide régulièrement les habitants de Tristram et réussit à tuer de nombreuses créatures maléfiques comme un démon appelé le Boucher qui tue ses victimes à l'aide d'un hachoir dans une pièce recouverte de cadavres ensanglantés. Il rencontre notamment l'érudit Deckard Cain qui lui révèle être le dernier membre de l'ordre des Horadrims. Au plus profond de l'enfer, le héros parvient à tuer Diablo puis décide de s'enfoncer la pierre d’âme du démon dans son propre crâne, espérant ainsi canaliser le démon pour l'emprisonner définitivement. De retour à la surface, il est acclamé par les habitants de Tristram mais reste distant et ne sort que rarement de son mutisme. Le soir de la fête organisée en son honneur, il s’éclipse discrètement et est plus tard rejoint par Cain à qui il annonce alors son départ en murmurant que ses « frères l’attendent dans l’est » et que « leurs chaînes ne doivent pas les lier plus longtemps ». Le héros quitte le village le lendemain, et peu après son départ des créatures des enfers reviennent hanter la région, tuant les habitants de Tristram et faisant prisonnier Cain.

Le second volet de l'aventure — Diablo II — commence peu de temps après, dans le campement des Sœurs de l’œil aveugle qui ont été chassées de leur monastère par des créatures démoniaques apparues dans la région suite au passage du héros de Diablo. L'aventurier qu’incarne le joueur décide d'aider les Rogues à lutter contre les démons, puis parvient à libérer Deckard Cain. Celui-ci lui révèle alors que l’aventurier qui avait vaincu Diablo est maintenant possédé par le démon et qu’il est en marche pour libérer ses frères. Pour le poursuivre, l'aventurier délivre le monastère de l’invasion démoniaque, libérant ainsi la route vers la cité de Lut Golein. Dans le désert qui entoure la ville, il découvre la tombe de Tal Rasha dans laquelle est emprisonné Baal. Le héros arrive cependant trop tard et apprend que Baal a été libéré. La poursuite continue alors dans la jungle du Kejhistan jusqu’à la ville de Kurast où est emprisonné Mephisto. Après l'avoir vaincu, l'aventurier découvre le portail ouvert par Diablo pour retourner en enfer. Après avoir traverser ce dernier, il retrouve Diablo, qui a retrouvé sa forme d’origine, et parvient à l'éliminer. Après la défaite de Diablo, Baal parvient à s’emparer de sa propre pierre d’âme puis se dirige vers le mont Arreat ou est cachée la pierre éternelle qui protège le monde des hommes contre les forces du mal. Tyrael conduit alors le héros jusqu'à la cité d’Harrogath où ce dernier commence à traquer le démon. Après avoir vaincu les anciens qui gardent l’entrée du temple ou est cachée la pierre éternelle, le joueur retrouve Baal et parvient à le vaincre. La pierre éternelle ayant été corrompue, Tyrael se voit alors forcé de la détruire.

Diablo III débute 20 ans après les évènements de Diablo II alors qu’une mystérieuse étoile s’écrase sur la cathédrale de Tristram, entrainant la disparition de Deckart Cain. Peu de temps après, le personnage contrôlé par le joueur arrive dans la nouvelle Tristram où il fait la connaissance de Leah, la nièce de Cain. Après avoir sauvé ce dernier, il découvre que l’objet tombé du ciel est en fait un homme ayant perdu la mémoire qui le charge alors de retrouver l’épée qu’il a perdue dans sa chute. Cette épée est cependant également convoitée par la sorcière Maghda qui enlève alors Cain, pour le forcer à reconstituer l’épée, avant de le tuer. Le joueur parvient finalement à restituer l’épée à l’étranger tomber du ciel qui lui révèle alors être l’archange Tyrael et le prévient de l’arrivée dans Sanctuary des démons Bélial et Asmodan, les seigneurs du mensonge et du péché. Le joueur poursuit ensuite Maghda jusqu'à la cité de Caldeum. Après l’avoir tué, il sauve la mère de Leah – la sorcière Adria – qui lui révèle l’existence d’une pierre d’âme noire permettant d’emprisonner et de détruire les seigneurs des enfers. Après avoir récupéré cette dernière, le joueur affronte Bélial et parvient à emprisonner son âme. Accompagné de Tyrael, d’Adria et de Leah, le joueur se rend ensuite au donjon de la Redoute qui subit les assauts des forces du démon Asmodan. Après avoir repoussé les troupes de ce dernier et détruit ses machines de sièges, le joueur parvient au mont Arreat où il défait le seigneur du péché avant d’emprisonner son âme dans la pierre noire. C’est alors qu’Adria trahit le joueur en s’emparant de la pierre avant de révéler être à la solde de Diablo et que Léah est en fait la fille de Diablo. Adria le ramène à la vie et il utilise le pouvoir de la pierre noire pour s’attaquer au paradis et tenter de corrompre la source de pouvoir des archanges. Le joueur parvient finalement à le vaincre, la pierre noire chutant alors du paradis.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Les Diablo sont des jeux vidéo d'action et de rôle de type porte-monstre-trésor dans lesquels le joueur contrôle en temps réel, via une interface en pointer-et-cliquer, un personnage devant explorer des donjons peuplés de monstres. En les tuant ou en accomplissant des quêtes, le personnage accumule de l'expérience qui lui permet de devenir plus puissant. La quantité de points d'expérience détermine en effet le niveau du personnage, chaque passage à un niveau supérieur permettant au joueur de renforcer les caractéristiques de son personnage. Dans le jeu, le joueur est également amené à trouver ou à acheter des armes et des armures dont il peut équiper son personnage pour le rendre plus fort.

Développement[modifier | modifier le code]

Le premier Diablo a été créé par le studio Condor Software, basé à San Mateo en Californie et fondé en 1993 par Max Schaefer, Erich Schaefer et David Brevik. À l'origine, le studio ne développe que des titres pour consoles peu prometteurs comme Planet Soccer ou Justice League Task Force sur lesquels ils travaillent d'après David Brevik « dans l'espoir de pouvoir un jour développer leurs propres titres ». Après une rencontre avec Allen Adham, un des fondateurs de Blizzard Entertainment, David Brevik met sur la table une idée de jeu vidéo au tour par tour fonctionnant sous DOS et inspiré des jeux en ASCII Moria et Angband sur laquelle il réfléchissait depuis le lycée. Le projet intéresse Blizzard Entertainment qui proposera divers changements au cours du développement, comme le passage d'un système de jeu au tour par tour à un système de jeu en temps réel et le port du jeu sur Windows 95 au lieu de DOS. La relation entre Condor Software et Blizzard Entertainment se révélant fructueuse, les deux studios vont peu à peu se rapprocher jusqu'à ce qu'en 1996, soit quelques mois avant la sortie de Diablo, Blizzard Entertainment persuade sa maison mère Davidson and Associates de racheter Condor Software qui est alors renommé Blizzard North[1]. L'équipe de développement principale de Diablo compte alors moins de vingt personnes[2], mais bénéficie d'un support poussé de la part de Blizzard Entertainment avec notamment de fréquentes visites d'une task force constituée de développeurs chargés de proposer des améliorations ou des changements à apporter au jeu ou à la façon de fonctionner de l'équipe de Blizzard North. L'ajout d'un mode multijoueur permettant de jouer en réseau local ou sur Internet est évoqué six mois avant la sortie du jeu par Blizzard Entertainment qui souhaite s'inspirer du système mis en place pour Warcraft II: Tides of Darkness. Diablo est alors en partie recodé pour permettre le jeu à plusieurs et Blizzard Entertainment développe Battle.net, sa plate-forme gratuite de jeu sur Internet, disponible à la sortie du jeu en janvier 1997[3],[4],[1].

Suite au succès du premier Diablo, Blizzard Entertainment confie à Synergistic Software le développement d'une extension appelée Diablo: Hellfire qui est publiée par Sierra Entertainment en novembre 1997 en Amérique du Nord et en 1998 en Europe[5],[6],[7]. Bien que n’étant pas impliquée dans la création de Hellfire, l’équipe de Blizzard North ne lance le développement de Diablo II que plusieurs mois après la sortie de Diablo, le temps, d’après Erich Schaefer, de « récupérer et de réfléchir à de nouvelles idées ». L’équipe de développement ne compte au départ que 24 personnes réparties en trois équipes (dédiées à la programmation et à la création des personnages et des décors), mais est épaulée par le studio Blizzard Entertainment basé à Irvine pour certains aspects du développement comme la programmation de Battle.net ou la création des cinématiques. La sortie du jeu est initialement prévue pour l’été 1998 mais le développement prend beaucoup de retard et il faudra plus de trois ans et 40 personnes pour terminer le jeu qui sort finalement le 29 juin 2000 dans le monde[8],[2].

Suite au succès de Diablo II, l'équipe de Blizzard North commence le développement de Diablo III en 2001 mais en mai 2003, Max Schaefer, Erich Schaefer et David Brevik - qui avaient fondé le studio en 1993 - et Bill Roper quittent la société pour fonder Flagship Studios. Ils sont rejoints dans les mois qui suivent par d'autres anciens membres de l'équipe de développement de Diablo comme Kenneth Williams, David Glenn, Peter Hu, Phil Shenk, et Tyler Thompson[9]. Suite à ces nombreux départs, Blizzard Entertainment décide en 2005 de fusionner la filiale basée à San Mateo avec leur siège d'Irvine[10]. Blizzard doit alors remanier et renforcer l'équipe travaillant sur le projet en recrutant de nouveaux développeurs[11],[12]. Jay Wilson, ancien concepteur chez Relic Entertainment ayant notamment travaillé sur Warhammer 40,000: Dawn of War et Company of Heroes, est nommé concepteur en chef du projet et Leonard Boyarsky, un des créateurs de Fallout, est nommé concepteur principal[13]. La version du jeu développée par Blizzard North est alors bien avancée[14] mais Blizzard ne juge pas celle-ci satisfaisante et décide de recommencer le développement à partir de rien en développant notamment de nouvelles technologies et outils de développement[12],[15]. L'équipe du projet, alors composée de 50 personnes, va ainsi réviser à trois reprises l'aspect visuel du jeu au cours des trois années suivantes. Le système de jeu subit également de profondes modifications, Rob Pardo notant que s'ils souhaitaient au départ inclure plus de quêtes et d’éléments de jeu de rôle, l'influence de jeux comme God of War ou Zelda les avaient poussés à s'orienter vers un jeu se focalisant plus sur l'action[16],[17]. Après trois ans de développement, le jeu est finalement annoncé le 28 juin 2008 lors du Blizzard Worldwide Invitational[18]. Il n’est cependant publié que quatre ans plus tard, le 15 mai 2012[19].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Les trois volets de la série ont reçu un très bon accueil de la presse spécialisée.

À sa sortie, Diablo est ainsi encensé par les critiques, aussi bien pour sa réalisation que pour son système de jeu[20],[21]. La presse met notamment en avant son interface intuitive, son gameplay addictif et la rejouabilité apportée par son système de génération aléatoire de niveaux. Son mode multijoueur, qui offre la possibilité de jouer facilement et gratuitement sur Internet via Battle.net, est également jugé réussit[21],[22]. Cela permet à Diablo d'être jugé indispensable et d'être élu jeu de l'année ou jeu de rôle de l'année par de nombreuses publications[23].

En 2000, Diablo II est lui aussi encensé par la presse spécialisée. Au niveau de la réalisation, les critiques jugent que le jeu compense sa résolution trop limitée par la richesse de ses décors et pour la grande qualité de ses effets sonores, de ses musiques et de ses cinématique[24],[25]. De son coté, le gameplay du jeu est décrit comme étant toujours aussi addictif, notamment grâce à ses cinq classes de personnages inédites, à son système d'arbre de compétences et à ses environnements plus vastes et plus variés[24]. Le jeu obtient ainsi de nombreuses récompenses en 2000[23] et, rétrospectivement, il reste considéré comme un des meilleurs, voire le meilleur, action-RPG de tous les temps[26],[27]. La presse spécialisée souligne également son incroyable longévité, les serveurs du jeu continuant d'attirer les joueurs plus de dix ans après sa sortie[26].

Comme ses prédécesseurs, Diablo III est accueilli de manière enthousiaste par la presse, aussi bien pour sa réalisation que pour son gameplay. À la sortie du jeu, les critiques jugent en effet que ses graphismes, ses effets sonores et ses musiques sont réussies et qu'ils sont adaptés à l'ambiance sombre du jeu. Son système de jeu est lui présenté comme étant fidèle au reste de la série tout en incorporant d’importantes nouveautés dont un nouveau système de compétences. Les critiques sont en revanche sceptiques sur son nouveau système d'équipement et sur l'arrivé d'un hôtel des ventes permettant de revendre les objets trouvés dans le jeu. Elles regrettent également qu'il soit impossible de jouer sans être connecté aux serveurs de Battle.net. Dans les mois suivant sa sortie, de nouvelles critiques de son système de jeu sont mises en lumière par certains journalistes spécialisés qui regrettent en particulier qu'il ne soit pas aussi prenant que Diablo II sur le long terme et qu'il est trop souvent nécessaire de passer par l'hôtel des ventes pour avancer dans le jeu.

Ventes[modifier | modifier le code]

La série connaît un important succès commercial dès la sortie du premier Diablo. Celui-ci dépasse en effet rapidement le million d'exemplaires vendus, ce qui lui permet de décrocher la troisième place des meilleures ventes de jeux vidéo en 1997 après Riven et Flight Simulator. Au total, le jeu s’est vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires dans le monde[2],[28],[29].

Anticipant un succès similaire pour le deuxième volet de la série, Blizzard Entertainment met plus de deux millions de copies de Diablo II en vente le jour de sa sortie, ce qui en fait plus important lancement jamais vu pour un jeu vidéo sur PC[30]. Le succès est au rendez-vous, le jeu se vendant à 184 000 exemplaires le jour de sa sortie et devenant le premier jeu vidéo sur PC à dépasser le million d’exemplaires vendus en moins de deux semaines[31],[32]. Son succès est tel que dans un premier temps, les serveurs du jeu ne parviennent pas à gérer l’important afflux de joueurs, la fréquentation de Battle.net étant passé de 4,5 millions de joueurs en 1999 à 8,75 millions fin 2000[31],[30]. Un an après sa sortie, le jeu dépasse les quatre millions d’exemplaires vendus[29],[33]. Son extension, Diablo II: Lord of Destruction, connaît un succès similaire avec plus d’un million d’exemplaires vendus en deux mois, devenant ainsi l’extension d’un jeu PC la plus rapidement écoulée de l'époque[29]. Son succès, associé à celui des deux premiers volets de la série, permet à la franchise de dépasser les 18,5 millions de titres vendu en 2008[34].

Comme les précédents titres de la série, Diablo III connaît rapidement un important succès commercial avec plus de 3,5 millions de titres vendus le premier jour[35]. Dès juillet 2012, il dépasse la barre des 10 millions de jeux vendus avant de dépasser les quinze millions en février 2014[36],[37].

Postérité[modifier | modifier le code]

Influence[modifier | modifier le code]

Bien que le temps réel ou le concept de génération aléatoire des niveaux aient déjà été utilisés dans des jeux vidéo de rôle comme Dungeon Master ou Rogue dès les années 1980, Diablo est considéré comme ayant réinventé le genre en introduisant le principe du pointer-et-cliquer et en le rendant plus accessible[38],[39]. Il est considéré comme l'un des jeux vidéo les plus influents de l'histoire, son impact étant comparé à celui de Sim City, Populous, Dune II ou de Doom[40],[41],[42]. La série a en effet influencé de nombreux développeurs qui reprennent des éléments de son système de jeu dans des titres – comme Darkstone, Nox, Throne of Darkness, Dungeon Siege et Divine Divinity – que les journalistes qualifient souvent de « clone » ou de « Diablo-like »[43].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Demonsbane (2000) de Robert B. Marks
  • Legacy of Blood (2001) de Richard A. Knaak (traduction française : La Loi du sang)
  • The Black Road (2002) de Mel Odom (traduction française : Le Sentier de la damnation)
  • The Kingdom of Shadow (2002) de Richard A. Knaak (traduction française : Le Royaume des ombre)
  • Moon of the Spider (2005) de Richard A. Knaak (traduction française : La Lune de l’araignée)
  • The Sin War (2006) de Richard A. Knaak (traduction française : La Guerre du péché)
    • Birthright (traduction française : Droits du sang)
    • Scales of the Serpent (traduction française : Les Écailles du serpent)
    • The Veiled Prophet (traduction française Le prophète voilé)
  • Diablo III: Book of Cain (2011) de Flint Dille (traduction française : Le livre de Caïn)
  • Diablo III: The Order (2012) de Nate Kenyon
  • Diablo III: Book of Tyrael (2013)
  • Diablo III: Storm of Light (2014) de Nate Kenyon (traduction française : Diablo III: Tempête de lumière)

Comics[modifier | modifier le code]

  • Tales of Sanctuary (2001) de Phil Amara, Dave Land et Francisco Ruiz Velasco (traduction française : Diablo : Le Sanctuaire)
  • Diablo III: Sword of Justice (2011) de Aaron Williams (traduction française : Diablo III : L'épée de justice)

Jeu de société[modifier | modifier le code]

  • Dungeons & Dragons — Boardgame — Diablo II Edition

Jeu de rôle[modifier | modifier le code]

  • Dungeons & Dragons — Adventure Game — Diablo II Edition (2000) de Bill Slavicsek et Eff Grubb
  • Dungeons & Dragons — Diablo II: The Awakening
  • Dungeons & Dragons — Diablo II: Diablerie
  • Dungeons & Dragons — Diablo II: To Hell and Back

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Supplément spécial Warcraft III : Historique : La saga Blizzard », Joystick n°138,‎ Juin 2002, p. 4-5.
  2. a, b et c (en) Barbara Walter, « Battle.net defines its success – Paul Sam Interview », sur Gamasutra.com,‎ 28 novembre 1997.
  3. (en) Geoffrey Keighley, « Eyes of the Storm – Well ORChestrated Rise », GameSpot.com.
  4. (en) Russ Pitts, « Secret Sauce : The Rise of Blizzard », sur The Escapist,‎ 6 juin 2006.
  5. (en) Desslock, « Diablo: Hellfire Review », sur GameSpot.com,‎ 29 décembre 1997.
  6. (fr) « Fiche de Diablo: Hellfire », sur Jeuxvideo.com.
  7. (en) « Diablo: Hellfire », sur GameSpy.com.
  8. (en)Austin Grossman, Postmortems from Game Developer, CRC Press,‎ 2013, 328 p. (ISBN 9781136064616, lire en ligne)
  9. (en) Curt Feldman, « Blizzard shutters northern outpost », sur Gamespot.com,‎ 1er août 2005.
  10. (en) Steve Parsons, « Blizzard North closed », sur Joystiq.com,‎ 9 août 2005.
  11. (en) Brendan Sinclair, « Blizzard bulking up Diablo dev team », sur Gamespot.com,‎ 2 février 2006.
  12. a et b (en) Christian Blauvelt, « Diablo III: Chris Metzen on the end of the trilogy and the story he's always wanted to see », sur Entertainment Weekly,‎ 17 mai 2012.
  13. (fr) Dr Chocapic, « Zoom: Diablo III », sur Gamkult.com,‎ 21 septembre 2011.
  14. (en) Michael McWhertor, « This Is What Diablo III Looked Like A Long Time Ago », sur Kotaku.com,‎ 15 février 2011.
  15. (en) Brian Crecente, « Diablo 3 Trashed », sur Kotaku.com,‎ 8 août 2005.
  16. (en) Charles Onyett, « Interview with Rob Pardo Part 1 », sur IGN.com,‎ 28 juin 2008.
  17. (en) Charles Onyett, « Interview with Rob Pardo Part 2 », sur IGN.com,‎ 28 juin 2008.
  18. (en) « Diablo III Unveiled », Blizzard Entertainment,‎ 28 juin 2008.
  19. (en) Jared Newman, « Diablo III Launches at Midnight: What You Need to Know », sur PCworld.com,‎ 14 mai 2012.
  20. (en) Greg Fortune, « Diablo Review », Computer Gaming World, no 152,‎ mars 1997, p. 80-81.
  21. a et b (en) Trent C. Ward, « Diablo Review », sur GameSpot.com,‎ 23 janvier 1997.
  22. (en) « Diablo Review », sur GameRevolution.com,‎ 6 mai 2004.
  23. a et b (en) « Awards », Blizzard Entertainment.
  24. a et b (en) Desslock, « Diablo II Review », GameSpot.com,‎ 7 juillet 2000.
  25. (en) « Diablo II », IGN.com,‎ 7 juillet 2000.
  26. a et b (en) « Top 100 RPGs of All Time », IGN.com,‎ 2012.
  27. (en) Charles Onyett, « Why Diablo II still rules », IGN.com,‎ 30 mars 2012.
  28. (en) « Starcraft name #1 seller in 1998 », sur IGN.com,‎ 29 janvier 1999.
  29. a, b et c (en) « Diablo II: Lord of Destruction Shatters Sales Records Worldwide With Over 1 Million Copies Sold », Blizzard Entertainment,‎ 29 août 2001.
  30. a et b (en) « Blizzard Timeline », sur Blizzard Entertainment.
  31. a et b (en) (en) Geoffrey Keighley, « Eyes of the Storm – Part 4 - Controlled Creativity », GameSpot.com.
  32. (en) Lynn Schofield Clark, From Angels to Aliens : Teenagers, the Media, and the Supernatural, Oxford University Press,‎ 2003, 304 p. (ISBN 9780198035473), p. 39-40, Evangelicalism's Dark Side and Popular Culture.
  33. Walker 2003, p. 107, Chapter 14 - Diablo II: Quality Counts
  34. (en) Kris Graft, « New Blizzard Ads Seeking Diablo III Console Devs », sur Gamasutra.com,‎ 15 novembre 2010.
  35. (en) Jeff Cork, « Diablo III Breaks PC Sales Records », sur GameInformer.com,‎ 23 mai 2012.
  36. (en) Andrew Goldfarb, « Diablo III has more than 10 million players », sur IGN.com,‎ 2 août 2012.
  37. (en) Evan Campbell, « Diablo 3 Surpasses 15 Million Sales », sur IGN.com,‎ 6 février 2014.
  38. (en) Lara Crigger, « Chasing D&D: A History of RPGs », sur 1UP.com.
  39. (en) Levi Buchanan, « Diablo », sur IGN.com,‎ 30 juin 2008.
  40. (en) Bob Colayco, « The Greatest Games of All Time: Diablo », sur GameSpot.com.
  41. (en) Bill Loguidice et Matt Barton, Vintage games : An insider look at the history of the most influential games of all time, Focal Press,‎ 2009, 395 p. (ISBN 9780240811468), p. 39-42.
  42. (en) « Top 10 Blizzard Gales », sur IGN.com,‎ 19 août 2009.
  43. (en) Matt Barton, « The History of Computer Role-Playing Games Part III: The Platinum and Modern Ages (1994-2004) », sur Gamasutra.com,‎ 11 avril 2007.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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