Deva (Hunedoara)

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Deva
Déva, Diemrich
Blason de Deva
Héraldique
La ville de Deva, vue depuis la Citadelle
La ville de Deva, vue depuis la Citadelle
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Coat of arms of Transylvania.svg Transylvanie
Département Actual Hunedoara county CoA.png Hunedoara
Maire
Mandat
Petru Mărginean USL
2012-
Code postal 330152
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 61 123 hab. (2013)
Densité 1 039 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 41″ N 22° 54′ 52″ E / 45.87806, 22.9144445° 52′ 41″ Nord 22° 54′ 52″ Est / 45.87806, 22.91444  
Altitude 187 m
Superficie 5 883 ha = 58,83 km2
Divers
Cours d'eau Mureș
Ethnie Roumains, Hongrois, Allemands, Juifs, Roms
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

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City locator 14.svg
Deva

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief)

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Deva
Liens
Site web http://www.e-deva.ro

Deva (en hongrois Déva, en allemand Diemrich, Schlossberg, Denburg, en latin Sargetia) est une ville de Transylvanie au centre-ouest du pays, située au cœur du județ de Hunedoara dont elle est le chef-lieu. Sa population s'élevait à 61 123 habitants en 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur le grand axe routier et ferroviaire Arad - Sibiu - Brașov - Bucarest et est bordée par la rivière Mureș. Avec Simeria, avec Hunedoara et avec les localités environnantes, elle forme de nos jours une concentration urbaine compacte ayant plus de 150 000 habitants.

La Colline de la Citadelle[modifier | modifier le code]

La ville est dominée par une colline pittoresque d'origine volcanique, haute de 371 m, appelée en roumain Cetatea (la Forteresse) ou nommée en hongrois la Montagne de la Citadelle (Várhegy)[1]. La construction de sa citadelle fortifiée qui était une des plus étendues de Transylvanie, date du XIIIe siècle[2]. Accessible par le funiculaire[3] ou à pied, cette formation géologique impressionnante, austère, mais d'une beauté romantique, est une réserve naturelle protegée pour sa flore spécifique et comme lieu d'habitation d'exception de la vipère cornue. Du fait qu'en 1579 le réformateur protestant Ferenc Dávid est mort emprisonné dans la Citadelle, la Colline est devenue le lieu de pèlerinage des unitariens. Elle est visitée par plusieurs centaines de touristes par jour offrant à ceux-ci un panorama inoubliable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dava est aussi un mot dace qui signifie cité en Dacie, comme dans Pelendava ou Sucidava ; toutefois, il n'est pas sûr que Deva dérive de là, malgré la légende qui fait remonter sa fondation au roi dace Décébale. En revanche, un oppidum dace existait bien sous les ruines de la citadelle médiévale, à quelque 187 m au-dessus du Mureș.

La citadelle de Deva

La ville et sa citadelle furent âprement disputées au cours de l'histoire, depuis la grande invasion tatare de 1241 jusqu'aux guerres entre turcs et autrichiens au XVIIe siècle.

Centre militaire transylvain et résidence voïvodale dès le XIVe siècle, Deva fut rattachée à l'Empire d'Autriche en 1699. Les habitants de Deva participent à la révolution transylvaine de 1784. Pendant la révolution de 1848-1849, la ville fut à nouveau le théâtre de sanglants combats. Sous le feu des canons autrichiens, le dépôt de munitions de la citadelle sauta, endommageant irrémédiablement ce monument historique.

En 1867, lorsque l'Empire d'Autriche se scinde en Autriche-Hongrie, abolissant l'autonomie de la Transylvanie, Deva redevient une ville hongroise. Elle est traversée par un chemin de fer et s'industrialise. Le 1er décembre 1918, lorsque la Transylvanie vote, à Alba-Iulia, son attachement à la Roumanie, Deva devient roumaine. En 1921-1923 les terres des aristocrates hongrois (tels Franz Nopcsa) sont distribuées aux paysans roumains et les femmes acquièrent le droit de vote. Comme toute la Roumanie, Deva fut soumise après février 1938 aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste, jusqu'en décembre 1989. Sous ces régimes, elle fut transformée en centre d'industrie lourde (centrale thermo-électrique, mines, matériaux de construction, bois). Depuis le rétablissement de la démocratie en 1990, elle tente une difficile reconversion vers le tourisme et les activités de services, liées notamment à sa situation sur un grand axe routier et ferroviaire reliant la Roumanie au reste de l'Union européenne.

Population[modifier | modifier le code]

Magna Curia, XVIe siècle
L'Église du monastère franciscain, XVIIe siècle
La Synagogue de Deva, construite en 1896.
Représentation suédoise de la Citadelle de Deva, XIXe siècle

Démographie[modifier | modifier le code]

Recensements ou estimations de la population[4]  :

Évolution démographique
1912 1930 1948 1956 1966
8 654 10 509 12 959 16 879 26 969
1977 1992 2002 2011 -
60 334 78 438 69 257 61 123 -


Langues[modifier | modifier le code]

En 2002, Deva comptait 69 257 habitants, dont 89,2 % faisant partie de la communauté de langue roumaine, 8,6 % appartenant à celle de langue hongroise et 1,2 % à celle de langue romani.

Religion[modifier | modifier le code]

En 2002, à Deva vivaient 55 365 orthodoxes, 4402 catholiques romains, 1671 calvinistes, 1606 adventistes, 1050 baptistes et 889 gréco-catholiques. La communauté juive de la ville a été constituée en 1851.

Francophonie[modifier | modifier le code]

Tout comme Bucarest, Deva et l'ensemble du département de Hunedoara (județ de Hunedoara) sont un puissant centre francophone dont les habitants utilisent couramment en conversation, en lecture et en écriture le français aussi. La communauté francophone de la ville est représentée par l'Association Fradev[5].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'ancien centre-ville se trouve entre la synagogue, l'église réformée calviniste[6], le théâtre, le lycée Décébale, la mairie[7], le tribunal et le parc de la ville, ce dernier se situant aux pieds de la colline de la Citadelle.

Dans le parc de la ville se trouve le palais Magna Curia, construit au XVIe siècle en style Renaissance. Il est aujourd'hui le siège d'un riche musée. Situé à la proximité de la gare ferroviaire SNCFR, le monastère franciscain[8], construit au XVIIe siècle et conduit de nos jours par le père Csaba Böjte, est un monument historique impressionnant abritant un orphelinat catholique.

La vieille église orthodoxe du cimetière de la ville[9] et la cathédrale orthodoxe Saint Nicolas[10], bâtie en 1861. Dans la banlieue de la ville, située vers Simeria, quelques rues du début du siècle gardent encore des éléments folkloriques de la colonie des Sicules de Bucovine, installée à Deva en 1910. Il faut enfin flâner sous les chênes de la forêt de Bejan, une remarquable réserve forestière.

À présent, Deva est une ville touristique et industrielle, ainsi qu'un pôle agro-alimentaire qui se développe rapidement depuis l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Deva :

Autres personnalités liées à la ville :

Jumelage[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Panorama[modifier | modifier le code]

Deva, panorama nocturne

Panorama de Deva (vidéo)

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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