Deuxième bataille de Fontenay-le-Comte

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Bataille de Fontenay-le-Comte
Vue de Fontenay-le-Comte, lithographie de Thomas Drake, album vendéen, vers 1850.
Vue de Fontenay-le-Comte, lithographie de Thomas Drake, album vendéen, vers 1850.
Informations générales
Date 25 mai 1793
Lieu Fontenay-le-Comte
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Alexis Chalbos
Jean-Baptiste Nouvion
Charles de Bonchamps
Jacques Cathelineau
Louis de Lescure
Henri de La Rochejaquelein
Jean-Nicolas Stofflet
Forces en présence
6 000 hommes 25 000 hommes
Pertes
64 morts
115 blessés
3 250 prisonniers (relâchés)
40 canons perdus
17 morts
65 blessés
Guerre de Vendée
Coordonnées 46° 27′ 58″ N 0° 48′ 22″ O / 46.466111111111, -0.8061111111111146° 27′ 58″ Nord 0° 48′ 22″ Ouest / 46.466111111111, -0.80611111111111  

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La bataille de Fontenay-le-Comte a lieu lors de la guerre de Vendée. Le 25 mai 1793, les Vendéens s'emparent de la ville de Fontenay-le-Comte.

Prélude[modifier | modifier le code]

Après sa victoire à Fontenay-le-Comte, le général républicain Alexis Chalbos occupa La Châtaigneraie, mettant facilement en fuite ses 300 défenseurs. L'armée vendéenne était démoralisée après son échec, mais les généraux ne renoncèrent pas et décidèrent de rassembler l'armée au complet à Châtillon-sur-Sèvre, en vue d'une prochaine attaque. Le 23 mai, elle était de nouveau réunie et cette fois, avait été rejointe par Charles Artus de Bonchamps et ses troupes. Forte de 25 000 hommes, elle se mit en marche sur la division de Chalbos. Celui-ci, averti, abandonna La Châtaigneraie et se replia sur Fontenay-le-Comte dans la nuit du 24 au 25 mai.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 25 mai, vers deux heures de l'après-midi, l'armée vendéenne se déploya devant Fontenay-le-Comte. Lescure, Cathelineau et Stofflet occupaient le flanc gauche, La Rochejaquelein le flanc droit, Bonchamps le centre. Cette fois-ci la supériorité numérique des Vendéens était écrasante, bien que la plupart d'entre eux fussent mal armés, ayant perdu un grand nombre de fusils, de munitions et de canons à la première bataille de Fontenay. De son côté Chalbos, séparé des troupes de Sandoz, n'avait plus que 6 000 hommes.

Le combat s'engagea, Bonchamps attaqua en tête avec les soldats d'élite de sa division, les mieux équipés de toutes les armées vendéennes, portant des uniformes et combattant comme des troupes régulières. Pressé sous le nombre, le centre républicain paniqua et prit la fuite. Chalbos, ne parvenant pas à rallier ses hommes, tenta alors une charge de cavalerie avec les gendarmes à cheval mais ceux-ci prirent la fuite à leur tour face aux troupes de Bonchamps. Une contre-charge de cavalerie menée par La Rochejaquelein et Dommaigné soutenue par l'infanterie acheva de mettre les Républicains en déroute, 3 000 d'entre eux furent capturés ou se rendirent. Nouvion toutefois, avec quelques gendarmes à cheval, parvint à protéger la retraite de ce qui restait de l'armée sur Niort.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le bataille n'avait duré qu'une heure et les Vendéens étaient parvenus à s'emparer de Fontenay. Toutefois, à la fin de la bataille, un des prisonniers républicains parvint à reprendre son arme et à blesser le général Bonchamps. Furieux, les Vendéens massacrèrent le coupable ainisi que plusieurs autres prisonniers qui avaient eu le malheur de se trouver sur les lieux.

Selon le compte original des fossoyeurs, le nombre des Républicains tués était de 64. Concernant les pertes des Vendéens, elles sont selon un lettre du général Sapinaud de La Verrie, absent cependant du combat, de 17 morts et 65 blessés[1].

Les Vendéens s'emparèrent également d'un important butin, ils reprirent les canons qu'ils avaient perdus trois jours plus tôt, dont la Marie-Jeanne, ils mirent également la main sur 5 000 fusils. Le Vendéens délivrèrent également leurs 80 compagnons d'armés capturés lors de la première bataille de Fontenay-le-Comte et parmi lesquels plusieurs avaient été condamnés à mort.

Quant aux 3 250 prisonniers républicains[1], ils furent tondus, puis libérés après avoir prêté le serment de ne plus combattre en Vendée.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont,‎ édition de 2009, p. 163-165.
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome I, édition Paul Dupont, 1893-1895, p. 398-404.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p. 45-46.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p. 85-86.
  • Benjamin Fillon, Recherches historiques et archéologiques sur Fontenay, t. I, p. 388. texte en ligne sur google livres

Références[modifier | modifier le code]

  1. 1,0 et 1,1 Benjamin Fillon, Recherches historiques et archéologiques sur Fontenay, p. 388.