Deutschvölkischer Schutz- und Trutzbund

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Le Deutschvölkischer Schutz- und Trutzbund ("Alliance Nationaliste Allemande de Protection et de Défense") était, selon les données officielles de l'époque, la plus grande, la plus active et la plus influente organisation antisémite d'Allemagne après la Première Guerre mondiale et l'un des principaux mouvements de la nébuleuse völkisch sous la République de Weimar dont il rejetait le régime de démocratie parlementaire.

Origines[modifier | modifier le code]

Le Deutschvölkischer Schutz- und Trutzbund était une émanation du Deutscher Schutz- und Trutzbund fondé en 1919 à Bamberg au congrès de la Ligue Pangermaniste. Il s'était fixé pour mission le combat du judaïsme. Le mouvement avait comme dirigeant Alfred Roth et à sa création Konstantin von Gebsattel fut nommé président secret par Ernst von Hertzberg-Lottin. Son comité consultatif comptait, entre autres membres, Ernst Anton Franz von Bodelschwingh, August Gebhard, Paul Lucius, Ferdinand Werner, Julius Friedrich Lehmann et Georg von Stössel. Les réunions se tinrent dans un premier temps à Duisbourg-Ruhrort au domicile de Roth puis plus tard à Hambourg après que de nombreux mouvements nationalistes eurent intégré la confédération des alliances nationalistes allemandes. Environ un mois après sa fusion avec le Reichshammerbund, le Deutscher Schutz- und Trutzbund s'unit au Deutschvölkischer Bund (successeur du parti nationaliste Deutschvölkische Partei) pour former finalement au 1er octobre 1919 le Deutschvölkischer Schutz- und Trutzbund.

Manifeste[modifier | modifier le code]

Le Deutschvölkischer Schutz- und Trutzbund choisit comme manifeste le livre d'Heinrich Claß "Wenn ich der Kaiser wär" ("Si j'étais l'Empereur"), dans lequel l'auteur expose ses vues racistes et nationalistes, et comme devise "L'Allemagne aux Allemands". Julius Friedrich Lehmann, éditeur munichois qui avait appelé à un coup d'état en octobre 1918, fut l'un de ses principaux soutiens.

Membres notables[modifier | modifier le code]

Ont été notamment membres du Deutschvölkischer Schutz- und Trutzbund Gertzlaff von Hertzberg, Werner Best, Leonardo Conti, Kurt Daluege, Dietrich Eckart, Gottfried Feder, Oskar Körner, Reinhard Heydrich, Karl Kaufmann, Hinrich Lohse, Heinrich Oberheid, Fritz Sauckel ou encore Julius Streicher.

Censure[modifier | modifier le code]

En raison de son implication dans l'assassinat du ministre des Affaires Étrangères Walther Rathenau et en application de la loi de sauvegarde de la République le Deutschvölkischer Schutz- und Trutzbund fut interdit dans la plupart des Länder de l'Empire Allemand (à l'exception de la Bavière, de l'Anhalt et du Mecklembourg-Strelitz). Le mouvement a également trempé dans les attentats sur les personnes de Matthias Erzberger (cf. Organisation Consul) et de Philipp Scheidemann, premier chancelier de la République de Weimar.