Destructeur de documents

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Déchiqueteuse.
Un destructeur de documents : le bac contient les lamelles de papier issues du déchiquetage.
Ciseaux pour détruire des documents.

Un destructeur de documents, encore appelé déchiqueteur ou déchiqueteuse, ou plus marginalement machine à détruire les documents, effilocheuse, lacéreuse ou corbeille électrique[1], est un appareil utilisé dans les bureaux pour détruire, généralement en réduisant en petits morceaux, les documents papier contenant des informations que l'utilisateur juge sensibles, afin de rendre leur consultation impossible après leur destruction, et ainsi préserver leur confidentialité. Accessoirement, le bac recevant les résidus des documents sert souvent de corbeille à papier.

Il faut toutefois avoir une attitude de méfiance vis-à-vis de la confidentialité apportée par ce type d'appareils. En effet, en fonction de la mise en page du document originel, ainsi que de la largeur des bandelettes produites par l'appareil, il est souvent possible de reconstituer manuellement un document au format A4 en quelques minutes. Les appareils produisant des bandelettes de 4 à 5 mm constituent le cœur du marché, et n'apportent qu'un premier niveau de confidentialité, basé essentiellement sur la dissuasion. Plus la largeur des bandelettes est étroite et la mise en page du document simple, plus difficile sera la reconstitution du document une fois déchiqueté. En tout état de cause, tout document déchiqueté en bandelettes verticales est reconstituable; tout est question de patience.

De tels appareils sont principalement utilisés par les organisations gouvernementales et les entreprises, respectivement pour éviter l'espionnage et l'espionnage industriel, mais les particuliers peuvent également s'en servir pour protéger leur vie privée ou pour détruire les documents qui pourraient permettre d'usurper leur identité dans le but de commettre des fraudes (relevés bancaires contenant des numéros de compte par exemple).

Par son manque de fiabilité, les espions français[2] broient plutôt leurs documents avec de l'eau, pour obtenir une bouillie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]