Desi Bouterse

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Desi Bouterse
Desi Bouterse, le 12 août 2010
Desi Bouterse, le 12 août 2010
Fonctions
9e président de la République du Suriname
En fonction depuis le 12 août 2010
(&&&&&&&&&&&014433 ans, 11 mois et 13 jours)
Élection 19 juillet 2010
Vice-président Robert Ameerali
Prédécesseur Ronald Venetiaan
Président du Conseil national militaire de la République du Suriname
4 février 19828 février 1982
(&&&&&&&&&&&&&&044 jours)
Prédécesseur Henk Chin A Sen
(président de la République)
Successeur Fred Ramdat Misier
(président de la République)
13 août 198015 août 1980
(&&&&&&&&&&&&&&022 jours)
Prédécesseur Johan Ferrier
(président de la République)
Successeur Henk Chin A Sen
(président de la République)
Biographie
Nom de naissance Desiré Delano Bouterse
Date de naissance 13 octobre 1945 (68 ans)
Lieu de naissance Domburg (Suriname)
Nationalité surinamienne
Parti politique Parti national démocratique
Conjoint Ingrid Figueira
Profession Militaire

Desi Bouterse
Présidents de la République du Suriname

Desiré Delano Bouterse, dit Desi Bouterse (prononcer [ˈbɑutərsə]), né le 13 octobre 1945, est un homme d'Etat Surinamien, président de la République depuis le 12 août 2010. Il a été successivement militaire (instructeur de sport qui atteint le grade de colonel). Instigateur d'un coup d’État, chef des armées puis politicien du Nationale Democratische Partij (NDP), il est une des personnalités les plus controversées de l'histoire de l'indépendance du Suriname.

Biographie[modifier | modifier le code]

Coup d'État et régime autoritaire[modifier | modifier le code]

Au lendemain de l'indépendance du Suriname, le 25 novembre 1975, certains cherchaient à profiter d'une situation économique favorable et d'un calme relatif. Dési Bouterse, alors colonel dans l'armée régulière, a pris le contrôle du pays grâce à un coup d'État le 25 février 1980. Son régime militaire en place, il devient alors président du Conseil militaire national, laissant dans un premier temps le président de la République Johan Ferrier à son poste (il assura la fonction présidentielle deux fois durant quelques jours en 1980 et 1982).

Cependant, la répression contre son régime sera féroce, étant lui-même le donneur d'ordre direct, voire l'auteur d'après certains témoignages, de certains massacres ("Massacres de décembre 1982", évènements passés dans le village des Noirs Marrons ou Bosneger de Moiwana en 1986…).

La révolte des Bushis Nengés conduits par Ronnie Brunswijk, un de ses gardes du corps conduira à la guerre civile qui dura de 1986 à 1992. Il restera de facto le dirigeant de la nation jusqu'à sa démission en 1988.

Profitant de son immunité diplomatique, il aurait également participé à un hold-up au Brésil, avant d'être ramené dans son pays. Il se maintiendra au pouvoir jusqu'au début des années 1990.

L'échec aux élections de 1996[modifier | modifier le code]

Après le retour d'un gouvernement démocratique, dirigé successivement par Ronald Venetiaan et Jules Wijdenbosch, il perd l’élection présidentielle de mai 1996, face à Jules Wijdenbosch. Le slogan de son parti le NDP était : « Leti a Faya », soit en français « allumez la lumière ». Un autre candidat malheureux de ces élections de 1996 : Ronnie Brunswijk, son ancien adversaire militaire durant la guerre civile.

Condamnation pour trafic de drogue[modifier | modifier le code]

Ayant depuis longtemps profité de son statut pour diriger un trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe, il a été accusé à plusieurs occasions, et en juillet 1999 il a été condamné par contumace pour trafic de cocaïne par un tribunal des Pays-Bas. Depuis, un mandat d'arrêt international l'empêche de quitter le territoire du Suriname. Au Suriname, puissant et craint, il reste libre.

Cependant, les années passant, son passé revient sur le devant de la scène et le gouvernement dit préparer une action judiciaire contre les participants actifs aux massacres de décembre 1982. Les 15 principaux opposants au régime militaire de l'époque avaient été tués par balles au Fort Zeelandia. Il prétend qu'il n'était pas présent et que la décision a été prise par le commandant de bataillon Paul Bhagwandas qui est mort en 1996. Toutefois, il en a réclamé la responsabilité politique.

À nouveau président[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du 25 mai 2010, la coalition Mega Combinatie (Mega combinaison) qu'il dirige arrive en tête avec un peu plus de 40 % des voix et obtient 23 sièges, nombre insuffisant pour pouvoir gouverner sans partenaire et pour élire le président de la République. Des tractations entre partis ont lieu et le 19 juillet 2010, Bouterse est élu président de la République par l'Assemblée nationale en obtenant 36 suffrages sur 50 votants. Il prend ses fonctions le 12 août.

Liens externes[modifier | modifier le code]