Denise Colomb

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Denise Colomb, née Denise Loeb le 1er avril 1902 à Paris 10e[1] et morte le 1er janvier 2004 à Paris, est une photographe française.

Sommaire

Biographie [modifier]

Denise Loeb fait sa scolarité au lycée Molière. Après des études de violoncelle au conservatoire de Paris, elle réalise ses premiers portraits lors d'un séjour en Indochine (1935-1937), où elle accompagne son mari, Gilbert Cahen. Pendant la guerre, elle adopte le pseudonyme de « Denise Colomb », qu'elle conservera en tant que photographe.

En 1948, elle se rend aux Antilles à l'invitation d'Aimé Césaire avant d'entreprendre de nombreux voyages en Inde, en Israël et en Europe. Elle collabore à diverses revues (Le Leicaïste, Regards, Le Photographe, Réalités) et effectue des travaux de commande pour Point de vue-Images du Monde.

Son penchant naturel lui fait représenter l'homme dans ce qu'il a de plus noble, de plus chaleureux. C'est pour elle une question d'éthique. En cela, Denise Colomb appartient à la tradition française du réalisme poétique, aux côtés de Robert Doisneau, Edouard Boubat, Izis et Willy Ronis.[interprétation personnelle]

C'est avec Antonin Artaud qu'elle débute, en 1947, une longue série de portraits d'artistes. Son frère, Pierre Loeb, qui possède à Paris une galerie renommée, l'introduit auprès de peintres et sculpteurs. La figure emblématique de l'artiste, les rêves qu'elle incarne, mais aussi les failles qu'elle révèle, aident Denise Colomb à exprimer ses propres sentiments. On n'oubliera pas Artaud en visionnaire torturé, Nicolas de Staël à la beauté tragique, photographié quelques mois avant son suicide, Giacometti, humble et rugueux, Picasso, statue vivante, assis paisiblement dans l'escalier, ou encore Max Ernst à la mèche rebelle et au regard inquiet posant devant les toits de Paris. Qu'elle photographie des célébrités ou des anonymes, cette passion du visage regardé ne s'est jamais démentie au fil des années.[interprétation personnelle]

Passé ses 90 ans, Denise Colomb consigne ses rêves sur des carnets tout en continuant à photographier des femmes portant voilette, des masques africains ou des têtes en verre, témoignage de sa vitalité et de son inépuisable curiosité.[interprétation personnelle]

Le 18 novembre 1991, elle fait don de son œuvre à l'État français (52 000 négatifs, 2 600 tirages d'époque et sa documentation personnelle). Depuis cette date, l'association Patrimoine photographique, sous la tutelle de la Direction de l'architecture et du patrimoine (ministère de la Culture et de la Communication), conserve et diffuse le fonds Denise Colomb.

Famille [modifier]

Denise Colomb est la sœur de Pierre Loeb et la grand-tante de Caroline Loeb.

Hommage [modifier]

On entend parler Denise Colomb (propos sur la comédienne Colette Thomas[2][réf. insuffisante] et ses lectures d'Antonin Artaud) sur la chanson It must be a sign, sur l'album de Christophe, Aimer ce que nous sommes (2008).

Collections, expositions [modifier]

  • 1954 - Exposition chez son frère à la Galerie Pierre 2 rue des beaux-arts, Paris.

Prix, récompenses [modifier]

Galerie [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 10/1505/1902. Mention marginale : mariage en 1926 avec Gilbert Cahen (consulté le 13 juin 2012)
  2. Sur le site Minotaure.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

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Jean-Louis Vallas

Lien externe [modifier]