Denis Robert

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Portrait de Denis Robert en 2012 (Photo: NR, agence Poppy)
Denis Robert en juin 2011 au Grand-Duché de Luxembourg lors du vernissage d'une exposition (Photo: François Besch)

Denis Robert, né le 9 mai 1958 à Moyeuvre-Grande, est un journaliste et écrivain français. Son œuvre se compose de romans, de films documentaires, et d'essais (souvent qualifiés de journalisme d'investigation). Il est également plasticien et expose dans différentes galeries parisiennes (La Bank, W).

Ses livres, films et interviews à la presse, dénonçant le fonctionnement opaque de la chambre de compensation financière Clearstream, lui ont valu de nombreuses procédures judiciaires (une soixantaine) intentées contre lui en France, en Belgique et au Luxembourg, par des banques comme Menatep (une banque russe), la Banque Générale de Luxembourg (filiale de Fortis) et bien sûr la société Clearstream.

Il a été, en 2008, au cœur d'une polémique qui l'a opposé à l'ancien patron du journal Charlie Hebdo, Philippe Val et au journaliste Edwy Plenel.

Le 3 février 2011, soit après 10 ans de procédures judiciaires, il est blanchi par la Cour de cassation de sa condamnation pour ses deux ouvrages Révélation$ et La Boîte noire, ainsi que pour son documentaire Les Dissimulateurs[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il suit des études de psychologie et obtient un DEA de psycholinguistique. Après avoir lancé un fanzine en Lorraine, Santiag, en 1982, il rejoint la rédaction du mensuel Actuel où il reste une année. Il intègre fin 1983 Libération où il est journaliste durant douze ans, d'abord en tant que correspondant dans l'est de la France puis chargé des affaires politico-financières du service « Société ». Il démissionne en 1995 pour consacrer tout son temps à son travail d'écrivain. Il avait déjà publié deux romans, Chair Mathilde, aux éditions Bernard Barrault, en 1991, et Je ferai un malheur, chez Fayard, en 1994. Mais c'est un essai, Pendant les affaires, les affaires continuent, qui le fait connaître à un plus grand public au début de l'année 1996.

Cette même année, Denis Robert réunit sept grands magistrats anti-corruption pour lancer l'Appel de Genève pour la création d'un espace judiciaire européen afin de lutter plus efficacement contre le crime financier. Cet appel fait l'objet d'un livre, La justice ou le chaos, paru la même année. Suivent une dizaine de romans et autant d'essais, dont ses enquêtes récentes sur la multinationale de la finance Clearstream.

Fin 1997, Denis Robert cherche également à dénoncer les conséquences de ce qu'il appelle la "machine" (le système économique capitaliste) pour les plus démunis. Dans Portrait de groupe avant démolition, Denis Robert présente et illustre un recueil de photographies de SDF prises sur le vif, sans pudeur, par l'un des leurs, René Taesch[2].

Parallèlement à ces livres, Denis Robert a réalisé ou coréalisé cinq documentaires pour le cinéma, d'abord, avec le cinéaste Philippe Harel, Journal intime des affaires en cours (1998), pour la télévision ensuite : Le Cahier (1999), Les dissimulateurs (2001), Histoire clandestine (2002), L'affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo (2003).

Il est également l'auteur de romans à succès : Le bonheur, livre érotique écrit en 2000 et traduit en 14 langues, Une ville publié en 2004 qui va faire l'objet d'une série télévisée et La domination du monde édité en 2006. Il a également publié cette même année 2006 un roman sur le football Le milieu du terrain objet de plusieurs procès, un livre enquête sur le corbeau de l'affaire Clearstream (Clearstream, l'enquête) qui sera, fait très rare, interdit à la vente et retiré des librairies pendant près d'un mois. En fin d'année, il publie avec un ami peintre, parallèlement à une exposition d'art contemporain parisienne, un livre d'art Dominations, étrange objet de peinture et de littérature.

En 2009, il publie Dunk chez Julliard, un roman d'anticipation. Il est également l'auteur d'une bande dessinée à succès (L'affaire des affaires) prévue en quatre tomes (chez Dargaud).

La première affaire Clearstream[modifier | modifier le code]

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Dans la foulée de l'Appel de Genève, il enquête sur la multinationale Clearstream alors inconnue du grand public. Il rencontre Ernest Backes, un des cadres ayant fondé cette chambre de compensation internationale.

Pendant deux ans, Denis Robert mène l'enquête. Un ancien responsable informatique et vice-président de la firme, Régis Hempel, explique qu'une partie de ses activités a consisté à effacer les traces de transactions sensibles. Trois mois avant la publication de son livre Révélation$, il envoie une série de lettres recommandées demandant des explications à la direction de Clearstream et aux banques mises en cause dans son livre.

À sa sortie, en février 2001, Révélation$ fait l'effet d'une bombe. Denis Robert accuse en effet Cedel International (devenu Clearstream depuis) d'être l'une des plates-formes majeures de la dissimulation de transactions financières au niveau mondial. Il poursuit sa dénonciation en coréalisant avec Pascal Lorent un film Les Dissimulateurs dans le cadre de 90 Minutes, l'émission d'enquête de Canal+. Les journalistes financiers sont soit incrédules ou hostiles, d'autres hésitant, car Clearstream menace de procès en cascade. Le film rencontre un grand succès dans les réseaux altermondialistes.

La mission parlementaire sur le blanchiment d'argent présidée par Vincent Peillon et Arnaud Montebourg se saisit des révélations et convoque les témoins qui tous confirment les dires de l'auteur.

Sous la pression, une information judiciaire est ouverte au Luxembourg. Le PDG de Clearstream, le banquier suisse André Lussi, est mis à pied et Clearstream est racheté dans la foulée, et à bon prix, par le groupe allemand Deutsche Börse. La Deutsche Börse cherchait depuis très longtemps à racheter cette chambre de compensation, ce qui lui permettait de maîtriser les marchés européens de bout en bout. Notons qu'elle a largement indemnisé André Lussi mais qu'elle a maintenu les poursuites judiciaires contre Denis Robert (en embauchant l'avocat de Charlie Hebdo Richard Malka, entre autres).

De ces développements, Denis Robert tire un second récit La Boîte noire, et un second film, toujours diffusé par Canal+, L'Affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo.

Les procès[modifier | modifier le code]

À la suite de la publication du livre Révélation$, Denis Robert et Ernest Backes ont dû affronter trente et un procès en diffamation[3]. Les plaintes pleuvent en France, en Belgique, en Suisse, et même au Canada, déposées par Clearstream, mais aussi par la banque russe Menatep de Mikhaïl Khodorkovski et la Banque générale du Luxembourg (BGL).

L'éditeur Les Arènes et Laurent Beccaria font leurs comptes : les demandes de dommages et intérêts dépassent leur chiffre d'affaires annuel. Le service juridique de Canal+ se lance dans de coûteux procès.

Au fil des mois, les relaxes se succèdent en première instance, mais les plaignants font systématiquement appel (appels rejetés) et se pourvoient en cassation (pourvois rejetés également). Cinq ans plus tard, il ne reste plus que deux procédures pendantes, toutes les deux en appel : l'une après un jugement favorable à Clearstream (un euro symbolique), l'autre défavorable à la firme (relaxe de Denis Robert). Les juges ont considéré « les allégations bien-fondées et étayées par de solides arguments ».

Le 11 juin 2008, il décide d'arrêter de s'exprimer à propos de Clearstream, il serait en effet, selon-lui, sujet à trop de pression[4].

Procédures en France[modifier | modifier le code]

Clearstream dépose trois plaintes pour diffamation contre Denis Robert, l'une pour son livre Révélation$, la deuxième pour son livre La Boîte noire et la dernière pour le documentaire diffusé sur Canal+ Les Dissimulateurs, tous portant sur les activités de blanchiment d’argent sale de Clearstream[5].

Première instance[modifier | modifier le code]

Le 29 mars 2004, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné pour diffamation Denis Robert, à la fois pour son livre Révélation$ et pour le documentaire diffusé sur Canal+, qu'il avait réalisé sur les activités de l'institution financière, mais la même chambre avait rejeté la plainte de Clearstream contre La Boite Noire en octobre 2003. Clearstream et Denis Robert font appel des décisions qui leur sont défavorables[5].

Cour d'appel[modifier | modifier le code]

En 2008, la cour d’appel de Paris condamne Denis Robert dans les trois affaires[5].

Le 4 décembre 2006, Denis Robert a été condamné à 1500 euros de dommages et intérêts pour les propos à caractère diffamant qu'il aurait tenus dans VSD envers Clearstream. L'écrivain a fait appel de cette condamnation invoquant le fait que l'interview dans VSD était tronquée. Il a par ailleurs gagné tous les procès intentés par Clearstream contre ses interviews ou articles parus ou diffusés par France 2, Le Point, Le Nouvel Observateur ou sur différents sites web.

Des pourvois en cassation sont formés par Clearstream qui estime que ces décisions violaient la Convention européenne des droits de l'homme, car elles lui interdisaient abusivement une action en justice. La société luxembourgeoise estimait en effet être dans l'impossibilité de se faire représenter par une personne physique dans cette procédure judiciaire française, puisqu'elle est obligée, conformément à la législation luxembourgeoise, d'être dirigée par un conseil d'administration par nature collégial. Le 23 mai 2006, le rejet de ces deux pourvois en cassation a été demandé par l'avocat général près la Cour de cassation Francis Fréchède. Ce dernier estime que Clearstream aurait pu utiliser la procédure civile, dans laquelle il n'est pas obligatoire d'être représenté par une personne physique pour agir.

Cour de cassation[modifier | modifier le code]

Enfin, en février 2011, Denis Robert remporte une victoire judiciaire dans les trois affaires devant la Cour de cassation, qui met en avant le sérieux de l’enquête, la liberté d’expression et l’intérêt général[5].

L'arrêt n° 106 du 3 février 2011 de la Cour de cassation[6] « casse et annule en toutes ces dispositions » la décision de la Cour d'appel, rejetant tous les arguments de Clearstream. Les juges observent que « l'intérêt général du sujet traité et le sérieux constaté de l'enquête, conduite par un journaliste d'investigation, autorisaient les propos et les imputations litigieux, la cour d'appel a violé les textes susvisés », annulant les condamnations précédentes de Denis Robert[7]. La Cour de cassation précise « que la liberté journalistique comprend, lorsque est en cause un débat public d’intérêt général, le recours possible à une certaine dose d’exagération, voire de provocation dans le débat »[8].

Inculpation au Luxembourg (janvier 2006)[modifier | modifier le code]

Le 27 janvier 2006, Denis Robert est inculpé au Luxembourg pour injure, calomnie et diffamation. La plainte vise la dénonciation dans le livre Révélation$ d'une transaction entre la banque BCCI et la BGL. Denis Robert a qualifié ce transfert d’« illégal », alors qu’une décision d’un tribunal de Luxembourg l’autorisait.

Les soutiens de Denis Robert soulignent que les mêmes plaintes de la BGL ont déjà été déboutées en France à deux reprises. La Cour de cassation a donné raison à la BGL et les procédures vont donc reprendre. Denis Robert est également poursuivi par Clearstream (avocat: Richard Malka) ainsi que Florian Bourges, ex-auditeur d'Arthur Andersen qui avait utilisé des fichiers de Clearstream et les avait remis à Denis Robert (cf La Boite Noire).

Ce même don de document lui vaut une mise en examen en France pour recel de vol et d'abus de confiance dans le cadre d'une plainte déposée à Paris par Clearstream.

Denis Robert risque une peine de prison, une amende dont le montant peut être très élevé au Luxembourg, en sus des frais d'avocats. Par une ironie du sort, c'est l'espace judiciaire européen qu'il a contribué à établir avec l'Appel de Genève qui permet aujourd'hui cette procédure à la justice luxembourgeoise.

Plusieurs pétitions de soutien ont été ouvertes.

La deuxième affaire Clearstream[modifier | modifier le code]

Exposition Denis Robert - Money time - Galerie W.

En février 2003, le trader-informaticien Imad Lahoud, missionné par la DGSE, rencontre, à Metz, Denis Robert pour sa connaissance du système Clearstream. L'écrivain lui remet un listing non falsifié de comptes de Clearstream. Des noms seront ensuite ajoutés.

En mars-avril 2006, Denis Robert devient un des protagonistes principaux de l'affaire du corbeau survenue en marge de l'affaire des frégates de Taïwan (dite affaire Clearstream 2). Le 8 juillet 2004, dans Le Point, Denis Robert avait écrit « si on laisse les juges faire leur travail et si le corbeau reste vivant et actif, les révélations vont pleuvoir et le scandale irrémédiablement enfler ». Il voulait signifier par là que la première lettre du corbeau ne comprenait pas que des invraisemblances et révélait un fonctionnement jusqu'alors caché de Clearstream. Le juge Van Ruymbeke conclura plus tard à une manipulation. À la suite de la plainte et la constitution de partie civile de Nicolas Sarkozy en janvier 2006, l'affaire devient une affaire d'État avec la mise en examen de Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS, d'Imad Lahoud, de Florian Bourges et de Denis Robert.

Dans une fin non-publiée de son dernier livre La Domination du monde postée sur son blog, il mettait en scène un « corbeau » écrivant à un juge d'instruction à l'issue d'une vaste enquête d'un journaliste contre une multinationale de la finance.

Le 22 juin 2006, Edwy Plenel, partie civile dans l'affaire du corbeau (affaire Clearstream 2) a mis en cause Denis Robert, lors de son interrogatoire avec les juges d'instruction. Denis Robert lui a répondu sur son blog, indiquant que Plénel cherchait bassement à régler des comptes personnels.

Le domicile de Denis Robert a été perquisitionné le 12 octobre 2006. Le procureur de la République de Paris a annoncé le 29 octobre 2006 avoir requis la mise en examen du journaliste Denis Robert et de son informateur Florian Bourges pour recel d'abus de confiance et pour avoir détenu et utilisé des documents bancaires détournés issus de Clearstream.

Denis Robert est convoqué le 12 décembre 2006 en vue de sa mise en examen par les juges d'instruction d'Huy et Pons pour « recel de vol et abus de confiance ». Florian Bourges a été mis en examen pour « abus de confiance » le 8 décembre. Florian Bourges a désigné Imad Lahoud comme le falsificateur des listings.

« C'est nous qui débloquons l'instruction et c'est nous qui servons aujourd'hui de fusible. Rarement la justice a autant été instrumentalisée à des fins politiques », a-t-il déclaré à sa sortie du Palais. La mise en examen de l'écrivain résulte directement de la plainte de Clearstream, qui aurait pu être classée sans suite si le Parquet général de Paris l'avait décidé. Le procureur général de Paris est Laurent Le Mesle, ancien conseiller de justice de Jacques Chirac à l'Élysée.

Le 28 janvier 2010 il est relaxé par le tribunal qui considère qu'il ne faisait que son métier de journaliste[9].

Dans un entretien au journal Siné Hebdo, Denis Robert déclare : « J'étais poursuivi pour « recel de vol » mais le tribunal l'a justifié en indiquant qu'il y avait un intérêt supérieur qui s'appelle le devoir « d'informer le public sur un sujet d'intérêt général ». C'est une décision importante pour l'ensemble des journalistes[10]. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans
  • Chair Mathilde, Ed Bernard Barrault, 1991
  • Je ferai un malheur, Fayard, 1995
  • Notre héros au travail, Fayard, 1997
  • Tout va bien puisque nous sommes en vie, Stock, 1998
  • Le Bonheur, les arènes, 2000, Pocket 2001
  • Une ville, Julliard, 2003
  • Le Milieu du terrain, les Arènes, 2005 (ISBN 2352040035)
  • La Domination du monde, Julliard, 2006, Pocket 2007 (ISBN 226001707X)
  • Une affaire personnelle, Flammarion, 2008 (ISBN 2352040035)
  • Dunk, Julliard, 2009
  • Vue imprenable sur la folie du monde, Les Arènes, 2013, (ISBN 2352042798).
Essais
Autres et collaborations
  • Convocation à la mise en examen des oeuvres de Denis Robert, Galerie W, 2008
  • Portrait de groupe avant démolition (texte de Denis Robert sur des photos de René Taesch)
  • Deux heures de lucidité : entretien avec Noam Chomsky (avec Denis Robert et Weronika Zarachowickz)
  • Tout va bien (scénario) de bande dessinée avec dessins de Thomas Clément, 2005, (ISBN 2205055593)
  • Journal intime des affaires en cours, scénario avec Philippe Harel, Stock, 1997
  • Dominations, livre de Kombart et de peintures, avec Philippe Pasquet, Hugodoc, 2006
  • L'affaire des affaires T1 "l'argent invisible", bande dessinée avec Laurent Astier et Yan Lindingre, ed. Dargaud, 2009
  • L'affaire des affaires T2 "l'enquête", bande dessinée avec Laurent Astier, ed. Dargaud, 2009
  • L'affaire des affaires T3 "Clearstream Manipulation", bande dessinée avec Laurent Astier, ed. Dargaud, 2011

Filmographie[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Les pilleurs de foule, 2007.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Dix ans et toutes mes dents » (par Denis Robert)
  2. Portrait de Groupe avant Démolition, Denis Robert, René Taesch, Stock, Décembre 1997, http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/2304
  3. ReSPUBLICA. 200 visites d’huissiers à son domicile, 30 procédures judiciaires en cours, in ReSPUBLICA 489, 24 novembre 2006
  4. Jet de l’éponge au seizième round. par Denis Robert, sur son blog La domination du monde, Blogspot]
  5. a, b, c et d Julien Martin, « Denis Robert blanchi pour avoir dit que Clearstream blanchissait », Rue89, publié le 5 février 2011, consulté le 6 février 2011. Les trois arrêts de la Cour de cassation sont consultables sur le site de Rue 89.
  6. Arrêt n° 106 du 3 février 2011 ( 09-10.301) - Cour de cassation - Première chambre civile
  7. « La condamnation de Denis Robert annulée en cassation », le Point,‎ 5 février 2011 (consulté le 6 février 2011)
  8. La-bas.org À la fin, c’est nous qu’on va gagner !
  9. Dominique de Villepin relaxé dans l'affaire Clearstream lefigaro.fr
  10. « Ma relaxe est un camouflet pour Clearstream », propos recueillis par Anne Steiger, Siné-Hebdo, no 74, 3 février 2010, p. 3.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]