Denis Payre

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Denis Payre

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Denis Payre en 2013.

Naissance 17 janvier 1963 (51 ans)
Lyon, Drapeau de la France France
Nationalité Française
Formation

Denis Payre, né le 17 janvier 1963 à Lyon, est un entrepreneur français. Diplômé de l'ESSEC, il est le fondateur de Business Objects et de Kiala en 2001. Il s'est également engagé dans la vie associative, en créant Croissance Plus, il a financé des startups en tant que Business angel, et en 2013, il fonde le mouvement politique Nous Citoyens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Denis Payre est le fils d'un ingénieur et d'une assistante sociale[1] et l'arrière petit-fils de soyeux lyonnais[2];

Il a quatre enfants en 2013 et pratique le ski et la voile (il a traversé l'Atlantique en catamaran)[1].

Formation[modifier | modifier le code]

De 1983 à 1985 : il est scolarisé à l’ESSEC, où il vit ses premières expériences d’entrepreneur. Il crée une liste d’étudiants dans le cadre de l’association pour le logement des étudiants de l’école, association qu’il préside, ainsi qu'un syndicat apolitique, Forum, qui réalise 60 % des suffrages dès la première année et lui permet de prendre place au conseil de surveillance du groupe ESSEC. Il intègre la Junior Entreprise de l’école, en tant que secrétaire général puis président, et décide de créer avec Supélec une junior entreprise commune, Ingécom, qui avait été inaugurée par le Premier ministre Laurent Fabius.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

En 1986, il part en coopération aux États-Unis chez Thomson-CSF.

Il est ensuite, de 1987 à 1988, responsable des activités internationales de la jeune société informatique FORUM International. De 1988 à 1990, il est responsable de Compte stratégique chez Oracle France.

Business Objects[modifier | modifier le code]

En 1990, à 27 ans, avec une mise de fond de 10 000 euros, avec Bernard Liautaud, il fonde Business Objects, un éditeur de logiciel dans le domaine de la Business Intelligence, proposant aux entreprises un outil permettant à tout employé d’extraire facilement des données des systèmes d’information des entreprises sans passer par le département informatique.

Pendant sept ans, en tant que directeur général de l'entreprise, il contribue à en faire un leader mondial dans son domaine. Denis Payre était responsable de 80 % de l'effectif et de l'intégralité du chiffre d'affaires qui a doublé tous les ans pendant la période où il était en fonction. Il a implanté la société dans 54 pays dont l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Japon.

La société comptait déjà à cette époque parmi ses clients les plus grandes entreprises et administrations du monde : Arcelor, British Telecom, Deutsche Bahn, Dow, Disney, EDF, Eli Lilly, Glaxo, Harvard University, JP Morgan, Lucent, Mitsubishi, Motorola, la Nasa, Peugeot, Royal Bank of Scotland, Shell, Texas Instrument et Toshiba[3].

En 1994, il participe à l'introduction en bourse de la société au Nasdaq. Business Objects est la première société européenne d’édition de logiciel et la première société française à y parvenir[4]. Son introduction sera la plus réussie de l’année[5],[6], selon une étude Venture One publiée en février 1995 dans le Wall Street Journal. Business Object fera par la suite son entrée à la bourse de Paris en 1999[7].

En janvier 1996, les noms de Denis Payre et Bernard Liautaud apparaissent dans la liste des « Meilleurs entrepreneurs de l’année » distingués par le magazine américain Business Week, aux côtés de Steve Jobs et Steven Spielberg[3].

Denis Payre décide, en 1997, de se retirer de ses fonctions opérationnelles, pour mener une vie plus compatible avec une jeune famille et aider les entrepreneurs français à innover et à créer des emplois en France sur le modèle de Business Objects. Il reste membre du conseil d’administration de Business Objects, pour continuer à épauler son associé le temps de l’installation de son successeur.

La société fait maintenant partie de SAP, le « géant » allemand et leader mondial dans son domaine, qui l'a achetée pour 4,8 milliards d'euros en février 2008[8]. Denis Payre n'était plus actionnaire à ce moment-là.

L'après Business Objects[modifier | modifier le code]

Il est alors confronté à deux lois votées par le gouvernement Alain Juppé qui le mettent, ainsi que la société qu’il a fondé, dans une situation difficile : les cotisations sociales rétroactives sur les stock-options constituent une charge imprévisible très importante pour Business Objects, qui avait associé un grand nombre de ses salariés au capital pour en faire des coentrepreneurs. La suppression du plafonnement de l’ISF le menace de ne pas être en mesure de pouvoir payer son impôt car une grande partie de son patrimoine était constitué de titres Business Objects (90 %). Il lui était inconfortable de vendre ses actions. Il ne pouvait les vendre que dans des périodes et des quantités très limitées, étant considéré par la SEC, le gendarme de la bourse américain, comme un initié puisqu'il siégeait toujours au conseil d’administration de l’entreprise.

Croissance plus[modifier | modifier le code]

En 1997, Il cofonde et préside l’association Croissance Plus dans le but de promouvoir le modèle de développement des entreprises en forte croissance et d'obtenir la création d'un environnement qui leur soit plus favorable. Croissance Plus a aussi dès le départ pour objectif d'être un forum d’échanges d’expériences aux dirigeants de ces mêmes entreprises.

Croissance Plus parvient à convaincre le gouvernement Jospin de supprimer l’effet rétroactif sur les stock-options. Croissance Plus obtient aussi la création des Bons de Créateurs d’Entreprises, un nouveau mécanisme incitatif de stock-options destiné aux jeunes entreprises françaises et utilisé depuis très largement en France par ce type d’entreprises pour attirer et fidéliser des collaborateurs.

Denis Payre est resté impliqué dans Croissance Plus et est à ce jour président du comité fondateur de l’association.

Exil en Belgique[modifier | modifier le code]

Le problème de la fiscalité du patrimoine n’ayant pas été résolu, il reste dans une situation très vulnérable et décide alors de quitter la France en 1998. Cela lui permet d'éviter d'être confronté à l'impossibilité de devoir payer l'impôt et de se voir de plus réclamer un impôt représentant une part très significative de son patrimoine réel quand le cours de l’action Business Objects a été multiplié momentanément par près de 20 avant de revenir à un niveau proche de son point de départ avant la bulle spéculative[9].

Il part alors en Belgique avec le projet positif de créer l'équivalent de Croissance Plus au niveau européen.

Growth Plus Europe[modifier | modifier le code]

En 1999, il rapproche Croissance Plus de Europe 500 pour cofonder Growth Plus Europe avec des entrepreneurs innovants et de croissance autrichiens, allemands, belges, espagnols, italiens et néerlandais. Il en assure la vice-présidence pendant 6 ans. Cette association basée à Bruxelles s’appelle aujourd’hui Entrepreneurs for Growth.

Business angel[modifier | modifier le code]

En parallèle, entre 1998 et 2001, il est un business angel (investisseur aidant des petits projets innovants à se développer), principalement actif au Benelux et aux États-Unis. Il ne pouvait pas investir beaucoup en France compte tenu de son statut d'exilé fiscal. Sa présence économique devait rester limitée en France. Il entre au capital de sociétés comme Compex en Belgique rachetée plus tard par HP, Prolin aux Pays-Bas rachetée plus tard par HP ou Netonomy aux États-Unis rachetée plus tard par Comverse.

Denis Payre reviendra en France en 2008, lorsque l’ISF sera à nouveau plafonné[10].

Kiala[modifier | modifier le code]

En 2000, après une étude de faisabilité mondiale, Denis Payre, qui vit à Bruxelles depuis trois ans, crée Kiala SA, avec Marc Fourrier, un spécialiste en économie de la logistique, une plateforme de services logistiques pour la vente à distance. Ensemble, ils proposent un nouveau service de distribution des colis plus adapté au quotidien des personnes actives. Ils proposent une livraison dans un point de livraison (point relais) comme alternative à une livraison à domicile.

Kiala devient l'opérateur de relais leader en Europe avec une implantation dans 5 pays : Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas. Le chiffre d’affaires lors de la première année d’activité complète, en 2002, était de 1,4 millions d'euros. Il montera à 50 millions d'euros 10 ans plus tard, après une croissance moyenne annuelle pondérée de 50 %[11].

En septembre 2008, Denis Payre revient à Paris se rapprochant ainsi des équipes Kiala. En 2012, la société compte plus de 4500 points de livraison en France et 7000 en Europe[11]. La société séduit les plus grands acteurs de l'e-commerce comme Amazon, Cdiscount, Oscaro ou Showroom Privé, et les plus grands acteurs de la distribution traditionnelle présents sur internet comme Aigle, Caroll, C&A, Darty, Etam, H&M, Lacoste, Promod, Puma, Quiksilver, Smartbox, Tommy Hilfiger, Zadig&Voltaire. Kiala avait aussi attiré des sociétés de technologie comme Belgacom, Free ou HP.

Durant la présidence de Denis Payre, Kiala recevra de nombreuses distinctions [12]:

  • En 2005 : Kiala reçoit le Word Mail Award, trophée mondial de l'industrie de la logistique, dans la catégorie technologie.
  • En 2008 : Kiala obtient un brevet sur le swap en relais, l'une de ses principales innovations.
  • En 2010 : L'entreprise est élue fournisseur le plus innovant de l'e-commerce Hollandais.
  • En 2008 et 2012 : L'entreprise a reçu le trophée de l'innovation dans la catégorie logistique au Salon E-commerce Paris.
  • En 2011 : Kiala fait son entrée au classement Red Herring[13].

En février 2012, le géant américain et leader mondial dans son domaine UPS se porte acquéreur de Kiala[14] pour en faire son centre de compétence mondial dans le domaine d'expertise de l'entreprise. Kiala a donc été chargé à partir de cette date de déployer des réseaux de relais pour le compte d'UPS dans plusieurs pays du monde comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou le Canada.

Denis Payre est resté à la tête de l'entreprise pendant 18 mois, jusqu'en septembre 2013, afin d'accompagner ce début de déploiement mondial et le temps que UPS se familiarise avec la société.

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Après Croissance Plus en 1997, et Growth Plus Europe en 1999, Denis Payre cofonde en 2010 la Fondation Croissance responsable, dont il est membre du conseil scientifique. L'objectif de la fondation est double : convaincre les Français que l’économie de marché est utile et positive et ouvrir le débat sur l'évolution de l’économie de marché.

Il a été membre du Collège de l'Autorité de la concurrence de 2009 à 2013.

Il est membre du conseil de surveillance des Éditions Lefebvre Sarrut.

Nous Citoyens[modifier | modifier le code]

Parti Politique Nous Citoyens.png

Denis Payre lance, en octobre 2013, le mouvement politique coopératif Nous Citoyens[15], en réponse au « Moi président de la République » de François Hollande[16],[17]. Il faut toutefois noter que Nous Citoyens se veut ni de droite, ni de gauche, considérant même ces notions comme dépassées[18]. Le ministère de l'intérieur[19] classe le parti à la droite de l'échiquier politique tandis que certains observateurs politiques le jugent d'inspiration social-libérale et réformiste[20],[21],[22]. Le parti agrège toutefois comme membres des « déçus de droite »[23] comme des « déçus de gauche » [24],[25] et a reçu le soutien d'Alliance VITA[26], d'Européens Solidaires, et de personnalités telles que l'économiste Michel Godet, l'écrivain Eliette Abécassis ou le navigateur Marc Thiercelin[27].

Denis Payre considère que l'engagement politique ne doit plus être un métier durable. En effet, pour un politicien n'ayant pas d'autre horizon professionnel que sa carrière politique, le souhait d'être réélu prendrait trop souvent le pas sur l'intérêt général. En outre, les grands élus (maires des grandes villes, parlementaires) ne connaîtraient pas suffisamment le monde de l'entreprise, et seraient donc peu à même de favoriser la création d'emplois. Partant de ce constat, Denis Payre milite pour des élus issus de la société civile et qui y retourneront à terme[28].

Il met également l'accent sur les questions économiques et prône une politique « pragmatique » visant à diminuer et à rationaliser l'action de l'État dans l'économie (moins de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires, incitations à l'entrepreneuriat, lutte contre les doublons administratifs). Denis Payre a pour leitmotiv que la « France est un surdoué qui s'ignore », jugeant les Français créatifs et travailleurs[29].

À la naissance de son parti, Denis Payre a fait l'objet d'une certaine exposition médiatique[30] : le 28 novembre 2013, dans l'émission de France 2 Des paroles et des actes, il donne la réplique à Arnaud Montebourg[31].

En avril 2014, il revendique 8 200 adhérents à Nous Citoyens, qui serait parmi les dix premiers mouvements politiques français[32].

Le 25 mai 2014, ses listes obtiennent 1,41 % des suffrages exprimés aux élections européennes de 2014, soit la 9e force politique pour cette élection avec 266 468 voix[33],[34].

Le 8 septembre 2014, Denis Payre annonce qu'il a proposé au député européen Jean-Marie Cavada de prendre la présidence de Nous Citoyens et que ce dernier l'a accepté. Denis Payre restera vice-président du mouvement, tout en menant en parallèle des projets d'entreprenariat social. À l'occasion de cette annonce, il revendique 12 000 adhérents à Nous Citoyens[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sophie Fay, Dominique Nora, « Denis Payre, un serial entrepreneur qui veut changer la politique », sur Le Nouvel Observateur,‎ 13 novembre 2013 (consulté le 25 mai 2015)
  2. Solène Davesne, « Entrepreneur de parti politique », sur Usine nouvelle,‎ 14 novembre 2013 (consulté le 25 mai 2014)
  3. a et b Archives Business Week du 8 janvier 1996.
  4. http://www.pcinpact.com/news/81466-le-francais-criteo-cote-au-nasdaq-a-rentree.htm
  5. http://www.fundinguniverse.com/company-histories/business-objects-s-a-history/
  6. http://www.businessweek.com/stories/1996-01-07/denis-payre-and-bernard-liautaud/
  7. http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/business-objects-debarque-a-paris-a-71-50-euros_82732.html
  8. http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-sap-rachete-business-objects-pour-4-8-milliards-d-euros-24203.html
  9. http://www.sicavonline.fr/index.cfm?action=m_actu&ida=145240-business-objects-officiellement-mis-en-vente-le-figaro
  10. http://www.lesechos.fr/17/03/2009/LesEchos/20385-13-ECH_denis-payre-de-retour-en-france-apres-dix-ans-d---exil-fiscal--.htm
  11. a et b https://www.kiala.fr/a-propos-de-kiala/qui-sommes-nous/faits-et-chiffres-cles
  12. http://wwwhttps://www.kiala.fr/a-propos-de-kiala/qui-sommes-nous/faits-et-chiffres-cles
  13. http://www.kiala.fr/kiala-fait-son-entree-dans-le-prestigieux-classement-du-red-herring-0
  14. http://www.lefigaro.fr/societes/2012/02/15/20005-20120215ARTFIG00737-le-geant-americain-ups-rachete-les-relais-colis-kiala.php
  15. Nous Citoyens
  16. http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/02/denis-payre-blond-en-affaires-bleu-en-politique_3523663_3234.html
  17. Christine Kerdellant, « Moi, Président? Non, Nous Citoyens ! », L'Express, vol. 1,‎ 27 novembre 2013
    Article non signé, « "Moi président et Nous citoyens" », La Tribune,‎ 4 octobre 2013
    Lea Pfeiffer, « « Nous citoyens », le parti politique du serial entrepreneur Denis Payre », Economie Matin.fr,‎ 10 octobre 2013 (lire en ligne)
  18. Hervé Favre, « Denis Payre : «Droite et gauche, même responsabilité» », La Voix du Nord,‎ 28 janvier 2014 (lire en ligne)
    François d'Estais, « Rencontre avec Denis Payre, président de Nous Citoyens », lecarnetpolitique.com,‎ 29 novembre 2013 (lire en ligne)
  19. Koenig : pour en finir avec la droite et la gauche sur lepoint.fr du 25 mai 2014
  20. Nouvelle Donne et Nous Citoyens prêts à renvoyer l’appareil politique sur liberation.fr du 11 décembre 2013
  21. Les nouveaux partis bouleversent le jeu politique sur parismatch.com du 2 décembre 2013
  22. Municipales à Paris : des listes «Nous citoyens» dans cinq arrondissements sur leparisien.fr du 23 janvier 2014
  23. Des déçus de droite se fédèrent autour de Nous citoyens sur leparisien.fr du 24 janvier 2014
  24. Liste « Prendre Parti Grignois » pour les Municipales 2008 à Grigny (91), classée Divers Gauche et où figurait Kouider OUKBI, adhérent et membre du comité de soutien de Nous Citoyens sur www.interieur.gouv.fr
  25. Municipale à La Rochelle : qui est Thierry Sagnier ? sur sudouest.fr du 7 mars 2014
  26. http://www.atlantico.fr/decryptage/denis-payre-listes-citoyens-peine-dans-sondages-parce-qu-elles-manquent-encore-notoriete-1577831.html Denis Payre : les listes "Nous citoyens" à la peine dans les sondages "parce qu’elles manquent encore de notoriété"] sur atlantico.fr du 23 mai 2014
  27. Comité de soutien officiel de Nous Citoyens sur nouscitoyens.fr
  28. Marie Bellan, « Nouveau parti recrute candidats aux européennes », Les Échos,‎ 10 octobre 2013
  29. « Tribune de Denis Payre dans Le Monde du 10 octobre 2014 : La France, un surdoué qui s'ignore », sur lemonde.fr
  30. La Tribune (2 fois), Le Journal du Dimanche, Europe 1, Le Monde, Le Parisien, France Inter, Challenges, Les Échos, Atlantico.fr, Le Figaro (2 fois), L'Echo (Belgique), L'Opinion, BFM Business, BFM TV, Radio Classique.
  31. « Page de l'émission "Des paroles et des actes" du 28 novembre 2013 », sur francetvinfo.fr
  32. « Page de l'émission "Salut Les Terriens!" du 15 mars 2014 », sur canalplus.fr
  33. « Résultats Élections Européennes 2014 », France Politique, 26 mai 2014
  34. « Européennes : les scores des petites listes », Les Echos, 25 mai 2014
  35. « Payre appelle Cavada à la tête de Nous Citoyens », sur lefigaro.fr,‎ 8 septembre 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]