Demandatam

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Édition de 1828 de l'encyclique Demandatam

« Demandatam coelitus humilitati nostrae » est une encyclique, promulguée par le Pape Benoît XIV le 24 décembre 1743, à l'attention de l'Église grecque-catholique melkite. Elle est adressée au patriarche d'Antioche Cyrille VI Tanas et à tous les évêques melkites relevant de sa compétence. Le thème de cette encyclique est le maintien intégral du rite byzantin dans l'Église grecque-melkite catholique.

Le contexte historique[modifier | modifier le code]

Dans la première partie du XVIIIe siècle, de nombreux latinisations liturgiques ont été introduites dans certaines communautés de l'Église melkite catholique, principalement par Euthymios Saifi et Cyrille VI Tanas, et soutenues par de nombreux missionnaires latins (principalement franciscains) contre la volonté de la papauté.

Ces changements ont conduit à une division dans l'Église melkite catholique entre ceux qui voulaient suivre le rite byzantin pur (comme les moines basiliens Chouerite) et ceux qui, nommés « latinisants » dans l'encyclique, mélangeaient le rite byzantin et le rite latin.

Rome avait déjà pris des mesures contre les actions des « latinisants » (par exemple, les lettres à Saifi en 1723 ou le décret du 8 juillet 1729). Cependant, ces mesures n'avaient pas résolu le problème, et en 1743, avant d'accorder le pallium à Cyrille VI Tanas, le pape Benoît XIV a émis cette encyclique afin de mettre fin au mélange des rites liturgiques.

Teneur[modifier | modifier le code]

Les points principaux de l'encyclique sont les suivants :

  • Il est interdit à toute personne, y compris au patriarche, de modifier, d'ajouter ou d'enlever quoi que ce soit aux rites et usages byzantins (par. 3) ;
  • Il est interdit pou un fidèle de passer du rite byzantin au rite latin (par. 15) ;
  • En ce qui concerne les « latinisants », l'encyclique prescrit que tous les fidèles baptisés dans le rite byzantin reviendront dans le rite byzantin. Une exception est faite pour la région de Damas, où les « latinisants » sont nombreux : ils doivent choisir entre rite byzantin et le rite latin, et suivre le rite choisi sans modifications ou mélanges ultérieurs (par. 16).

Cette lettre traite également des questions de discipline des ordres religieux melkites.

Postérité[modifier | modifier le code]

Les termes de l'encyclique de Benoit XIV à l'Église melchite seront repris par Léon XIII dans son encyclique Orientalium Dignitas, du 30 novembre 1894, pour être appliqués à l'ensemble des Églises d'Orient.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]