Delphine Lalaurie

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La Maison Lalaurie rue Royale.
Entrée de la Maison Lalaurie.

Delphine Lalaurie, née Marie Delphine de Macarthy plus connue sous le nom de Madame Lalaurie en 1775 à La Nouvelle-Orléans en Louisiane espagnole et morte le 7 décembre 1842 à Paris, à l'age de 66 ans ; est une personnalité mondaine de la bourgeoisie louisianaise et une tueuse en série de près d'une centaine d'esclaves noirs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naquit au sein d'une famille nombreuse, son père, Barthélémy Louis Macarty était originaire d'Irlande et sa mère, Jeanne Lovable, était surnommée "veuve Lecomte". Delphine était la cousine d'un maire de La Nouvelle-Orléans, Augustin de Macarty.

Delphine se maria trois fois. En 1800, elle épousa en première noce, un espagnol de la haute société, Don Ramon de Lopez y Angullo. Devenu veuve quelques années plus tard, elle se remaria, en 1808, avec un banquier louisianais, Jean Blanque. Redevenue veuve en 1816, elle épousa un médecin, Louis Nicolas Léonard Lalaurie. Elle acheta à ce moment-là sa demeure de la rue Royale.

Bourreau et meurtrière[modifier | modifier le code]

L'histoire de Delphine LaLaurie est une histoire macabre du quartier français du Vieux Carré. Madame LaLaurie, mondaine respectée, accueillait nombre de grands événements dans son opulent domicile au 1140 rue Royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d'esclaves. Cependant, le mauvais traitement des esclaves étant illégal, la société commença à éviter LaLaurie après qu'un voisin eut surpris cette femme élégante en train de chasser une fille d'esclave avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir LaLaurie et se tua. Le voisin avertit les autorités. Les rumeurs puis les accusations de torture, sadisme et meurtre s'ensuivirent. Pourtant, en société, elle donnait l'image d'une personne polie et aimable avec ses esclaves. Ce fut la fin de la carrière sociale de LaLaurie, rejetée par la bonne société louisianaise. Néanmoins elle continua à vivre à La Nouvelle-Orléans jusqu'en 1834.

Le 10 avril 1834, un incendie se déclara dans sa riche demeure de la rue Royale. Les voisins accoururent aux secours et découvrirent plusieurs esclaves (hommes et femmes) vivants, brûlés par l'incendie et surtout enchaînés et mutilés. Le juge Jean-François Canonge, appelé sur place, constata cet effroyable scène d'esclaves ayant été torturés par leur maîtresse. On l'accusa de la mort de près d'une centaine d'esclaves. À la suite de cet incendie, LaLaurie fuit La Nouvelle-Orléans à destination de la ville portuaire de Mobile dans l'Alabama, d'où elle embarque pour la France pour s'installer à Paris.

Au cimetière Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans, une stèle indique qu'ici repose "Madame Lalaurie, née Marie Delphine Macarty, décédée à Paris, le 7 décembre, 1842, L'âge de six --." La fin du texte a disparu, la plaque étant brisée.

En 2007, l'acteur américain Nicolas Cage acheta la Maison Lalaurie comme résidence pour la modique somme de 3,45 millions de dollars, avant qu’elle ne soit rachetée en 2009 par le groupe Regions Financial Corporation.

Lalaurie.gif

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La poète Jennifer Reeser a écrit un poème en Terza Rima intitulé The LaLaurie Horror.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]