Deinotherium

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Les Deinothériums (Deinotherium) forment un genre de proboscidiens disparus. Il comptait 3 espèces qui ont vécu en Afrique et en Eurasie.

Description[modifier | modifier le code]

Le Deinotherium était un parent préhistorique des éléphants actuels. Il est apparu dans le Miocène moyen et le genre s'éteignit dans le Pléistocène inférieur. Durant cette période, il a très peu changé morphologiquement. Il devait probablement ressembler aux éléphants modernes, sauf que sa trompe était plus courte, que ses défenses étaient attachées à la mâchoire inférieure (et non sur le crâne) et que celles-ci pointaient vers le bas.

D'imposantes dimensions[modifier | modifier le code]

Deinotherium est le troisième plus grand mammifère terrestre connu qui ait jamais existé ; seuls Baluchitherium grangeri et Mammuthus sungari étaient plus grands. Les mâles mesuraient généralement entre 3,5 et 4,5 mètres de hauteur jusqu'aux épaules bien que certains grands spécimens aient pu mesurer jusqu'à 5 m. On estime que leur poids était compris entre 5 et 10 tonnes, et au-delà de 14 tonnes pour les plus grands mâles.

Paléoécologie[modifier | modifier le code]

La façon dont le Deinotherium utilisait ses curieuses défenses a été très débattue. Peut-être les plantait-il dans le sol pour trouver racines et tubercules, pour abaisser des branches afin d'en atteindre les feuilles, ou pour enlever l'écorce molle des troncs d'arbres. Des fossiles de Deinotherium ont été découverts à plusieurs emplacements africains où des restes des parents hominidés relatifs aux humains modernes ont aussi été trouvés.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Le deinothérium habitait certaines parties de l'Asie, de l'Afrique, et de l'Europe. La Roumanie est le seul pays dans lequel il a été retrouvé un squelette complet de Deinotherium, en 1894, par le chercheur Grigoriu Ştefănescu, près de Mânzaţi, le plus vieux village de la commune Ibăneşti (Vaslui). Il est exposé au Muséum national d'histoire naturelle „Grigore Antipa” de Bucarest et appartient à un individu de 4,50 mètres de hauteur. Un squelette de Deinotérium avait été pris pour celui d'un guerrier géant (affaire Theutobocus) en 1613.

Adrienne Mayor, in The First Fossil Hunters: Paleontology In Greek and Roman Times a suggéré que les fossiles de Deinothérium trouvés en Grèce ont pu contribuer à la naissance de mythes d'êtres archaïques géants.
Une dent de Deinothérium trouvé sur l'île de Crète, dans des sédiments marins peu profonds datant du Miocène pose des problèmes de paléogéographie : la Crète était-elle reliée au continent à cette époque, ou bien les Deinotherium possédaient-ils la capacité de nager sur de longues distances, souvent sous-estimée chez les éléphants modernes ?

Cryptozoologie[modifier | modifier le code]

Le cryptozoologiste Bernard Heuvelmans a suggéré dans son livre Sur la piste des bêtes ignorées que Deinotherium avait survécu en Afrique centrale et qu'il était une source des massacres étranges des hippopotames rapportés d'Afrique au début du XXe siècle.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]