Dei Filius

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Dei Filius est la première constitution dogmatique du Ier concile œcuménique du Vatican sur la relation entre science et religion.

Elle s’est notamment inspirée des conceptions du théologien jésuite Johann Baptist Franzelin concernant la foi catholique et les articulations entre foi et raison. Oeuvre remarquable et équilibrée d'après R. Aubert, cette constitution présente « un exposé dense et lumineux de la doctrine catholique sur Dieu, la révélation et la foi »[1].

Elle reste cependant marquée par un certain juridisme et par une forme d'extrinsécisme propre à la théologie romaine de l'époque[2]. De plus, elle n’aborde pas les questions relatives à l'usage des sciences historiques dans l'exégèse des textes bibliques, et il faudra attendre les encycliques Providentissimus Deus (1893) de Léon XIII et surtout Divino Afflante Spiritu (1943) de Pie XII pour que les théologiens et exégètes catholiques se sentent plus à l'aise sur ce point.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. R. Aubert, Le problème de l'acte de foi, Louvain, 1952.
  2. Cf. Ch. Theobald, « La constitution dogmatique Dei Filius du concile de Vatican I » in Histoire des dogmes, T. 4, B. Sesboüé (dir), Cerf, 1996, pp. 259-313.