Deeyah Khan

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Deeyah
دیا

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Informations générales
Naissance 7 août 1977
Oslo, Drapeau de la Norvège Norvège
Activité principale Chanteuse, productrice de musique, cinéaste
Genre musical Pop, world, electronica
Labels Sony BMG/Arista
Site officiel www.deeyah.com

Deeyah Khan (née le 7 août 1977 à Oslo, Norvège) est une chanteuse norvégienne, productrice de musique, compositrice, cinéaste et militante pour les droits de l'homme d’origine Punjabi/Pashtoune[1]. Elle est souvent appelée la « Madonna musulmane, »[2] un nom donné par la presse tabloïde britannique. Deeyah est une forte défenseuse des droits des femmes, de la liberté d’expression et de la paix. Elle ne fait plus d’interprétations et ne chante plus. Actuellement, elle réalise et compose de la musique. Deeyah est connue pour utiliser les médias réseaux pour augmenter la conscience des problèmes des droits de l’Homme. Elle est considérée comme une militante radicale pour la cause des femmes, une partisane pour la paix et une artiste. Deeyah a reçu des prix internationaux pour sa musique et son travail. Son organisation sociale s’appelle Fuuse Media, qui comprend Fuuse Mousiqi, Fuuse Films et Fuuse Net.

Naissance et ascendance[modifier | modifier le code]

Deeyah est née Deepika Thathaal à Oslo, Norvège. Son père vient de la province du Punjab au Pakistan et appartient à la caste de Thothal-Rajput, alors que sa mère est pashtoune et d’origine afghane et persane, qui fait partie de la tribu Durrani. À l’époque de sa grossesse, la mère de Deeyah n’avait que 18 ans et ne pouvait parler la langue norvégienne. Elle a fait la connaissance d’une vieille femme indienne, devenue son infermière, qui l’a aidé pendant sa grossesse et son accouchement. La vielle femme a choisi le nom Deepika pour l’enfant. Deeyah est la sœur aînée du comédien norvégien Adil Khan.

Formation musicale[modifier | modifier le code]

Deeyah a fait sa formation musicale sous la supervision d’Ustad Bade Fateh Ali Khan du Patiala gharana. Deeyah a étudié la musique classique pakistanaise et indienne du nord sous le grand maestro qui l’a plus tard déclarée comme parmi ses préférés. En tant qu’enfant, Deeyah accompagnait d’habitude d’autres maestros avec le tanpura, dont Zakir Hussain, Pandit Shivkumar Sharma, Ustad Nazim Ali Khan. Deeyah a passé les années suivantes à faire une formation supplémentaire sous Ustad Sultan Khan. Carrière comme chanteuse et musicienne

Pendant la carrière de Deeyah en tant que chanteuse et musicienne, elle a collaboré avec des artistes, des musiciens et réalisateurs à travers des genres musicaux, de la musique folk pakistanaise à la musique classique indienne nord, au jazz occidental, à l’électronica, et à la musique pop.

En 1990, Deeyah a fait partie de l’album de Jan Garbarek, Ragas and Sagas, accompagnée de son maitre Ustad Bade Fateh Ali Khan. À l’âge de 15 ans, le premier album solo de Deeyah, I Alt Slags Lys, encensé par la critique, est sorti. Cet album figure Ustad Sultan Khan and Knut Reiersrud. Talvin Singh a accompagné Deeyah à Tabla pendant son tour nationale, remplaçant Ustad Shaukat Hussain Khan. Le deuxième album solo de Deeyah est sorti en 1995.

La musique de Deeyah a été utilisée par plusieurs artistes sur leurs projets d’album, dont Nils Petter Molvær, Seb Taylor, Novel, Bonecrusher, Liquid Stranger, Mark Smith, Futility Orchestra, Guy Chambers et Kaya Project. Elle figure aussi dans les projets d’album de David Lindley, Paul Oakenfold, Dario G, Anders Wyller et Masaladosa.

Le premier single britannique de Deeyah, Plan Of My Own, est sorti en 2005.

Le deuxième single britannique de Deeyah, What Will It Be, est une chanson et une vidéo musicale controversées et primées. L’origine de la chanson peut se trouver dans la frustration croissante et la colère de Deeyah vers les parties orthodoxes de la communauté musulmane, avec laquelle elle est entrée en conflit dès qu’elle a commencé à tenir la vedette lors de sa jeunesse[3]. La vidéo musicale de  What Will It Be a été interdite par B4U en Angleterre après les menaces violentes contre le bureau de la chaine de télévision pour avoir diffusé le clip[4].

En 2007 Deeyah a collaboré, sur son album Ataraxis, avec Bob James, pianiste ayant gagné un prix Grammy, Andy Summers guitariste pour The Police, et Nils Petter Molvær, trompettiste norvégienne[5].

Sisterhood[modifier | modifier le code]

Deeyah est la fondatrice de Sisterhood, une initiative formée en 2007 pour donner le pouvoir aux jeunes femmes musulmanes par l’expression artistique à travers des disciplines créatives. Sisterhood est largement vu comme étant un réseau de soutien pour les jeunes artistes musulmanes en s’occupant de leurs défis du point de vue culturel et artistique[6].

Listen To The Banned[modifier | modifier le code]

En 2010, en collaboration avec The World Forum on Music et Censorship FREEMUSE, Deeyah est la cocréatrice et la coréalisatrice de la compilation Listen To The Banned dans laquelle figurent des artistes interdits, censurés et persécutés qui viennent du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Asie[7],[8].

Cinéaste[modifier | modifier le code]

Deeyah est la metteur en scène d’un film documentaire sur les crimes d’honneur dont l’achèvement est prévu en fin 2011. Il est aussi confirmé qu’elle réalisera une vidéo informationnelle au sujet des crimes d’honneur en Europe et aux États-Unis. La vidéo sera faite une donation aux enseignants, aux assistants de service social, à l’état, aux fonctionnaires de santé, aux avocats et ceux qui sont en mesure d’aider des jeunes femmes menacées.

Activisme[modifier | modifier le code]

  • Deeyah est une vocale sympathisante d’ICAHK (International Campaign Against Honour Killings).
  • Deeyah est une bienfaitrice d’Ashram women's shelter à Birmingham au Royaume-Uni.
  • Deeyah soutient l’appel de Freemuse au premier ministre turque pour la solidarité avec Ferhat Tunç[9].
  • Deeyah est une sympathisante de la Coalition Internationale pour les droits des femmes et du Manifesto de Liberation des femmes en Iran[10].
  • Deeyah est une sympathisante de "Iran Solidarity Movement"[11].
  • Deeyah est un signataire et sympathisante de One Law For All Campaign (Non à l’arbitration religieuse ! Non à la loi Sharia !)
  • Deeyah est un signataire et sympathisante de "Manifesto of the Third Camp Against US Militarism and Islamic Terrorism"[12].
  • Deeyah a été un membre du jury pour la compétition d’art de Maryam Namazie, One Law For All, accompagnée de d’autres membres du jury, dont philosophe AC Grayling et journaliste Polly Toynbee[13].

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Scheiblers Legat a présenté à Deeyah un prix d’honneur pour être un lien culturel et pour créer de la compréhension et de la tolérance avec ses contributions musicaux et artistiques[14].
  • 2006 : l’une des vidéos de Deeyah a été utilisée pour une partie d’une exposition au Stedelijk Museum où d’importants théoriciens nationaux et internationaux, des critiques et des artistes abordent des problèmes d’actualité en culture visuelle contemporaine.
  • 2009 : Deeyah a reçu le prix Freedom to Create avec Cont Mhlanga, dramaturge du Zimbabwe et du Théâtre libre de Minsk pour What Will It Be et Sisterhood[15].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • In All Kinds of Light as Deepika 1992
  • Deepika as Deepika 1996
  • Plan of My Own (album) 2005 (Unreleased/Shelved)
  • Ataraxis as Deeyah 2007/2008 (Heilo/Grappa Records)

Singles[modifier | modifier le code]

  • Get Off My Back 1995
  • History 1996
  • Plan Of My Own/I Saw You 2005 Royaume-Uni #35
  • What Will It Be 2006 Download Only

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nina Rambel, « Deepika - vår nye gullstrupe », Norway, Hjemmet,‎ 1990
  2. Sobia, « Deeyah: The Muslim Madonna », muslimahmediawatch.or,‎ 24 avril 2008 (consulté le 27 février 2011)
  3. « Singing for women's rights », /menmedia.co.uk,‎ 20 décembre 2005 (consulté le 27 février 2011)
  4. (en) Freemuse, « Tv channel bans music video because of threats », freemuse.org,‎ 27.12.2005 (consulté le 2 mars 2011)
  5. « New Album "Ataraxis": Deeyah Featuring Bob James, Andy Summers and Nils Petter Molvaer », www.allaboutjazz.com,‎ 8 novembre 2007 (consulté le 27 février 2011)
  6. Vixy, « Deeyah Presents SISTERHOOD », www.punjab2000.com (consulté le 27 février 2011)
  7. Tracy McVeigh, « Banned singers join together for an album of hope », www.guardian.co.uk,‎ 5 décembre 2010 (consulté le 27 février 2011)
  8. Howard Male, « Album: Various artists, Listen to the Banned (Freemuse) », www.independent.co.uk,‎ 12 décembre 2010 (consulté le 27 février 2011)
  9. (en) « CAMPAIGN NEWS », www.freemuse.org,‎ 24 juin 2010 (consulté le 27 février 2011)
  10. http://www.equalrightsnow-iran.com/discriminatory_laws.html
  11. http://maryamnamazie.blogspot.com/2009/07/iran-solidarity.html
  12. http://www.thirdcamp.com/php/amanifest.php
  13. http://www.onelawforall.org.uk/art-competition-winners/
  14. « Stiftelsen Scheibler, Prisvinnere 1993 - 1998 » (consulté le 27 février 2011)
  15. « Muslim singer Deeyah wins Freedom Award », www.ethnicnow.com,‎ 1 décembre 2008 (consulté le 27 février 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]