Deep Thought (ordinateur d'échecs)

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Deep Thought était un ordinateur conçu pour jouer aux échecs. Son nom signifie « Pensée profonde ».

C'était la seconde version d'une ligne de programmes d'échecs développés par Feng-hsiung Hsu, qui avait commencé avec ChipTest, et qui a culminé avec Deep Blue. Deep Thought a facilement été battu sur les 2 parties d'un match avec Garry Kasparov en 1989, ainsi que dans un match par correspondance avec Michael Valvo.

Origines du nom[modifier | modifier le code]

Son nom, qui signifie pensée profonde en anglais, vient du livre tiré du feuilleton radio Le Guide du voyageur galactique, de Douglas Adams, dans lequel on trouve un ordinateur du même nom[1].

Certains programmes ultérieurs ont gardé le préfixe de deep, comme Deep Fritz, Deep Junior, etc. (Deep signifiant profond en anglais, et se rapportant peut-être à l'exploration en profondeur de l'arbre des coups possibles[réf. nécessaire]).

Historique[modifier | modifier le code]

La version Deep Thought 0.01 a été créée en mai 1988, et la version 0.02 en novembre de la même année. Cette nouvelle version avait 2 processeurs VLSI (Very Large Scale Integration) conçus spécifiquement, et était capable d'analyser 720 000 coups par seconde.

Deep Thought a gagné le championnat nord-américain des ordinateurs (NACCC) en 1988 et le championnat du monde d'échecs des ordinateurs (WCCC) en 1989.

En 1994, Deep Thought 2 a gagné le NACCC pour la cinquième fois, avec un classement Elo estimé à environ 2600. Il a été sponsorisé par IBM. Quelques-uns des ingénieurs qui ont conçu Deep Thought avaient aussi travaillé sur la conception de Deep Thought 2. Ses algorithmes étaient des fonctions d'évaluations relativement simples, mais il pouvait examiner un milliard et demi de positions d'échecs par coup lors d'une partie d'échecs en cadence de tournois, ce qui lui permettait d'atteindre une profondeur de 10 ou 11 demi-coups dans des positions complexes. En plus de cela, en utilisant la technique de l'extension singulière[2], il pouvait aussi suivre des chemins de coups forcés pour aller encore plus loin, ce qui lui permit de trouver un échec et mat en 37 coups[réf. nécessaire].

Niveau[modifier | modifier le code]

Son classement Elo de la FIDE a été estimé à 2551, soit le niveau d'un grand maître international.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Kevin Maney, Steve Hamm et Jeffrey O'Brien, Making the World Work Better : The Ideas That Shaped a Century and a Company, Pearson Education,‎ 2011, 350 p. (ISBN 9780132755139, lire en ligne), p. 70.
  2. A Grandmaster Chess Machine Scientific American, avril 1997