De viris illustribus (Lhomond)

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Le De viris illustribus urbis Romæ a Romulo ad Augustum (« Les hommes illustres de la ville de Rome, de Romulus à Auguste ») ou, plus simplement, De viris illustribus est un manuel de latin à l'usage des classes de sixième (première classe du collège) rédigé en 1775 par l'abbé Lhomond (1727-1794), qui est resté en usage en France jusqu'au milieu du XXe siècle.

But de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Selon la préface de l'abbé Lhomond, le De viris veut pallier le manque d'auteurs latins pour les classes de sixième. En effet, à l'époque, les auteurs sont abordés selon un programme précis : Virgile, Ovide et Cornélius Népos sont étudiés en cinquième ; Eutrope et Aurelius Victor en quatrième, Salluste et Florus en humanités (équivalent de la seconde actuelle française) et Tite-Live en rhétorique (équivalent de l'actuelle première française) — Cicéron est étudié dans toutes les classes, la sixième étant consacrée à l'apprentissage de la grammaire du latin.

L'abbé Lhomond entend donc fournir aux jeunes élèves des extraits de textes latins soigneusement sélectionnés pour leur simplicité de lecture. Dans ce cadre, il est appelé à retoucher ses textes : « le style peut y perdre, mais ce n'est pas de quoi il s'agit en sixième. » Mais il s'agit également d'éducation morale : Lhomond s'inscrit dans la tradition des exempla, biographies héroïques et édifiantes.

« Il faut aux enfants des faits, et des faits qui les intéressent : l'histoire romaine est une source riche et féconde où l'on peut puiser à discrétion. Tite-Live, Valère Maxime, Florus, etc., fournissent abondamment à un compilateur, et le fond des choses et la propriété des expressions. Il n'était pas difficile de se décider sur le choix des faits : l'on sent aisément que je n'ai pas dû charger ce recueil de longues descriptions de batailles ; les principales circonstances suffisaient à mon but. Des traits de valeur, de clémence, de désintéressement, de grandeur d'âme, de bienveillance, sont plus propres à piquer la curiosité des enfants et à former leurs mœurs. »

Très vite réédité, le De viris a été adopté par la IIIe République qui le place au panthéon de l'école républicaine avec la plume Sergent-Major et l'encre violette. L'ouvrage occupe une bonne place dans Le Temps des secrets, récit par Marcel Pagnol de ses premières années au lycée Thiers de Marseille.

Contenu[modifier | modifier le code]

Le De viris entreprend donc de conter l'histoire romaine de Rhéa Silvia, mère de Romulus et Rémus, jusqu'à l'empereur Auguste, en sept chapitres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Lhomond (trad. Jacques Gaillard), De Viris : Les grands hommes de Rome, Arles, Actes Sud,‎ 1995 (ISBN 2742705740)

Lien externe[modifier | modifier le code]