De rouille et d'os

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De rouille et d'os

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Jacques Audiard, Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts et le petit Armand Verdure lors de la présentation du film au festival de Cannes 2012.

Réalisation Jacques Audiard
Scénario Craig Davidson
Jacques Audiard
Thomas Bidegain
Acteurs principaux
Sociétés de production Why Not Productions
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Sortie 2012
Durée 122 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

De rouille et d'os est un film franco-belge de Jacques Audiard sorti le 17 mai 2012.

Il s'agit de son sixième long métrage. Le scénario, adaptation du recueil de nouvelles Rust and Bone de l'écrivain canadien Craig Davidson, est signé du réalisateur Jacques Audiard et du scénariste Thomas Bidegain[1]. Le film met en scène dans les rôles principaux l'actrice française Marion Cotillard et le Belge Matthias Schoenaerts révélé dans Bullhead.

Le film a été présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2012.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ali (Matthias Schoenaerts), jeune marginal sans le sou, quitte la Belgique avec son jeune fils Sam (Armand Verdure) pour la Côte d'Azur. Il est hébergé à Antibes dans le garage du pavillon de sa sœur (Corinne Masiero), une caissière de supermarché qui compagnonne avec un chauffeur de poids lourd. Engagé comme videur dans une boîte de nuit, un soir, il sort Stéphanie (Marion Cotillard) d’une bagarre à la sortie de la boîte, la raccompagne chez elle et lui laisse son téléphone[2].

Stéphanie est dresseuse d'orques au parc aquatique d'Antibes. Suite à un choc violent avec un des mammifères, elle est amputée des deux jambes[1],[3]. Désespérée de se retrouver en fauteuil roulant, elle appelle une nuit Ali qui la rejoint et décide de l'aider. Entre eux se noue une relation singulière faisant évoluer les deux protagonistes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Réalisation[modifier | modifier le code]

Matthias Schoenaerts et Armand Verdure.

Le film est produit par la société de production française Why Not Productions[1]. Il bénéficie d'un budget de 15,55 millions d'euros[4] financé en partie par France 2 Cinéma, Page 114, société du réalisateur, et Les Films du Fleuve, société de production belge fondée par les frères Dardenne[1].

Le film est distribué en France par UGC, et c'est Celluloïd Dreams qui assure ses ventes à l'international[1]. Le film est notamment distribué en Italie par BiM Distribuzione, au Benelux par Lumière et au Royaume-Uni par StudioCanal[1].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté au mois d'octobre 2011 et a duré près de trente jours. Les scènes ont été tournées dans le département des Alpes-Maritimes : à Cannes, Nice et Antibes (notamment au parc Marineland et au Centre Hélio Marin de Vallauris). La scène du lac a été tournée dans la commune de Bellevaux dans le département de la Haute-Savoie[6]. La production a également déménagé le temps d'une semaine en Belgique, à Spa et à Liège pour les scènes d'hôpitaux. La scène finale du film a été tournée en Belgique, à l'hôtel Sheraton de Bruxelles[7][réf. nécessaire].

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Les jambes amputées de Marion Cotillard dans le film ont été obtenues grâce à des effets spéciaux mis en œuvre par la société Mikros Image, basée à Levallois-Perret, près de Paris. Les effets ont été différents selon les scènes mais, pour résumer, le principe général a été de tourner les scènes réelles avec Marion Cotillard vêtue de bas verts jusqu'aux genoux ; ces bas ont ensuite été effacés par ordinateur et remplacés par des images de synthèse[8],[9].

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le film a reçu un excellent accueil critique de la part de médias très variés, se voyant notamment octroyer la distinction suprême par des journaux comme le Journal du dimanche, le Nouvel Observateur, les Inrockuptibles ou encore Première, avec une note moyenne finale de 4,4/5 selon le site AlloCiné[10]. Il est par ailleurs présenté en compétition officielle pour le Festival de Cannes 2012.

Le film a notamment été comparé à Intouchables[11],[12] sorti l'année précédente et ayant réuni plus de dix-neuf millions de spectateurs, car mettant tous deux en scène le handicap moteur.

Box-office[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France France : 1 932 000 entrées[13] (fin d'exploitation après 17 semaines à l'affiche)

Lors de sa première semaine d'exploitation, il réalise un excellent démarrage avec 651 578 entrées, prenant la première place du box-office français[14].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Festival de Cannes[modifier | modifier le code]

Golden Globes[modifier | modifier le code]

BAFTA[modifier | modifier le code]

SAG Awards[modifier | modifier le code]

Césars[modifier | modifier le code]

Georgia Film Critics Association[modifier | modifier le code]

  • Georgia Film Critics Association Award (2012)
    • Meilleur film
    • Meilleur film étranger
    • Meilleure actrice (Marion Cotillard)
    • Meilleur acteur (Matthias Schoenaerts)
    • Meilleure adaptation (Jacques Audiard et Thomas Bidegain)

Dublin Film Critics Circle[modifier | modifier le code]

  • Dublin Film Critics Circle Award (2012)
    • Meilleur film
    • Meilleure actrice (Marion Cotillard)
    • Meilleur acteur (Matthias Schoenaerts)

North Carolina Film Critics Association[modifier | modifier le code]

  • North Carolina Film Critics Association (2012)
    • Meilleur film étranger

International Cinephile Society[modifier | modifier le code]

  • ICS (2013)
    • Meilleur film étranger
    • Meilleure actrice (Marion Cotillard)
    • Meilleure adaptation (Jacques Audiard et Thomas Bidegain)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Films sur le même thème :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Fabien Lemercier, « Un goût de rouille et d'os : Cotillard, dresseuse d'orques chez Audiard », Cineuropa, 7 octobre 2011.
  2. « De rouille et d'os : une histoire d'amour chaotique », sur Le Nouvel Observateur,‎ 17 mai 2012.
  3. Chrystèle Burlot, « Marion Cotillard en dompteuse d'orques entre Cannes et Antibes », Nice-Matin, 12 octobre 2011.
  4. a et b Exclusif: les tops et les flops du cinéma français en 2012 sur BFM TV.com, publié le 7 janvier 2013, Simon Tenenbaum et Jamal Henni.
  5. (en) De rouille et d'os sur l’Internet Movie Database.
  6. « De Rouille et d'os : Audiard a tourné en partie à Bellevaux », ledauphine.com, 26 mai 2012.
  7. Les lieux de tournage sur imdb. Cependant, dans le film, le nom « Sheraton Warsaw » figure sur la porte de l'hôtel.
  8. Vidéo. Effets spéciaux : comment Marion Cotillard a été « amputée », francetvinfo.fr, publié le 31 août 2013, consulté le 2 décembre 2014.
  9. Mathieu Menossi, « Interview Moignons Cotillard. Rencontre avec Barthélemy Beaux, docteur ès Moignons », Grand Écart, publié le 23 mai 2012, consulté le 2 décembre 2014.
  10. critiques sur le site Allociné.
  11. Cinéma : le handicap fait-il vendre ? - La Dépêche.
  12. De rouille et d'os de Jacques Audiard - Obiwi.
  13. « Films millionnaires en 2012 », sur Cine-directors.net (consulté le 11 août 2014).
  14. De rouille et d'os domine le box-office français dans Le Figaro du 24 mai 2012.
  15. Lexpress.fr : Festival de cabourg 2012 consulté le 20 juin 2012.
  16. « De rouille et d'os » récompensé au Festival de Londres, sur unifrance.org,‎ 21 octobre 2012 (consulté le 30 octobre 2012).
  17. 14ème palmarès des Étoiles d'or du cinéma français (2013) sur le site officiel.

Liens externes[modifier | modifier le code]