De la Trinité (Augustin)

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La Trinité représentée par Luca Rossetti da Orta.


De la Trinité (De trinitate) est une œuvre en quinze livres d'Augustin d'Hippone. L'auteur a pour objectif de combattre les erreurs de la raison qui corrompent la foi et de montrer la vérité de la trinité des personnes en un seul et vrai Dieu.

C'est sans doute l'ouvrage auquel Augustin consacra le plus d'années. D'après une lettre adressée à Aurélius, on peut estimer qu'il y a travaillé de 400 à 416, même s'il cette tâche fut interrompue à de nombreuses reprises par la lutte contre les hérésies, par des discours, des lettres ou des textes plus longs. Le traité de la Trinité est plutôt un traité dogmatique sur ce mystère qu'un livre de polémique contre les hérétiques et leurs divergences d'avec la doctrine catholique. Il ne s'attache pas tant à réfuter leurs arguments et à établir le dogme de l'Église qu'à produire des raisonnements sur les différentes manières d'expliquer et de faire comprendre ce mystère.

Résumé[modifier | modifier le code]

Première partie[modifier | modifier le code]

Le premier livre établit, sur le témoignage des Écritures, l'égalité entre les trois personnes divines et l'unité dans la Trinité ; en justifiant, par une interprétation catholique de la Bible, l'égalité du Fils contre les objections des hérétiques et des païens.

Le second livre démontre que, quoique l'Écriture attribue au Fils et au Saint-Esprit certains offices qu'elle n'accorde pas au Père, cela ne prouve nullement qu'il y ait entre eux différence de nature, d'essence, mais seulement différence de "personnalité" (rôle).

Dans le troisième livre, il examine si Dieu, dans ses apparitions sensibles, a formé des créatures pour se faire connaître par elles aux hommes, ou si ces apparitions se sont faites par le ministère des anges, qui se seraient servis d'un corps pour opérer ces manifestations.

Le quatrième livre explique la mission du Fils de Dieu ; quoique envoyé, il n'est pas inférieur à son Père, pas plus que le Saint-Esprit n'est inférieur aux deux autres personnes, parce qu'il a été député par le Père et le Fils.

Le cinquième réfute les arguments des hérétiques contre le mystère de la Trinité.

Dans le sixième, Augustin examine en quoi le Fils est appelé la sagesse et la puissance du Père, si le Père est sage par lui-même, ou bien s'il est seulement le Père de la sagesse.

Dans le septième, il répond à la question posée au livre précédent, en faisant voir que le Père n'est pas seulement père de la puissance et de la sagesse, mais qu'il possède en lui-même ces deux attributs, également commun aux deux personnes qui forment avec lui la Trinité.

Deuxième partie[modifier | modifier le code]

Dans le huitième livre, après avoir montré que les trois personnes ensemble ne sont pas plus grandes qu'une seule, il entre dans la seconde partie de son sujet, en exhortant les hommes à s'élever à la connaissance de Dieu par la charité.

Le neuvième livre nous montre dans l'homme l'image de la Trinité. Il a été fait à la ressemblance de Dieu, avec un esprit, une connaissance de soi-même et un amour par lequel il s'aime naturellement sans étude et sans effort.

Le dixième reproduit le même phénomène dans l'intelligence, la mémoire et la volonté.

Le onzième et les suivants jusqu'au quinzième, recherchent et poursuivent cette image dans l'homme extérieur et dans le sens intérieur, dans la sagesse et dans la science.

Enfin, dans le quinzième, Augustin conclut que, bien que nous voyons partout des images de la Trinité, nous ne pouvons l'apercevoir ici-bas qu'en figure et en énigme, et que c'est dans l'autre vie seulement que nous la contemplerons dans les proportions immuables et infinies de son éternité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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