De l'ancienne médecine

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De l'ancienne médecine ou L'ancienne médecine est un texte de l'auteur grec Hippocrate (en grec  : "ΑΡΚΑΙΗΣ ΙΗΤΡΙΚΗΣ"). Elle est parfois considérée comme une œuvre propre d'Hippocrate[1]. Ce livre nous informe sur les idées d'Hippocrate, sur les débats agitant l'époque, ainsi que sur les méthodes auxquelles on recourait dans ces débats.

Un texte polémique[modifier | modifier le code]

Le texte est dirigé contre des auteurs qui partant d'une hypothèse en font dériver une cause. Du temps d'Hippocrate, les médecins partaient de l'hypothèse que le corps humain contenait le chaud, ou le froid, ou le sec et l'humide, et en déduisait l'origine des maladies du chaud du sec du froid et de l'humide. Il contredit ce point de vue par 2 argumentations : d'abord particulière puis générale. Notamment il pense que la médecine ne peut s'appuyer sur des hypothèses, qui sont réservées aux choses non certaines (astres...).

La méthode d'Hippocrate[modifier | modifier le code]

Selon lui, la médecine doit s'appuyer sur des observations, des faits, ce qu'il nomme « la réalité » (qui ne se borne pas simplement à ce que chacun voit ou éprouve), elle doit en outre utiliser le raisonnement.

Le système d'Hippocrate[modifier | modifier le code]

Dans le corps humain, les humeurs se modifient et se lient ainsi à la maladie ou à la bonne santé du sujet. La maladie provient ainsi d'un déséquilibre entre les humeurs. Enfin, comme le remarque E. Littré dans sa traduction de 1861, « le temps étant une condition nécessaire du développement pathologique, il essaya de constater la règle des crises et des jours critiques. » Ce n'est selon lui pas une hypothèse, c'est-à-dire à son sens une construction de l'esprit, mais un raisonnement basé sur des observations.

Le style[modifier | modifier le code]

Le style a été assez loué par les commentateurs. Pour exemple, É. Littré dit « Le livre de l'Ancienne Médecine, si remarquable par la rectitude du jugement et par la profondeur des pensées, ne l'est pas moins par la beauté et l'excellence du style ; là la forme est en tout digne du fond. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Œuvres complètes d'Hippocrate, trad. Émile Littré, Paris, 1839-1861, 10 vol.