David Widhopff

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David Ossipovitch Widhopff.
L'Homme à la pipe.
Sculpture de Chana Orloff (1924).

David Ossipovitch Widhopff (en russe Давид Осипович Видгоф), né à Odessa (Empire russe) en 1867 et mort à Saint-Clair-sur-Epte (Val-d'Oise) en 1933 est un peintre, affichiste et caricaturiste français d'origine ukrainienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Académie impériale d'Odessa, il part pour Munich où il entre à l'Académie royale et devient élève de Max Herterich. Venu à Paris en août 1887, il entre à l'Académie Julian où il est l'élève de Tony Robert-Fleury et Jules Joseph Lefebvre. Il expose aux Salons de 1888, 1891 et 1893. Il voyage au Brésil et fonde une école des beaux-arts dans l'État du Pará. De retour à Paris, il vit à Montmartre et se lie avec Alfons Mucha et Léon Deschamps, directeur de la revue La Plume. Il rencontre aussi Hugues Delorme et Jules Roques au Courrier français, d'où naît une collaboration fructueuse pour l'illustration de l'hebdomadaire en compagnie entre autres de Willette. Il en devient le principal fournisseur de dessin et de portraits de personnalités des Arts et du Spectacle à partir de 1896. Il collabore aussi à la revue l'Assiette au beurre et à celle d'Ogoniok de Saint-Pétersbourg. Dessinateur, portraitiste du monde de la littérature, du théâtre, et du cirque, il est dans la même veine que Jean-Louis Forain,Théophile Alexandre Steinlen . Il peint aussi des paysages en Normandie, en Touraine, dans le midi. Il a illustré, notamment, les Récits et légendes bretonnes (1900) de Théodore Botrel [1].


Il est qualifié par ses amis d’Hercule " aussi puissant par l’âme que par le torse… qui a enchanté Paris par sa force, sa bonté son cœur inépuisable, son inépuisable talent… ayant le goût de la santé, de la puissance, des femmes… sa puissance n’empêche pas sa finesse ni son énormité sa grâce". [2] Il expose au Salon des Indépendants, au Salon d'automne, à celui des Tuileries. Selon le dictionnaire Bénézit : « Ce Russe du Sud fut un parfait Parisien du Nord : un Montmartrois de la belle époque, lié à la rive gauche seulement, si l'on peut dire ainsi, par ce Widhopff de pierre bellement taillé par Chana Orlof. Paysagiste, peintre de natures mortes, cet artiste a exécuté aussi des cartons de tapisserie pour les Gobelins et Beauvais. » En 1907, il se rend à Audresselles, où peignent ses collègues Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Carolus Duran et y réalise plusieurs paysages dont la Maison du douanier, (HPSD)32,5 x40,5 cm (cf vente Debacker du 30 avril 2011 lot 209)

Widhopff par lui-même, in le Courrier français, 1er mai 1904

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • Village et fenaison (huile, coll. particulière)
  • Estrella de los Rios affiche)
  • Les Voltigeurs, Les Phénomènes, Parade burlesque, L'Amazone, Boxeur luttant avec un kangourou (musée municipal de l'Évêché, Limoges)
  • Décoration du cirque-théâtre de Limoges, détruit en 1958 (1924)
  • Dessin sur papier-encre violette, dédicacé à Isaac Pavlovsky, représentant un couple de paysans russes marchant dans la campagne (musée du Louvre)
  • Sous - bois, huile sur toile, 63 X 46 cm, don du fils de l'artiste. Collection particulière de l'atelier Charles Despiau.

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Référence[modifier | modifier le code]

  1. Peintres russes en Bretagne, ouvrage collectif (R. N Antipova, Jean-Claude Marcadé, Dimitri Vicheney, Cyrille Makhroff, C. Boncenne, V. Brault, Ph. Le Stum, T. Mojenok, I. Obuchova-Zielinska, M. Vivier-Branthomme), Musée départemental breton à Quimper, Éditions Palentines, 2006, p. 122 à p. 123 (ISBN 2-911434-56-0)
  2. Marcel Lami, in le Courrier français, 1er mai 1904